EVANGELIQUE. DELUC
déterminées , afin de ne pas confondre entre elles les diverses périodes de l'histoire de la terre, divisées par de grands événements physiques, ni leurs durées respectiv! s, avec la durée totale depuis le commencement des opérations dont les monuments nous restent.
Faute de cette distinction, qui ne pouvait résulter que de plusieurs genres d'études, on n'a f;iit longtemps en géologie que des systèmes hasardés qui , se renversant les uns sur les autres, ont conduit bien des personnes à penser que cette science n'avait point de base fixe, et qu'on ne pouvait en attendre aucune lumière sur l'origine des nations. Mais ce jugement n'était pas moins prématuré que les systèmes dont je parle : car on aurait dû sentir que dans une science qui exigeait de rassembler un grand nombre de phénomènes de divers genres , et d'étudier la marche des causes physiques dans les opérations dont ils ont êlé ou sont encore les effets , les découvertes ne pouvaient être que lentes , et qu'il n'était pas raisonnable de décider à l'avance , à quoi elles pourraient conduire ; il fallait attendre avec patience les résultats de l'expérience et de l'observation, et les comparer avec soin, jusqu'à ce qu'ils pussent conduire à des conclusions certaines , quant aux événements arrivés sur la terre et à leurs époques; ce qui est enfin arrivé à l'égard de divers points essentiels.
Mais l'ensemble de ces résultats de divers genres d'études, est grand et compliqué; ce qui rendait nécessaire , pour introduire à sa connaissance ceux qui n'en sont pas instruits , ou ne le sont que superficiellement, d'en présenter les parties les plus essentielles sous des points de vue généraux , mais liés et précis, en indiquant les sources d'information, et ce qu'elles ont fourni de certain concernant l'histoire de la terre et ses rapports avec Ihistoire des hommes.
C'est là, monsieur, l'objet d'un petit ouvrage que je viens de faire imprimer à Brunswick , sous le litre d'Abrégé de principes et de faits concernant la cosmologie et la géologie, qui renferme ce coup d'œil général , accompagné de remarques sur les sources des erreurs dans lesquelles on est tombé en décidant trop tôt sur cet objet. Je ne pouvais sans doute présenter sous celte forme, que de simples propositions, mais il était nécessaire de les rassembler dans un seul tableau, pour montrer plus clairement leurs rapports entre elles et leur importance, en indiquant seulement les divers ouvrages où elles sont établies, afin qu'on puisse y avoir recours , et qu'on les examine, avant que de décider sur ce qu'on peut tirer de ces études à l'égard d'objets qui concernent tous les hommes , et dont on ne peut s'abstenir de traiter, sinon directement, du moins indireclemenl dans leur éducation. C'est pourquoi je me suis proposé d'offrir ce tribut aux savants , car c'est de leur part que je dois apprendre l'examen le plus scrupuleux, et je le désire, per-
HEUREUX EFFETS DU CHRISTIANISME
suadé que ce qu'on nomme communément les sciences, peut être ou très-utile, ou trèsnuisible aux homm<'S , suivant qu'elles renferment la vérité ou Terreur.
C'est dans ce dessein, monsieur, que je prends la liberté de vous envoyer vingt exemplaires de cet ouvrage , vous priant de
les distribuer aux membres de la société (1).
Uninswick, 7 sppteniljro 1803.
(1) ToiUcs les Icltros (loin j'ai accoinpagni les paquets (le celoiivrage envoyés aux différenls corps lillôraires, soiU semblables à celle-là, avec quelquesclifTéreiices seulerneirt clans riiitroduclion, suivant les circonslaiicos ; ainsi j'ai oU' veit un gi'antl champ à l'examen, car le nombre d'excuî piaircs que j'en ai ainsi distribués enlre les savants d'AlIc, magne, est d'environ six cents.
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