‹ Dâemonstrations âevangâeliquesChapitre 59 sur 202 · BENEMERENTES CUM LACRVMIS ET METU POSUERUNT ID. VI · texte numérisé non relu

BENEMERENTES CUM LACRVMIS ET METU POSUERUNT ID. VI

(Aiingki, Roma sublerranea, l. III, c. 22. j

(116) D'autres païens, en parlant de ceux qu'ils connaissaient , avant d'èlre chrétiens , pour des lioinines perdus de lépuiation, de crimes et de débanclies, font leur éloge en disant ce qu'ils étaient autrefois ; et la haine qui les aveugle les torce à leur donner leurs suffrages. Qn'esl-ce que c'était que cette femme ! disent ils : y en eui-il jamais une plus libre et une plus hardie ! Qu'est-ce que c'était que ce jeune bomme! personne a-i-il jamais été plus adonné au jeu Cl aux femmes! et les voilà chrétiens. iS'estce

pas imputer le changement de leurs mœurs au nom qu'ils portent? (Terlutlien, Apol., n. 5.)

Voyez les preuves 131, 132, 153, 154, 155, 136,

(117) Celse dit que les chrétiens parlent ainsi : Qu'aucun savant, qu'aucun sage, qu'aucun h(uuine prudent et habile ne vienne à nous. Nous regardons la science, la sai<esse et la prudence, comme qnehpie chose de mauvais ; mais s'il y a quelque igiiorani, quoique siupide, quelque ineensé, qu'il vienne à nous avec conliance. Les chrétiens reconnaissani donc que de pareils hommes sont dignes de leur dieu, déclarent par là ouvertement qu'ils ne veulent et qu'ils ne peuvent s'attacher d'autres disciples <|ue des inihéciles, des gens de la populace, des stiipides, des esclaves, des femmelettes ei des enfants {Dans Origène, L lil, n. 44).

Le même Celse, un peu plus bas. dit que les chrétiens se conduisent ainsi: On voit dans les maisons particulières des ouvriers en laine, des cordonniers, des foulons, les plus ignorants et les plus grossiers des hommes, se condamner au silence devant les vieillards et les prudents pères de lamilles ; mais dés qu'ils ont trouvé en particulier quelques enfants, qiudiiues remmebîttes aus-i ignorantes qu'eux, ils leur débitent des merveilles, ils leur disent qu'il ne faut pas écouler leur père, leurs précepteurs, mais que c'est à eux qu'ils doivent donner une entière créance ; que leur père, leurs précepteurs, sont des insensés; que, piéocupés de bagatelles, ils ne peuvent ni connaître, ni rien faire d'Iionnête ; qu'eux seuls savent connue on doit vivre; que, s'ils li;ur ajoiiient foi, ils seront heureux avec touie leur famille. Pendant qu'ils liennentces discours à ces enfants, s'ils voient approcher quelqu'un de leiir> précepteurs, quelqu'un des hommes prudents qui ont droit de veiller sur leur rondnile, ou leur péie, ceux d'entre eux (pii sont les plus limides, se laisent alors tout tremblants. Mais ceux qui sont plus hardis inspirent aux enfants de secouer le joug, et ils leur disent à l'oreille, qu'en présence de leur père et Je Ii'urs précepteurs, ils ne peuvent ni ne veulent i jen leur apprendre de ce qui est bon ; qu'ils baissent la folie et la cruauté de ces hommes perdus de crimes qui les puniraient ; mais que, s'ils veulent apprendre d'eux quelque chose, il faut que, quittant leur péieel leurs préeepieurs, ils adlent avec des fennneleties et leurs jeunes compagnons, dans l'appartement des femmes ou dans la boutique d'nn cordonnier ou d'un foulon, et que là ils apprendront ce i|ui est parf3lt; et en leur parlant ansi, ils les persuadent (Uans Origène, l.hï,n.b5). ^

li dit encore que les chrétiens sont des charlatans, qu'ils fuient les gens habiles, parce qu'ils ne peuvent les tromper, et qu'ils ne s'adnssenl qu'aux simples, plus propres à êtres séduits (Urigène, L VI, n. 14.).

Lucien, dans son dialogue de la mort de Péiégrin, appelle les chrétiens idiots ou simples.

Le même auteur, dans le dialogue Pliilopairis, représente les chrétiens comme des misérables, mal vêtus, couverts d'habillements déchirés, et nu-pieds.

