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HISTOIRE DE L'ÉTABLISSEMENT DU CHR1STL\N1SME
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iiipiil niicun pnrnii vous. J'altesle les dieux que j'(>uli:ig!i cos linmmos célclircis , lorsque je forme cette (Iftiiîtiide. Il y on a pliisietiis f.iri inférieurs à ces gr:in(ls capitaines , dont cliacun d'eux e-l ffirt :indes'ius de lotis ceux qui ont eu de l;i réiMitilicin pai mi les llclirciix, même pris eusemiiie {S. Cyrille, liv. Ml)
Les païens oppopaul leur prospérité cl leur puissance aux calamiiés et à la faiblesse des Juif-, dint Ils reeanlaj.'iil les clirélieiis cnnnnc une socic, en liraient mie preuve en fiveur de leur religimi.
Symm:iqiie f it parler lu ville de Home en ces leru'ies, daii-^ sa requête aux empereurs Valcnlinieu. Théndose et Arcadi; : Princes très-lions , pairiœ paires, respectez celle longiK! îuile d'aimées (pie je dois à ma religimi. Qu'il uie soil |crmis de piaUipier mes anciennes céréironies : je n'ai pas lien de me repentir d'y avoir été aliacliée jiisi]u'ici. Que je puisse vivre suivant mon ancien nsa^e , parce que je suis libre. C'est ma rel gion , c'est le culte que je rends aux dieux qui m'a soumis l'univers ; ce sont mes cérémonies sacrées qui ont repcuissé les Gaulois du ('apit<de, el Aiuiihal de mes murailles {Lctt.^i, lh<.\).
(90) Diagore, celui que l'on appelle l'athée, étant à Samoiliiace, un de ses amis lui montra plusieurs lahleaiix de gens qui avaient essuyé d'afl'rôu-<es lenipcies, et lui dit : Vous qui croyez que les dieux ne prennent aucun soin des liommes, ne voyez-vous pas par tant de lalileaiix comliien de personnes , par les vieux qu'ils ont laits aux dieux , ont échappé de la leinpêle , et sont lieiireuseinent :'.rrivés au )iorl ( De tu Nature des dieux, liv. lil. c. 57).
Tite live écrit que l'aul F.mile alla à Sicyone et à Argos , que de là il passa à Fipidaiiii^, illibtre par un Iteau temple d'Esculap;\ qui était alors enriclii des dons que les malades avaient consacrés à ce deu , comme une récompense des remèdes ((u'il leur avait indiqués pour recouvrer leur santé (Liv. XLV, c. 28). Ou voit dans le temple (l'Apollon, à Delphes, plusieurs riches présents que les princes et les peni-les y ont faits, qui servent de monnmeiits, tant de l.i magnilicence et de la leconn lissaïue de ceux qui y adressent leurs vœux, que des favorables réponses d'Apolhin [Justin, lir. XXiV, c. 6).
Le temple d'Ksciilape à Kpidanre était toujours plein de malades et de tablettes où étaient décrites les guérisoiis ohieinies dans ce temple. On voyait la mêiiie ehos<' à Tih; de Cos, et à Triée, ville de Thésfealie {Slrabon, liv. Y III).
« Le lalih'au sacré que j'ai attaché dans le temple de Neptune, l'ait voir à tout le monde que j'ai consacré à ce dieu de la mer mes habits euctu'e tout nioMiUés de mon naufrage [Horuce, liv. \, od. 3). »
« Déesse , secourez-moi à piéseni , car le giand nombre de tableaux dont vos lem|)!es ^onl remplis, inonlreiit que vous pouvez me guérir (Tibulle, liv. I,
On voit (h'S oreilles votives au second tome du guppléuienl de l'Antiquité expliquée, par D. de Monll'aiicmi, pag. 122.
