‹ Dâemonstrations âevangâeliquesChapitre 178 sur 202 · PROPOSITION VI · texte numérisé non relu

PROPOSITION VI

La sublimité des doctrines de Notre-Seigneur, et ta pureté de ses préceptes moraux appuient la croyance de sa mission divine.

On ne peut trouver nulle part d'instructions aussi importantes et de sentiments aussi nobles et aussi justes sur Dieu et la religion, que dans les écrits qui composent le Nouveau Testament.

Ils nous enseignent d'abord qu'il y a un Etre qui a créé toutes choses , et dont la sagesse, la justice et la bonté sont infinies; qu'il est le régulateur et le conservateur de ce monde qu'il a fait : que sa providence étend ses soins sur tous ses ouvrages; et qu'il prend plus particulièrement en considération la conduite des hommes et ce qui les conc<'rne.

Ils nous enseignent que nous devons adorer cet Etre suprême en esprit et en vérité ;

DEMONSTRATION ÉVANGÉLIQUE. PORTELS.

que l'aimer est le premier et le plus grand commandement , la source et le ressort de toute vertu. Ils nous enseignent d'une manière plus spéciale comment il faut le prier ; et à cet effet ils nous fournissent une formule appelée la Prière du Seigneur, qui est un modèle de piété calme et avouée par la raison, et qui, par sa brièveté, sa clarté, sa manière d'être accommodée à (ouïes les conditions, sa noblesse, sa solennité, et l'importance réelle des demandes qu'elle fait à Dieu, n'est égalée ou surpassée par aucune autre prière (1). l's nous apprennent en outre une chose que nous sentons tous être vraie, c'est que le cœur humain est faible et corrompu ; que l'homme est déchu de son innnocence originelle; qu'il a été relevé néanmoins jusqu'à la faveur de Dieu et la capacité d'être heureux, par la médiation , la mort et la satisfaction du Christ, qui a payé pour nous, qui est la voie, la vérité, la vie ; et qu'il sera assisté et secouru dans ses efforts imparfaits, pourvu qu'ils soient sincères, pour s'élever jusqu'à la sainteté , par l'influence de l'esprit de Dieu.

Ils nous assurent enfin que l'âme ne périt pas avec le corps, mais qu'elle doit passer après la mort dans un autre monde; que tout le genre humain sortira du tombeau et comparaîtra devant le tribunal du Christ, qui récompensera les bons et punira les méchants, conformément à ce qu'ils auront mérité, dans un état d'existence future et éternelle.

Ce sont là de grandes, d'intéressantes, d'importantes vérités, totalement inconnues ou connues d'une manière bien imparfaite jusqu'alors au monde. Et ces vérités font du moindre paysan de ce royaume un être bien plus profondément initié dans la nature de l'Etre suprême et les rapports qui existent entre lui et nous, que ne l'a jamais été aucun des Sages les plus fameux de l'Antiquité.

Les préceptes moraux de l'Evangile sont également excellents et supérieurs à toute autre règle de conduite.

Notre divin Maître a posé d'abord deux grands principes fondamentaux, aimer Dieu et aimer les hommes. Il en a déduit, suivant que s'offraient les occasions et que se présentaient les conjonctures , ce qui prêtait même une énergie et une force particulière à ses instructions, tous les principaux devoirs envers Dieu , notre prochain et nous-mêmes.

Quant à Dieu, il nous est ordonné de l'aimer, de le craindre, de l'adorer et de lui obéir; d'avoir toujours son souvenir devant nous; de faire tout ce que nous faisons pour sa gloire ; de chercher d'abord son royaume et la justice ; de nous résigner entièrement à sa sainte volonté, et de nous soumettre avec patience, joie et dévouement à tout ce qu'il nous envoie.

Quanta notre prochain, nous devons exercer envers lui les devoirs de la charité, de la justice , de l'équité et de la vérité : Nous devons l'aimer comme nous-mêmes, et faire

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