Voyez la preuve 127.

Dans le même dialogue, il représenie un chrétien ayant la tête rase.

Et un peu plus bas, faisant allusion à l'usage nù étaient les chrétiens de se raser la tête, il dit qu'ils sont ras d'esprit et de sentiment.

Cécilius dit que les chréiiens étaient de la lie du peuple, des ignorants, des femmes crédules, des grossiers, des misérables, des hommes demi nus (Dans Minu. Félix, p 20, 21 ei 31 ).

Il avait dit plus haut qu'on ne peut qu'être indigné et gémir de voir que des hommes sans lettres ei sans élude, qui n'avaienl pas même la mohidre teinture des arts les plus communs, osaient parler des choses les plus importantes avec une pleiae assurance.

Hiéroclès dit que les chrétiens débilen* des puéri-

lité?. Voyez, la preuve 12 , p. -443.

Julien dil que Jésus cl Paul n'ont jamais espéré que leur religion s'étendrait comme elle a fait ; qu'ils se réjouissaient dans les coinmcncemenls de tromper les servantes et les esclaves ou serviteurs, et par etix les femmes et les hommes , pirmi lesquels il n'y avait pas un noble {Dans S. CAjalle, l. VI).

Julien et les p:iïens traitent les chrétiens de Galiléeiis cl d'hommes méprisables ( Dans S. Grég. de Nazianze, dise. 4, contre Julien).

Les p;uens reprochent aux chrétiens d'être dans leurs assemblées à chanter des psaumes avec de vieilles femmes, cl d'y débiter des puérilités et des badineries (Ibidem).

(118) Ecoutons, dil Celse, quels sont ceux que les chréiions appellent à leur société : Quiconque est pécheur, disent-ils, quiconque est insensé, quiconque est enfant, et pour lout dire en un mol, quiconque est malhenron\, sen reçu dans notre assemblée, qui est le royaume de Dieu. El qui appelez-vous pécheur? N'est-ce pas celui qui est injuste, voleur, empoisonneur, sacrilège, qui brise les murs, qui dépouille les morls? Et quels autres hommes appelerait à sa société celui qui voudrait composer une Iroupe de voleurs? Celse ajoute un peu après que les chrétiens disent que Dieu a été envoyé aux pécheurs ( Dans Origène, l. III, n. 59 et 62 ).

Julien dit que ceux qui ont embrassé le christianisme étaient avant des idolâtres, des adultères, des gens plongés dans les plus infâmes désordres , des voleurs, des ravisseurs, des avares, des ivrognes, des médisants ; ce qu'il prouve parce que saint Paul leur reproche ces crimes , dont il dit qu'ils ont été lavés et sanctifiés au nom de Jésus Christ. Après quoi il ajoute : Vous voyez que Paul assure que ces hommes ont été souillés de ces crimes , el qu'ils en ont été sanctifiés et lavés par de l'eau, qui, pénétrant jusqu'il l'âme, peut la laver el la purifier. Le baptême ne guérit iioini la lèpre du lépreux; il ne guérit point les dartres, la gale, la goutte, la dyssentrie, l'hydropisie, le panaris, ni aucune autre indrmilé du corps; mais il enlève les adultères, les rapines , et généralement toutes les iniquités de l'âme [dans saint Cyrille, l. VII).

Voyez la preuve 7.

(119) Quid post mortem impendat,miseri, dum adliuc viviiis, œstimate. Ecce pars veslrum et major, melior, ut dicitis, egelis, algetis, Ojjere, famé, laborulis ; et Deus patitiir, dissimulât, non vult,aut non potesl opilulari suis; ita ut invalidas, aut iniquus est. Tu qui immorlulitalem posthumam somnias, cum periculo quateris, cum j'ebribus ureris, cum. dolore laceraris, nondum agnoscis fragiliiatem! Invitas miser, injirmitaiis urgueris , nec fateris ! Sed omitio communia. Ecce vobis mime, supplicia , tormcnla , etiam non udorandœ , sed subeundce cruces : ignés eiium quos et prœdicitis et limetis : ubi Deus ille qui subvenire reviviscenlibus poiest, viventibus 7wn poiest? {Cec, dans Min. Félix, p. 29 et 30.)