(Dl) Les Gaulois, sous les ordres de Brennus, voulant s'emparer de Delphes pour piller les rieliesses dans les temples des dieux étaient remplis, couraient tête baissée à l'assaut, s:ins envisager le péril. Ceux de celte ville, au contiaire, se liant moins en lems forces qu'au secours des dieux, re|ioiissaieut l'ennemi avec un généreux mépris , et renversaient du liant eu bas de la montagne les G.'ulois. Dans le temps que l'on couibailail ainsi de paît et d'autre , on vil tout d'un coup courir vers les premiers retranchements les sa( rilieateurs et les ariispices de loiis ' les temples , ayant les cheveux é{»ars, portant les marques de leur dignité , revêtus de leurs habits saceidoiaux, et cmnine hors d'eux-mêmes, triant à haute voix qu'.Vpollon était venu à leur secours, qu'ils l'avaient vu se glissant dans le temple par l'ou-
verture de la voftie ; que pendant qu'ils pria. ont cette divinité de les assister, ils avaient vu venir à eux un jeune homme d'une beanié plus (in'humaiiic, accompagné de deux jeunes filles armées qui 'îorlaieni des deux prochains temples de Diane et de MiiKTve; que leurs yeux n'avaient pas été les seuls témoins de ce prodige , mais qu'ils avaient entendu le binil de leurs arcs; qu'ils !es conjuraient donc, pendant qu'ils avaient les dieux à leur tête, de ne pas diflcrer de mettre les ennemis en dénuile, et de partager avec eux riionneur de la victoire. Ce discours ayant rcduiblé l'ardeur des habilants de Del plies . ils marchèrent tous à l'eiivi au conibil : ils furent bientôt convaincus de la prése ce d'Apollon ; car une partie de la montagne se délach;iul par un iremblemeut de terre, accabla l'arméiî ennemie : cet accident fui suivi iriiiie violente temiiôte, qui acheva, par la grêle el par un froid extrême, de tuer ceux (]ni avaient été blessés. Brennus, chef de celle en- Irepiisc, y périt nKillieureiisement ; car, ne pouvant plus snpporier la violente douleur de ses plaies, il se tua d'un coup de poignard. Les auteurs de celte guerre impie étant ainsi chàiiés, un des ofliciers généraux qui restait, sortit promptement de la Grèce avec dix mille blessé- ; mais la destinée de ces fuyards n'en fut pas jibis heureuse : la frayeur où ils étaient ne leur permellail pas de se reposer la nuit à ciuiverl, et le ionr se passait dans les travaux el les dangers ; les pluies, la gelée, la neige, la faim, la lassiliide et les veilles con'iniielles, aceahlaieul les iniséiables ilébris de celle armée formidable, qui peu anp.r^iviint présumait tant de ses forces, qu'elle semblait disputer de la puissance avec les dieux ; il n'en resta pas un seul pur poiler en son pays la nouvelle d'une si grande défaite (Justin, Hiit.,liv. XXiV, ch 8).
La ville de Mih-t ayant été prise par Alexandre , ses soldats voulant piller le temple de Cérès . furent avenglés par une llamnio qui en sortit ( Valère Sluxiiiie. liv. I, c. \),
l'yrriiiis enleva les irésors du temple de Proserpioc, à Loii'es; mais il en fui bien puni par cette déesse. Elle lit élever une furieuse tempête, qui, ajirès avoir fort maltraité sa floUe, chassa sur le rivage de celle ville lois les vaisse;inx où il y avait ila Cttl argent sa(ré,qui, par ce moyen, fut rapporté dans sou temple (Ibid.).
Appiiis, censeur romain, fut frappé d'aveuglement pour avoir conseillé à l'illustre famille des Potiiiens de se décharger sur des esclaves des fonctions «lu sacerdoce d'ileicule . qui éiaient pour elle un litre héréditaire. Celte même famille ne fut pas moins cliâtié' pour avoir suivi ce cons(ûl ; car, ipioiqu'elle eûl douze branches, elle fut éleinle , lous ceux qui avaient aiieini l'âge de pubené, ;iu nombre de trente, étanl mfU'lsdaus l'année (Tite Live, déc. I, liv. IX). Le panégyriste de Coiistanliii parle d'un temple d'Apolbui où les parjures étaient punis d'une manière nierveillense. A;)o//o iwster . CKJus ''erveuiibus aquis perjnria pnuiuutur (Paiieijyrici veieres. p- 215). Libanins, pour inspirer la crainie des dieux, raconte celle histoire, qu'il assure être arrivée de son temps. Un homme en lialie ayant pris un grand sanglier, dit eu lui même : La tête de cette bête ne sera pas pour Diane, mais pour moi qui ai eu la peine de la prendre. Dans celle pensée, il s'emlormil sous l'arbre auquel, il avait attaché la têie du sanglier. Pendant son sommeil, le lien qui tenait cette léie s'étant rompu , elle lomba sur sa poitrine, ei tua ce c'a-senr qui s'était insolemment préleré à la déesse (Liban., l. Il, dise. 52, p. 668).
^92) Une vestle, nommée Tuccia, accusée f^nissemeiit d'avoir violé sa virginité, dein.mda qu'on lui permît de se jusiilier. Alors s'adressani à Ves a : Déesse, lui dit-elb^, si je n'ai jamais pmié sur voire autel que des mains pures, faites (jue je puise de l'eau avec ce crible, et que je la porte jusque dans
DÉMONSTRATION ÉVANGËLIQUE. BULLET.
voire temple. Les vœux de cette vrsiale furent écoutés; elle porta ce crible plein d'eau sans qu'il en tombal une goutte. {Valère Maxime, L. Vlli, c. \).
Le vaisseau dans lequel on irausportait la statue de Cyliole à Rome parle Tibre, s'arrèlM tout d'un coup sans qu'unie yiii laire avniiccr. Due vestale, nommée Claudia , accusée du mênie crime que celle dont ou vient de parler, s'offrit de faire avaucc" re vaisseau , pour preuve de son inincence ; s'éiaut uiise en prières pour demander justice à la déesse , elle prit s:i ceiniiue, ratlaclia au vaisseau, et le tira sans aucun effort.
Supplicis, aima, tuse, genilrix fecunda deorum,
Accipe siil) corla coudilioue preces.
Casta nrgor, si tu damnas, nioruisse f:itebor,
Morte liiani pœiias, jndlco, vicia dea.
Sed, si cririien abest, tii noslrse pigiiora vitse
Re (labis : et caslascaMa sequere manus. Dixil; et exiguo funem conaniine Iraxit.
Mira sed et sciL'iia leslilicaia loquor. Mola dea esi, se((uilurqiie ducetn laudalque sequendo.
Index laetiliie ferlur ad asira sonus.
(Ovide, Fnsl., l. IV, v. 319 à 328.)
Dans le combat que A. Posiliumius livra aux Tusculaiis prés le lac Résilie on vit à la lêle des troupes romaines Castor et Pollux , sous la (ii,'ure de deux jeimes cavaliers, qui lireiit pencher du côté des Roin:iius la victoire , ([ui avait toujours été douliMise jusqu'au moment de leur apparition. ( Valère Maxime, L. I, c. 8).
Peudanlque Paul Emile faisait la guerre à Persée , dernier roi de Macédoine, un préfet de Réati, nommé P. Yaliuius, allant de nuii à lîome, vil deux jeoiies hoiiiuies, monté- sur des cbevaux blaïus, qui lui dirent que Paid Emile avait dél'ait ce priuee le jour précédent. Vatinius ayant donné avis au sénat de cette apparition , fut Ir.iilé d'imposteur, et mis eu jtrison sui-le champ. Mais iiuel(|nes jours après, nu courrier ayant rapporté la nouvelle de la défaite de Per-ée , qui était arrivée le jour que l'avait dit Vatiniu^, nonseuleiriettt on le mit en bberté, mais on lui fit des présents, et l«^ sénat l'exertrpta de toul<; Charge. On comtut que Castor et Pollux avaient favorisé li!s armes romaines, parce qu'on les vit alors faire baigner leurs chevaux toitl suants dans le lac de Juturite, Ou leur bâtit mi temple prés de la fontaine. (Ibid.)
Tonte la Sicile voit avec étonttemetrt ce qui arrive lorsqir'oit honore Cérès d'Enna, soit en puldic , soit en paiticit ier ; car la puissance de cette déesse se maitifeste souvent par quantité de prodiges, et plusieurs personnes en ont reçu un prompt secottrs dans toits les cas où ils ont eu recours à elle. {Ucêron , contre Verrèn, dite. i).
La statue de Cérés qu'on adore à Enna était telle, que, quand on la regar dait , on s'imaginait voir Céiès elle-même, ou tout au nroins sa représentation, ou une ligtrre qui n'avait point été laite par la ntain des hommes , mais qui leur avait été envoyée du ciel. (Idem, ibidem)
On lit dans une table de cuivre plusieurs guérisons faites par hsculape, en ces termes :
Ces jours passés , Esculapo avertit par révélation urr noiuuié Caius, aveiri^le, de venir devant le saint autel, de s'y prosterner, et de l'adorer , de passer ensuite de la droite i\ la gauche, de poser les cinq doigis sur l'autcd , de lever la main et d(ï la mettre sitr ses yeux : il rticouvra d'abord la vire en présence dir petrple, (|iri lénroigira de la joie de ce qu'il se faisait (le si grands miracles sous l'empereirr Antnnin.
I-e même dieir arerirt Lucirrs, attaqué d'tme phnirésie, et dé.-'Cspéré de tout le monde, de venir' prendre, d(! son triple! autel, de la cendre , de la mêler avec du vin, et de l'appluiuer sur sou côié. 11 recouvra la santé, et vint pul)li(|ucuicnl rendre grâces à Msculape. Le peuple s'en réjouit avec lui.
Le dieu Esculape avertit Julien, malade d'un voitiissenieui de sang, et hors d'espérance de guérison,
d'aller prendre , de son triple autel , des grains de pommes de pin , et d'en mander avec du miel pendant trois jours. l\ en guérit, cl vint publiquement en rettdre grâces.
Il avertit aussi Valérius Aper, soldai averrgle , de verrir, de prendre du sang d'un co(| blanc, de le mêler avec du miel, d'en faire irn coHyr-e, et de s'en frotter les yeux ]tendaiit trois jours ; il recouvra la vue, et vint publiqrrrment en rendre grâces à Esrnlape. {Dana Gruicr, p. 71).
Elien rapporte trois différentes gtiérison? merveilleuses opérées par le dieu Sérapis. (Elien, Hist. des Animaux, L II, c. M et 35).
Sérapis était religieitsement honoré à Cauope en Epyple Les personnes les plus considérables du pays avaient une pleine confiance en sou pouvoir, et ils allaient dormir dans son temple afin d'apprendre des remèdes pour leurs maladies, ou pour celles de leurs amis II y a là des iiersonnes qui mettent par écrit les gitcrisons merveilleuses qu'opéra ,ce dieu. (Slra^ bon, L. 17).