J'assure , dit Celse, que les chréiiens font mal , et qu'ils outragent Dieu, lorsque, pour atlirer dans leur société des hommes méchants ils leur donnent de vaines espérances, el leur persuadent de quitter les biens qu'ils possèdent pour eu acquérir de meilleurs {dans Origène, L III, n. 78.)

Les chrétiens pensent follement, dit Celse, qu'après que Dieu aura fait tomber le feu, tout le monde sera brûlé , et qu'eux seuls échapperont à cet incendie, el non-seulement ceux d'enlre eux (|ui seront alors vivants, mais encore ceux (lui étant morts sorlirout des tombeaux revèius du inèmc C(ups qu'ils avaient eu : espérance (pii , pour le dire sans détour, est digne des vers {Ibid., l. V, n. 14).

Saint Clément d'Alcvandrie , 1. IV des Stromatcs, dil que les païens parlaient ainsi aux chrétiens : Si Dieu a soin de \ous , pourquoi êles-vous persécutés el mis à mort? est ce que lui-mêine vous livre cnlre les mains de vos eniioniis ?

Et un peu après : Pourquoi , lorsque vous êtes persécutés, ne recevez-vous aucun secours?

Dans la lettre que les Eglises de Lyon et de Vienne écrivirent à celles d'Asie au sujet des martyrs de Lyon, on lit que quelqu'un des païens moins emportés , el qui semblait avoir quelque compassion de noire malheur , disait comme par reproche : Où est maintenant leur Dieu , et de quoi leur a servi leur religion qu'ils ont préférée à leur vie {dam Eusèbe, /. V, cl).

Voyez encore la preuve 98.

(120) Dès que la religion chrélienne commença à se répandre , les Juifs publièrent que les chréiiens égorgeaient un enfant , qu'ils le mangeaient , et qu'ayant éteint toutes les lumières, ils commetlaieiil les inipurelés les plus criminelles {Origène, l. 6, «.27). \ tf . .

Les ennemis de la religion chrétienne assuraient devant ceux qui ne la connaissaient pas , que les chrétiens avaient été surpris birsqu'ils mangeaient la chair des enfants, lorsqu'ils se mêlaient ensemble et commettaient des incestes qui fout horreur {Id., /. VI, n. 40).

Cécilius (lit que les chrétiens se font une religion de leur impureté , qu'il n'est pas extraordinaire qu'il y ail des incestes parmi eux , qu'ils se glorifient de ces crimes. Lorsqu'ils veulent initier quelqu'un à leur religion, continue-i-il , ils lui présentent un enfant couvert de farine, afin de cacher le meurtre qu'on lui fait commettre. Il donne là dedans des coups de couteau, cl le sang coulant de toutes parts, ils le sucent avidement, ils en mangeni la chair, et ce crime commun esl le gage commun du silence el du sccrel. On sait aussi quels sont leurs banquets. Ils s'assemblent dans un jour solennel; et quand la chaleur du vin et des viandes coninience à les échauffer et à les provoquer à la luxure , ils éteignent le flambeau , et s'étani défaits du seul témoin de leurs crimes, ils se mêlent confusément : et par ce moyeu, ils sont lous incestueux de volonté , s'ils ne le sont pas en effei , puisque le péché de chacun esl le souhait de toute la troupe {dans Min. Félix, p. 21. 22, 23ei24).

Quand vous faites le procès à tout autre coupable, il ne suffit pas pour le condaniner qu'il s'avoue homicide , sacrilège , incestueux el ennemi de l'Etal (car ce sont là les éloges que vous nous donnez). Vous vous informez encore de toutes les circonstances, de la (|ualilé du fait , du lieu, de la manière, du temps, des lémoins et des complices. Vous n'en usez pas ainsi à notre égard, quoique la justice ne vous oblige pas moins à examiner les crimes dont ou nous accuse à toi t, à vérilier de combien d'enfants un chrétien a mangé, les cuisiniers dont on s'esl servi, les incestes qu'il a commis dans nos assemblées nocturnes, et les chiens qui en ont éteint la lumière. Quelle gloire pour un juge qui convaincrait un chrélien d'avoir déjà mangé sa part de ceni enfants {Tert., Ap., n. 2).

On dit que nous égorgeons un enfant, (|ue nous mangeons sa chair , el que nous commettons des incesies après que des chiens , complices de nos horreurs, ont renversé nos lampes, aliii qu'à la faveur des léiièbres , nous puissions , sans aucune honte, nous souiller des imiiureiés les plus déiest> blés. C'est sur cela que nous passons pour les plus scélérats des hommes {Ibid., n. 1).