L'empereur Marc-Anlonin, dans le premier livre de SCS Réflexions morales, eriti(! les autres bienfaits qu'il dit avoir reçus de ses dieux , marque le soin qu'ils prenaient de lui enseigner eu songe des remèdes pour ses maladies.
Partout, on du moins en plusieurs endroits, il so faisait des miracles. Celse écrit ([u'Esculape guérissait les malades, et proimnçait des oracles dans torttes les villes qui liti étiient consacrées , comme Tricea , Epidanie , Cos , Pergame. Il parle encore d'Arisiée le proconésien, d'un certain Clazoménicn , et de Cléoniede d'Astypale , qiri opéraient aussi des merveilles. (Dans Ongene, L. Ill, ii. 3).
Celse dit qir'Esculape a été et est encore vu de plusieurs , tant Grecs qrre barbares , guérissant les malades, accord:int îles bienfaits, prédisant l'avenir. (Dans Oriqène, L. III, n. 24).
Voyez le Plutusd'Aristophane, acte II, scène 3, et acte Itl, scène 2.
Celse dit (lue les païens appuient leur religion par plusieurs preuves évidentes tirées , soit des opérations extraordinaires des esprits on génies . soit des oracles et des prédictions de tout genre. (Dans Oriijène, L. VIII, «.48).
Il dit encore que les Egyptiens guérissent les maladies par l'invocation des dieux. (Dans Origène , L. Vlll, n. 5îs).
Les idolâtres prouvaient leur religion par les prodiges des dieux , et demandaierrt ensuite : comment abandonner nue religion si ancienne , si utile et si salutaire ! Intende templis ac delubris deorum quibus romana civitas et protcgitur et ornaliir : mugis sunt auqusla numinibus inculis , prœsenlibus , inquitinis , (juam cullus insignibun et muneribus onulenla. Inde adeo pleni et mi.vli deo vates fntura prœcinuni , dont caulelum periodis , morbis medrlam , spem af/lictis , opem miseris , sulaiinm calamitntibus , liiboribns levamenium. Etiam per quielem deos vidcnnis, audimus , agnoscimus... Itaque... neminem fero tnnia atiduciu... qui liane religionem tamvetnslam, tant ulilem, Inm salubrem dissolvere, aut infunwre iiilalur. (Cécilius, dans Minutius Félix, p. 18 et 19).
.Iamblii|iie assure qu'Escnlape apparaît en songe, et guérit les malades ; qiril s'était fait et se faisait encore tant de choses extraordinaires en cette nuy iiicre , que cela surpassait loin ce qu'il en pouvait dire, (Livre des Mystères, sect. III, c. 3).
Alliéir.igore introduit dans son Apologie les empereurs Maic-Aurèle et Luce Vère, lui faisant celte objeciion : Vous nous direz, si ceux à ([iii nous érigeons des simulacres ne sont pas des dieux, jiourqiioi ces siianlacies ont-ils tant de puissance? car il n'est (las vraisemblable que des statues inanimées et immobiles puissent (piehpie chose par elles-iiiéuies et sans le secours d'aucun agent. Nous-mêmes , répond Athénagore , nous ne nions pas que dans cer-
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HISTOIRK DE L'ÉTABLISSEMENT DU CHRISTIANISME
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tains lieux , dans certaines villes , parmi certains peuples, il ne s'opère des merveilles sous le nom de ces idoles. (N. 25).
Les païens di>ent dans Arnnbe, que leurs dieux cm jiuéii plusieurs niahuli's. Sed fruslra, wqnU nescio qiiis, Imtiuiu arrogas Clirislo, cnm sœi'C atios seinmus, et scinmus deos , lubovanlibns plurimis dédisse niedidnas, ei mullorum liominum tnorbos, vuleludinesque curasse. (P. 53 et 53).
Le consulaire Marlieii dit à saint Arliate, qu'il sacrilie à iVimllon, noire sauveur, qui ('li:isse la (nim et la peste. Hespoiulil Aclmùus : Qui siml dit qitibus sacri/tciire me prcecipis ? iinrtitmus ait : ApuUiiii servalori nostro , {amis et petilileniiœ depnlsori. (Actes de S. Achata, dans la coll. de D. Ruinait, p. 14-0).
Le pméiTyrisie de Maximien dit (pie cet empereur avait onliHidu Hercule dans son somuu'il, (jui l'iissu— rail que c'éiaii p.ir sou secours qu'il :ivait remporlé la victoire. Ab ipso andivit Hercule per quietent, illius ope victoriam contigisse. (Panegtjriii veteres, p. 254). Julien parle auisi : L'inspiraiion divine ne se communique qu'à un petit nombre d'hommes , et rarement ; cliacnu ne peut pas facilement y avoir part, ni en loui temps ; c'est pnurqimi elle a cessé chez les Hélireiix, et elle ne continiK; plus chez les Egyptiens. 11 paraît par là que les divins oracles sont sujets aux vicissitudes du temps ; ce (pie Jupiter counaissant, lui i;ui iiime les hommes, pour que nous ne fussions p;is privés de tout commerce avec les dieux, il noiisa diiniié la science des arts sacrés, par lesquels il nous accorde les secours nécessaires à nos liesoiiis. (S. Cyrille, L. G).
Juiieu voyant que presque tous les oracles des dieux avaient cessé de son temps , crut qu'il fallait chercher quelipraiiire appui au paganisme; c'est ponr(pmi il dit i( i que Jupiter, pour suppléer à ce déi'aui, avait donné aux hoinmes la comiai^s^mce des arts sacrés , par lescpuils ils étaient eu commerce avec les ilieux : (''est ainsi que ce pi inee appelle les dieux : c'est :unsi (]'ie ce prince appelle les aits magiques, (pi'il honorait, de même (|ue les pliilosophes ses amis, (pii en laisaieut usage;, du nom de Tiiéuigie. Le même prince dit qu'Esculaiie guérit les maladies du corps, et (ju'tl l'a souvent guéri lui-même (Dins aini Ctjrtlle, l. VII).
Lihaniiis d t qu'Apoll n guérissait toutes sortes de maladies dans le temple de Daphné (Lament, sur fine, du temple de Dupli. t. II, pag. 186).
Lihaniin dit à Julien : Vous été? dans une si grande faïuiiiariié avec les dieux , (pie non-seulement ils agréent vos sacrifices, ils vous font connaître les choses cachées par le vol des oiseaux et les entrailles des victimes, ils vous ;iccordent le don de prédire l'avenir, m;iis encore vous recevez d'eux tous les bons offices que les honmics se rendent entre eux. Il vous éveillent en vous pdiissanl de la inaiii ; ils vous décmivreiil les emliùches qu'on vous dresse; ils vous indiquent les (iccasions l'avorahles de coml)atlre, les endroits nù vous devez camper, les maichos que vous devez faire ; vous seul avez vu les dieux ; c'est h vous seul qu'il a été donné de les entendre ; eu sorte cpie vous pouvez dire: Minerve me parle à présent, Jupiter me parle à cette heure; j'entends à ce moment la voix d'Apollon, d'Hercule, de Pan, de tous les dieux et de toutes les déesses {Ambassade de Libanius à Julien, l , H, p. 157).
Lihanius dit que Julien fui mis, par les peuples au rang des dieux après sa mon, et qu'il avait exaucé une personne qui lui demandait une grâce (Orais. fun de Julien, t. II, p. 330).
M.ixime de Ma.lanre écrit à saint Augustin eu ces tenues: Une vérité vi^ible, et dont ou ne saurait disconvenir, c'est que la place publi(pie de n^tre vilie esi h ibitée par nu grand ncmj^ire de divinités dont neiis le-senons le secours et l'assistance {Lettre 16, piirmi celles de saint Augustin).
Tous reconnaissent "que les dieux secourent les
mortels; c'est par cette raisoii que les liommos les ont lumorés, et leur ont érigé, soit en public, soit en particulier, des monumenls de leur reconnaissance, selon les bienfaits qu'ils en avaient reçus {Maxime de Tyr, dissert. 58).
Voyez les col. /lOS, i09.
Les auteurs chrétiens ont eux -mêmes reconnu les merveilles et les (uacles des taux dieux.
Examinez donc, (lit Teitnnien, si la divinité du Christ est véritable ; si c'est elle qui réforme les moeurs de ceux qui la co'inaissenl, il faut que toute autre divinité qui lui est opposée soit nécessairement fausse, surlmit celle qui, cachée sons les noms et les images de certains morts, ne pi'ut donner d'autres preuves de sa vérité que quelques miracles, quebpies prodiges et qiiebpn's oracles (Apol. n. 21).
Les démons, dit Octavins dans Mimicius Félix, ces esprits impurs, se cachent sous les statues et les images qui leur sont consacrées. Ils se l'ont regarder comme tles dieux, et rendent les oracles en inspirant les devins, en demeurant dans le> temples, en faisant mouvoir les entrailles des animaux, en réglant le vol des oiseaux, en dirigeant les sorts, ainsi que les mages, les philosophes et Plaion, l'unt fait voir.... Ce sont eux qui avertirent eu songe un homme du peuple, (|u'il fallait réitérer les jeux de Jupiter, parce que ce dieu n'était pas content de ceux que l'on avait célébrés; ce sont eux qui firent paraîlj-e Castor et Polliix avec d(!S chevaux ; ce sont eux ipii poussèrent le vais- S(=au que la vestale parut tirer seule avec sa ceinture {Page A-Il).
Ces esprits, dit saint Cyprien, se cachent dans les statues et dans les images (|ui leur sont consacrées, ce sont eux qui inspneui les devins, qui font mouvoir les entrailles des animaux, qui lègleni le vol des oiseaux, qui dirigent les sorts, qui rendent les oracles {De idoloruni Vanitate, p. 14).