Théophile parle ainsi à Autolycus : Quoique vous soyez prudent, vous ajoutez foi à ce que vous disent des iiihensés; car autrement comment auriez-vous cru les faux bruits que les impies oui répandus depuis si longlenips contre nous? Commeiii auriez-vous cru ces crimes qu'on nous impute . d'avoir nos femmes communes , de nous ir.cler iudifléremment, de cominetlrc des incestes avec nos sœurs , et ce qui esl le comble de l'impiéié cl de la barbarie , de manger de la chair humaine (/. III, p. 3S2).

(121) Tryphundil à saint Justin qu'il eût mieux

HISTOIRE DE L'ÉTABLISSEKENT DU CHRISTIANISME

f:iil de rester platonicien , que de s'altaclier à des liotniiics de néant (Dial. de saint Justin avec Tiypli,, u. 8).

(122) Celse dit que les chrétiens se sont séparés des Juifs par sédition {dans Origène, l. III, n. 7).

(123) Celse introduK un juif qui reproche aux Juifs devenus cliréiien*, d'avoir quille la loi de leurs pères (Ibid., l. II, H. 4).

Trypiion reproche aux chrétiens de ne pas observer la circoncision, la loi de Moïse, et dit qu'ainsi ils ne diirérenl pas des gentils {Dial. de saint Jusl. avec Tryph., n. 10).

Voy^z la preuve 99.

(124) Tryphon dit que Jésus-Christ est tombé dans l'exécration dont parle la loi, parce qu'il a élé crucifié {Pial. de saint Jusl. avec Trypii., u. 32).

Il dit qu'on lui persuadera difficilement que le Messie ail dû mourir sur une croix , parce qu'il est écrit dans la loi : Maudit celui qui est pendu sur le bois {Ibid., n. 89).

(125) Tryphon compare ce que les chrétiens enseignaient de la naissance de Jésus d'une vierge, au récit fabuleux que les Grecs faisaient de Pcrsée, qu'ils disaient êire né de Danaé, vierge {Dial. de saint Just. avec Tryph., n. 67).

(126) Tryphon exige que saint Justin lui prouve qu'il y a une autre personne divine que le Père {Ib., n. 55).

(127) Tryphon dit que c'est une chose impossible de faire voir que Dieu ail daigné naîlre et se fiiire homme {Ibid.. n. 68).

Qu'esi-ce que les païens trouvent d'absurde et de ridicule dans notre doctrine, dit sainl Athanase, que ce que nous enseignons de Tlncarnaiion du Verbe? {De Vincarn. du Verbe, n. 41).

Tryphon dit que les inlerprétaiinns que les chrétiens donnent à rE< riture sont imiiics {Dial. de saint Just. avec Tryph., n. 79).

(128) Les Juifs et les païens disent qu'il ne faut pas nous croire, parce que nous dilférons de seniinients entre nous : le progrès de la vériié est retardé, parce que tous les chrétiens ne proposent pas les mêmes dogmes {Dans S. Clém. d'Alex., liv. VU des Strom., n. S).

Celse repriiche aussi aux chrétiens leurs divisions {L. III, n 10).

(129) Celse dit que les idoles ne sont pas des dieux, mais leurs images {Dans Origène, l. VII, n. 62).

Pourquoi n'adorerait-l-on pas les génies? Ne sont-ce pas eux (jui administrent toutes les choses selon la volonté du souverain Dieu? T(tut ce qui se lait ou par Dieu, ou par les anges, ou par les génies, ou par les âmes des héros . ne se fait-il pas suivant les ordi es du Dieu souverain ?Ciiacun de ces génies n'a-t-il pas élé préposé par le souverain Dieu sur quelque espèce de choses, et n'a-l-il pas reçu de lui le pouvoir de l'adminisirer? Est-ce donc que celui ijui honore le Dieu souverain, n'adore pas avec raison celui à qui le souverain Dieu a fait part de son pouvoir {Orig., l. VII,

Celui qui adore plusieurs dieux fiii une chose trèsagréable au souverain Dieu, puisqu'il adore quelqu'un de ceux (|u'd lui a donnés pour objet de son culte (/rfm, /. Vm, H. 2).