Il ne fiut plus, dit Eusèbe, regarder comme des dieux des hommes morts, des statues (pii n'entendent point, ni les mauvais démons qui opèrent dans elles (Prép. cvang , /. I, 1 c. 4).
Voyez la preuve 48.
(93) Les orarles et les prodiges des fausses divinités ne cessèrent point à la naissance de Jésus- Christ. Dieu voulut on permettre la conlinnalioii p(uidant quelques siéclei, afin que les hommes connus>-enl mieux la force du bras tout-puissant qui triomphait de l'idolâtrie, quoique appuyée de tous ces secours.
Gerinanicus alla à Colophone, pour y consulter l'oracle d'Apolhm de Claros. Ce n'est pas une femme (pii rend là les oracles, comme à Delphes; mais on choi>it un ptêire dans certaines familles, et le plus S(uiveni à Milel. Il prend le nombre et le nom des assistants; et, retiré dans une grotte, il boit de 1 eau de la fontaine mystérieuse, et rend ses réponses en vers, sur les choses (pi'on a dans l'esprit, quoique l'ort souvent il soit très-ignorant dans les lettres et la poésie (Annales de Tacite, l. Il, c. 24).
Tibère s'efl'oiça de ruiner les oracles qui étaient près de Kome ; mais il fut épouvanté par la merveille qui arriva aux sorts de Préneste : car, les ayant fait p(trter à Rome dans un coffre bien scellé, il ne trouva rien dans ce coffre qu'après qu'il l'eili fait rapporter dans le temple (Suétone, Vie de Tibère, c. 62). Après que l'oracle d'Apolhm de Delphes eut lépondu à Néron qu'il se donnât de garde de l'année 75, no songeant pointa l'âge de Galba il se persuada telleineul que c'était le terme de sa vie, qu'il conçut une si forte assurance, non-seulement de parvenir à la vieillesse, mais encore d'être toujours parfaitement heureux, qu'ayant perdu dans un naulrage des choses d'un grand prix, il fut assez vain pour dire à ses amisipie les poissons les lui rapporteraient {Suétone, Vie de Néron, c. 40).
Vespasicn consultant l'oracle du dieu Carmel, dans la Judée, en eut une réponse si favorable, qu'elle Igi
DÉMONSTRATION ÉVANCÉLIQUE. BULLET,
promit un succès heureux pour tous ses projets, 0' ( Ique grnnds qu'ils pussent être {Siiéione, Vie de Vrspiisien, c. 5).
!-'■ tnêiiie einporeur consulta Ip dieu Séianis, à Ali xnndiio, liiucliaiil S(in emiiiie. Allior indu Vespaaiiiitii cupido adeuiidi sacrum si'driii, ut .':tiper rébus imperii rousulerel {Taciie, Hist , /. IV, c. 82).
Tilc élniii nié cou^nltcr l'orncle de Vénus de Pnphns, toiicli;ii)l !e succès de s.i navigation, on reçut une réponse (|ui conlitnia respérance qu'il avait d(! I arvenir à l'empire {Si,é^O)ie, Vie de Tile, c K).
Apollonius de Tliyanea \éf\i jns(|u'a|irès la ninitde noniiiioii. l'Iiilosir.iie, ipii a écrit sa vie, parle ain<i : Vous pouvez voir l'Apollon de n.'l|ili«s. illustre par les oracles (pi'il rend au milieu de la Grèce; il répond à ceux qui le consnllenl, comme vous le savez vous même, en peu de paroli's, et sans acconipaunor Ra réponse de proili<îes, (|uoiqu'il lui snii fort ai>é de faire irendder le Parnasse, d'arrêter le cours de (!épliise, et de cliaiifier les eaux di; Castalie en vin. Il vous dit simpleinent la vérité, et ne s'amuse point à
faire une montre inniile de son pouvoir Apollonius
visiia ions les oracles de la Grèce, et celui de Dodoiie, et celui de Delphes, et celui d'Ani|ihiarns, etc. (L. IV, c. 8).
Tr.ijan ayant pri-; le dessein d'aller attaquer les l'artlies, on le pria de cousidler l'iu-acle de la ville d'iieliopolis. ani|nei il ne lallail envoyer qu'iui liillet cnclieté. Ge prince, qui ne se fi:iii point irop aux oracles, voulut anp.'iiavant éi)rnuvei' celui-là II y envoya un lullel caclu'ié où il n'y avait rien : on lui em-nvoya aulaiil. Trajan, convaincu de la divini é de l'oraclt^ envoya une seconde l'ois un lùllel cachelé, par leipiel il demandait au liieu s'il relmunerait à Uorne, après avoir mis (in .à la guerre qu'd entreprenait. I.e dieu oiiloinia (pie l'on prit une vii;nequi était un(; des offrandes de son temple, (pi'on la nu't en morceaux, et (ju'on la portai à Trajan. L'événement, dit .Maerohe qu: rapporte cette liisluire, fut parfaiiemeni cmifnrine à cet oracle ; car Tr:ij.in mourus à cette guerre, el (ui r.ippoiia à Home ses os (pii avaient éic repréiemés parla vigne rompue [ilacrobe Salurii., l. I, c. -Z).
I)ion Gliry-dsiomi', (jui vivait sous l'empire d'Adiicn, dit (pi'il considla l'oracle de Delphes [Disc- de la fuite onde l'exU).
Sous les Autoirm-;, un prêtre de Thyane alla demaiid(;r :in faux prophète Alexandre, si les oracles qui se nnidaienl à Didyme. à Claros et à nel|)lies, étaient véiiiablemeui des réponses d'Apollon (Lucien dans le l'nux prophète).
Après les Anlonin«, trois empereurs se disputèrent l'empiie Sévcrus Sepiimus, Pescemiius N .i;er', (^lodius ."Mhinns, Ou consulta !)el|)lies, dilSpirtieu, pour savoir 'equeldes trois la répuldiipie devait souhaiter, CI l'or^icle répondit par nu seul vers: Le noir e> t le meilleur. l'.Mricain est le lion, le blanc est le pire. J'.ir le noir, ou enlendil Pe-cennius Niger ; |)ar l'Africain, Sé>cie qui et. lit d'Alrii|ue, et par le hianc, Clodius Alliinns. Ou diunanda ensuite (pii demeurerail le maîue de l'empire ; et il fui lépoiidn : Ou versera le sang du blanc (!l du noir, l'Africiiii gouvernera le nM)nde. On demanda encore c bien de
temps il gouvernerait, el il fut réondu: Il moulera Sni' la mer d'Italie avec vin;il vaisseauv, si ce|ieudan; nu vaisseau peut traver^er la mer ; par oii l'on enlendil que Sé'ére régnerait vingt ans (Spurtieii, Vie de l^esceniiius î^iger).
Gar.icalla coiibultail tous les oracles (llérodien , l. IV).
Dion, qui ne finit son Histoire qu'à la huitième année il'A'exandre Sévèr<', nous app end (liv. 41) qu'il y avait dans la ville d'A|»oll<une un or.icle où l'avenir se déclarait par la manière dont le feu prenait Si i'encen> ipi'on jelait sur l'autel (L. XLl).
lin (lieu, nommé Besa, rendait encore des oracles sur des billels à Abyde, dans l'extiéinilé de la Thébaide, sons l'empire de Coiistaulius; car on «nvoya
à cet empereur des billets qui avaient été I.'^i.^sés dans le temple de Besa, sur lesquels il commença à faire des iiirormations lrès-rig(uireuses, ci jeta d;ins. les prisons, on envoya en exil, ou fil lonrmen er cruellement, un assez grand noudu-e de personnes G'esl que sur ces billets (ui consultait le dieu sur la destinée de renqiire, ou sur la dnré(! que devait avoir le lèL'ne de Consiantius, ou même sur le succès do qiiehpie dessein (pie l'on formait contre U\\ (Ammien Maro'llii,, l IX. c. 11).
Libanins. dans l'oiaison funèbre de Julien, parle d'un soldii, qui, plein de l'esprit d'Apollon, prédisait l'avenir (T. 11. p. .583).
Gelseo|)pose les oracles des dieux aux prophéties. Les clirétiens, dit-il, n'ont aucun égard aux oracles qui ont é é rendus par la Pyihie, par' Jupiter Ammon, à Dodoiie, à (^llaros, par "les Branchides el par six cenis autres prophètes, quoique ce soit sur la Un de ces oracles qu'on a conduit des colonies dans toute l.a lerre ; et ils regardent comme admirable et iinmnahle ce qui a été dii ou n'a pas élé dit dans la Judée, et ce qui se dit encore à pré-ent dans la l'hénicie et dans la Palestine (Dans Origèiie t. VII u. 5).
Il dit ailleurs : Qu'est il besoin de ; arler des oracles que les prophètes et les prophéiesses inspirés des dieux uni rendus? (^oinhien de choses merveilleuses n'oiit-ils pns lait cnteudie, combien de ch'>ses n'ontils pas découvertes à ceux qui offraient des viciimes? Par combien de prodiges n'onl-ils pa>-. l'ail connaître que les diviniiés étaient présentes dans leurs lemph^s ? il y en a même (piel(pie.s-un> à qui les dieux se sont fait voir. Toute la ville est pleine de ces exemples. Combien de villes (uit élé bâties par l'ordre d(;8 or:icles ? Combien qui ont élé délivrées d(îs luahidies et de la f.imiiK! par les avii (pi'elles en ont rt'Çus? Combien y en a-l-il (|ui ont péri pour les avoir négligés ? Combien di; colonies ont été conduites cl sont devenues florissanics pour les avoir (';conl(>s'/ Combien de piinces et de particuliers ont éprouvé uuo bonne ou une mauvaise fortune, selon le lespecl qu'ils ont eu juMir eux, ou le méprisqu'ilseii oui fail? Combien oui (ihteiiii des enfants ? Ciuiibien ont élé soustraits a la Colère des dénnuis ? Coinhieu ont leconv-é les membres qu'ils avaient perdus, par les avisipi'ils ont reçus des oracles? Combien ont élé punis de leur irrévérence envers les temples, les nus tomh ml en dénnnice, les autres éiaiit forcés d'avouer leurs crimes, les autres se donnant la mon, les autres étant frap|)é» de maladies incurables' Il y en a eu ans>i (pu ont été mis à mon par une voix terribh! qui sortait des sancliiaires ff>(ïHS Uriijène, l VIII, »i. 4o).