Vous, chrétiens, pouvez- vous dire que nous offensons le Dieu souverain, en adorant quelqu'un avec lui , puisque vous adorez avec Dieu Jésus son ministre (Ibidem, n. 12) ?

Ou il ne faut pas venir en ce monde , ou , si 1 on y vient il faut rendre grâces aux génies qui président aux choses terrestres; il faut, tant que nous vivons, leur ollnr des prémices et des prières pour mériter leur faveur {Dans Origène, l. VIII, n. 33).

Car il serait injuste de jouir des choses dont ils ont a dispensation , sans leur payer un tribut d'honneur [Jbtdem, n. 55).

Un gouverneur de province , préposé por "empereur, punit justement ceux qui le méprisent, et ces génies gouverneurs et administrateurs de la terre et de l'air, ne puniront pas sévèrement ceux qui les outragent {Ibid., n. 35).

La plus saine opinion est que les génies n'ont besoin de rien , mais qu'ils se plaisent sculeinent aux devoirs de religion qu'on leur rend {Ibid., n. 63).

Macarius Magnes, auteur ecclésiastique, qui vivait dans le second ou troisième siècle de l'Eglise , composa un ouvrage dont le dessein était de comballre les païens, pariiculièrenient un philosophe aristotélicien , qui reconnaissait un seul Dieu souverain , mais chef de plusieurs autres dieux , et qui employait tout le faste de son éloquence, et toute la subtilité de sa dialectique, contre la simplicité de la religion chrétienne {Dans Tillem., Hist. des emp., t. IV, p. 307 cl suiv. ).

Julien cite de Platon que le Dieu souverain ordonna aux dieux inférieurs de créer les hommes et les animaux {Dans S. Cyrille, l. II).

En disant que le souverain Dieu que nous adorons comme le souverain Seigneur de toutes choses , a commis un dieu inférieur à chaque nation pour en avoir soin, de même qu'un roi commet un gouverneur à chaque province , nous pensons mieux que Moïse qui adore le dieu d'une petite portion de la terre, comme le créatenr de toutes choses {Le même, dans S. Cyrille, L IV).

Les liomnies dont je viens de parler (ce sont les Juifs), sont religieux en partie, puisque le dieu qu'ils adoient est le Dieu très-puissant et très-bon, qui gouvtrne le monde visible, et que nous adorons nousmêmes sous d'autres noms, comme je ne puis en douter. Ainsi je ne saurais les blâmer de col attachement à leurs lois Ils se trompent seulement en ce qu'ils lui rendent un culte exclusif, et ne veulent point adoi er les autres dieux. Enflés d'un fol orgueil , digne d'un peujile birbare, ils s'approprient la connaissance de ce dieu , prétendant qu'il n'est pas connu de nous autres gentils {Le même, lelt. 63, à Théodore, pontife).

(150) Fronton n'a pas porté un témoignage contre nous; mais il a répandu des calomnies dans ses discours {Dans Minui. Félix, p. 92).

(131) Toute notre histoire de l'établissement du christianisme n'est pour ainsi dire qu'un recueil des persécutions qu'il a souffertes, et des différents supplices que l'on a lait endurer à ceux qui le professaient.

Le proconsul condamne saint Pionius au feu. Tune proconsul reciiari jussit ex tabula : Pionium sacrilegce virum mentis , qui se christianum confessus est , ultricibus (îammis jubemus incendi; ut et hominibus metum facial, et diis iribual ullionem (Act. des Martyrs de D. lluynart, p. 156).

Le proconsul condamne sainl Maxime à être lapidé. Tune proconsul dédit in euni senlentiam, dicens : Eum qui sacris leyibus assensum nolnil accommodare, ut magnœ deœ Dianœ sacrificaret, ad metum reliquorum chiistianorum obrui lapidibus prœcepit divina clemenlia {ibidem, p. 145).

Le proconsul fait étendre saint Pierre sur des roues, pour briser tous ses os en petites parties. Il fait lapider saint André et saint Paul [Ibid., p. 147 et Ub).

Le proconsul condamne au feu saint Lucien et saint Marcian. Tune videns eorum perseverantiam Sabinus proconsul dedil adversus eos senlentiam, dicens ; Quoniam Lucianus et Marcianus transgressores divinaruni noslrarum legum, qui se ad chrislianam vanis' simam legem iranstulerunl , horlati a nobis, atque conventi, ut implentes invictissimorum principum prœcepia, sacrificarent et salvarenlur, et conlemnentes audire noluerunl, flammis exuri prœcipio {Ibid., p. 154).