M. Van Da'e a mis en neuve sa vaste érudition, et M. de Fonlenelle les ciiaiim^s de son style, pmir prouver ipie les oracles des dieux n'éiaient (pie des fonrlH!ries de leurs prêtres Ji- ne sais s'ils (Uit persnailé ce paradoxt! à bien du monde Quoi iju'il eu soii, il me suffit (pie ces oracles .lienl éié cmnmunéinent crus divins par les païens, el (pie, par cette r.pison, ils les aient regardés comme u i des plus fermes appuis (le le ^r religion. Je dis la nièrne ( hose des prodiges opéiés par les dieux : vrais ou faux, dès (pi'ils étaieiii crus, ils produisaient le inêiiie eUet. Que telle ait été la croyance coiumuue des parus, c'est de (j'ioi ['(ui ne peiii douter.
Jamais, dit Cicéron, l'oracle de Delphes ne fut devenu si célèbre, cl j nuais tous les peuples et Ioun lep rois n'y eussent envoyé laiii de présents, si tous l(;s siècles n'eusseul expérimenté la vérité de ses répiuises (De lu Divination, 1. 1, c. i'J).
Ou voit dans le lemple de Delphes plusieurs riclies présents (pie les princes el les peuples y (uit faits, (pii servent de mouuhi<uils. tant de la magnificence et tit la reconnaissance de ceux (lui y adressent leurs vœux, que de favorables réponses d'Apollon [Justin, I.WIS, c. C).
P.iiisanias, dans ses Phociques, emploie la plus grande partie de ce livre à décrire les riches présenis
HISTOIRE DE L'Ê'IABLISSEMENT DU CHRISTIANISME
MS
qui élaicnt encore de son temps dans le lemple de DeUihes.
(94) U y avait aiiprèsdeTliyaiie, cnCappadoce, une fouiaiue consacrée à Jiipiler, qui servail à coiiiiaîlre les parjures. Ceux dont les serments éiaieul véritables, en biiviint de ses eaux, les trouvaient douces au goût : ceux au contraire qui faisaient de faux serments après en avoir bu , éiaient sur-le-champ couverts de pusmles et d'abcès, et ^e trouvaient les yeux, les mains ei les pieils t-aisis de telle sorte qu'ils ne pouv;.ienl s'élnijiner de la lonlaine ; en sorte que par là ils étaient forcés d'avouer leur parjure (Pltdosir., M>(/'A;jo//., /. I, c-G).
Dans un lieu nommé Apbaca, qui est entre Hieliopolis et Binlos, était un temple de Vénus, auprès duquel il y av^it un éiaug qui resscnd)lait à une citerne. Près du temple, et dans les endroits vni-ins, on voit un leu semblable à une lampe ou à un globe; toutes les fois que l'on s'y assendde aux jours qui sont marqués pour cela. Ce prodige a duré jus(prà noire temps , du Zozime, qui écrivait sur la lin du quatrième siècle. Tous ceux qui se irouvaieni à cette assemblée, apportaieni en dons à Vénus, desouvrages d'or ou d'argent, des toiles de lin ou de byssiis ou de queli|ue auire matière précieuse; ils jetaieni ces oirrandes dans le lac : si elles éiaieut agréables a la déesse, les toiles allaient au fond de 1'. au, de iiièine que les ouvrages de métd ; si, au coniraire, elles ne lui plaisaient pas, les ouvrages de métal, de inènic que les toiles, nageaieiu au-de.ssns de l'eau. Los Faimyrémeiis s'étani a-semblés en ce lieu le jour de la fêle, l'année qui précéda la mine de leur Etal, tous les dons dor, d'aigenl, ou de tode, qu'ils jelèrent dans l'étang en riionm-ur de la déesse, alièi eut au fond; mais l''aniiée suivante, qui fut celle de la chute de leur empire, tous leurs dons nagèrem sur l'eau, l'ar ce signe, Vénus marquait ce qui devait arriver. La déesse continua d'o|iéier le nièine pr dii^e en faveur des Romains, pendant lout le iein|is qu'ils nionorèreni d'un culte rt-ligieux {Zozime,L 1).
(!)5) Voyez le Flutus d'Arisiophaiie , acte III ,