Le président condamne an feu saints Fructueux , Augure et Euloge (76)rf., o. 221 ).

Loi

DEMONSTRATION RYANGÉLIQlIE. BULLET.

'ii7r2

Le président fait suspendre saint Claude au chcvali't, lui lait brûler les pieds, couper les talons, le f;iit déchirer par des ongles de fer, par des léis de pois cassés, lui fait brûler les côtés avec des lorcbes ardentes; il fait souffrir les mêmes tourmonis à saint Aslcic; il faii mettre des charbons sur le corps de saint Néon; il fait meiire en croix ces trois saints; il fait mourir sainte Domnine sous les vcrt-'os ; il l'ait couper plusitnirs parties du corps de sainte Tliconille; il fait placer sur elle des cliarbnns ardents; ensuite, ayant ordonné (prellt' lût mise dans un sac. il la fait ieier dans la mer (Ibid., p. 2S0, 281 cl 282).

Lepié-ident fiil lier les pieds à saim Philippe, et

10 fait traîner ainsi par tnuie la villf d'Iléraclée, sur le pavé, de sorte que tous ses membres furent déchirés. Il le (it louelier si violemment avec des verges, qu'on lui voyait les entrailles. 11 prononça ensuite celte sentence contre saints Philippe et Hermès: Philippus et Hernies, qui prœceplum romani imperaioris ncgligenles, alicnos se ab ipsa eliam romurii iwiniiiis compellaiiotie fccerunl, vivos jnbenvts incendi , ut cwleri fdcilius agnoscani quanto consiel exiiioimpeiialia contenipsisse mandula ( Ibid., p. 449, 450 et 451 ).

Le président fait briser les mâchoires à saiul Taraque ; il fait battre saint Probe avec des nerfs de bœuf, si cruellement que la terre est couverte de son sang. Il lait percer avec des pnintes les côtés de saint An(lroni(|ue, et agrandir ses |>laies avec des têts de pots cassés, il fait ren>plir les mains de saint Taraque, de feu; il le fait suspendre par les pieds, et placer sons son visage tm feu qui fait une grande fumée; il lui fait ensuite verser du vinaigre avec du sel dans les narines. Il fait brûhir .saim Probe avec des lers ardents ; il le lait frapper avec des nerf- de bœuf sur le dos , jusiiu'à ce que la chair en soit eide» ée ; il lui fait raser la léle, et mettre des charbons ardents de-sus; il lui fait briser les mâchoires. Il fait attacher à des pieux, et déchirer à coups de nerfs de bœuf, saint Androniqne; il fait ensuite répandre du sij sur ses plaies. Il fait couper les lèvres à saint Tara(|iie; il lui fait percer le sein et les aisselles avec de petites broches de fer ardentes; il lui fait couper les oreilles, raser la tête, et mettre des charbons ardents dessus.

11 fait percer le côté, le dos et les jambes de saint Prohe , avec de petites broches de fer ardentes ; il lui fait pl.mter des clous ardents dans les mains, et le réduit, par ces supplices, en un tel état, qu'il n'avait aucune partie de saine dans le corps ; il lui fait crever les yeux. Il fait brûler le ventre de saim Androniqne; il lui fait planter de petites broches ardentes entre les diiigts, casser les dents, et couper la langue. Il fait exposer aux bêles ces trois saints martyrs , (|ui , en ayant été épargnés, furent décollés (Ibid,, p. 458 à 490).

Le président ordonne i|ue saint Qnirin soit jeté dans le fleuve avec une meule au cou (Ibid., p. 555).

Le proconsul ordonne que saint Patrice soit jelé dans de l'eau bouillante (Ibid., p. 625).

Saint Philéas écrit (|uc le président d'Alexandrie, sous Dloclétien , employa toute sorte de supplices contre les clirétie.is, et (pi'il disait aux bourreaux de .se comporter envers eux comme s'ds n'étaient plus (a) ( Dims Eu:., Hist. ecc, l. VIII, c. 10).

Cécilius insulte aux chrétiens , en leur disant qu'ils sont exposés aux su|iplices, aux loin-ments, aux croix, aux feux. Eccevobis, minœ, supplicia, lormenla, eliam non adorandœ, sed subeundœ rruces : ignés eliam quos et prœdicilis el timelis (Dans Miti. Félix, p. 30).

Voyez encore la preuve o9.

(152J Le président Maxime dit à saint Taraque : Tu l'altencls qu'après ta mort quelques femmelettes auront ton corps, et rend)aumeronl : mais j'aurai soin de le détruire; j'ordonnerai de le brûler, et d'en jeter

? (a) H.deVallois et Couslnout traduii : c(unine sinous i n'Étions pas des hommes; noire iraducliou est littérale.

les cendres au vent (Act. des Mari, de D. liuin., p. 476 et 478 ).

Le même président ordonne que l'on brûle la langue de saint Andronique, et que l'on en jette les cendres au vent, de peur que (|uel(pi'iin de ses comp.igiions d'impiété, on quelques femmelettes, ne l.i recueillent el ne la conservent , comme quelque chose de précieux el de saint ( Ibidem, p. 487 ).

'135) Le président Lysias dit à saint Claude, que les empereurs ont ordoimé aux chrétiens de sacrifier aux (lieux , de punir ceux (pii n'ohéiront pas à leur connnandemenl, et d<> promeltre des dignité-- el des dons à ceux qui obéiront ( Act. des Mari, de D. Ruinait, p 280).

Le président dil à saint Rogaiien, que s'il veut sacrilier aux dieux, il vivra dans le palais des empereurs, el qu'il augmentera en dignité. Si voluntas obsiiniila te non decipii , deorum indutgentia concessa recipiel, ut in imperalorum palalio , el aula deorum possis , ciim vilcc commercio , sorliri dignitatis augmentum ( Ibidem, p. 297).

Le pré-ideut Maxime dit à saint Taraque, qu'il veul qu'il obéisse au commandement des empereurs ; que par là il méritera sa bienveillance et des dignités, qu'il deviendra même l'ami des empereurs (Ibid., p. 459).

Il dit à saint Probe : Ubéis-uioi, sacrifie aux dieux, afin que tu reçoives des dignités des empereurs, el que tu sois notre ami (Ibid., p. 461 ).

Il dit faussement à saint Andronique, que saint Taraque et saint Probe ont sacrifié aux dieux, et cpie pour cette raison . ils recevront de grandes dignités des empeieurs f/éirf., p. 470).

Il dil à saint Probe : Sacrifie, afin que lu reçoives de nous des dignités ( Ibid., p. 468).

Il dit à saint Andronique : Sacrifie aux dieux, cl les empereurs l'accorderonl des dignités (Ibid., p. 483).

Le président Maxime promet une somme d'argent à sailli Jules, s'il veul sacrifier (Ibid., p. 615).

Voyez la preuve 65.

(134) Celse dil que personne n'ignore qu'on ne peut laire changer par les peines, bien moins que par la douceur, ceux qui étant portés par leur naturel à pécher, ont joint à cette penle l'habitude de mal faire; car le parfait changement du naiurel est une chose très-difficile (Dons Origène, l. 111, n. 65).

(1 35) A moins qu'il ne plaise à Dieu de vous envoyer quelqu'un pour vous instruire de sa part, n'espérez pas de léiissir jamais dans le dessein de réformer les mœurs des hommes.

C'est Socrate qui parle ainsi, dans l'apologie que Platon composa pour ce philosophe.

Socrate dit à un de ses disciples : Il faut attendre que (pielqu'un vienne nous instruire de la manière dont nous devons nous comporter envers les dieux et envers les hommes.

Alcibiade. Quand est ce que viendra ce temps-là, répond le disciple, el qui est-ce qui nous enseignera ces choses? car il me semble que j'ai un désir ardent de connaître ce personnage.

Socrate. Celui dont il s'agit , continue Socrate, est une personne qui s'intéresse à ce qui vous touche; mais elle fait, à mon avis, à la manière dont llomcre rac(mle que Minerve en agit à l'égard de Diomède. Minerve dissipa le brouillard qu'il avait devant les yeux, afin qu'il pût distinguer les objets. Il est pareillement nécessaire ipie le brouillard épais , qui est maintenani sur les yeux de votre entendement, soit dissipé, afin que vous puissiez dans la suite distinguer au juste le bien du mal, distinction que vous n'êtes pas jusqu'ici bien en éiai de faire. : Alcibiade. Qu'elle vienne, inteinmipt le disciple, celle personne, et qu'elle dissipe, (piand il lui plaira, ces ténèbres; pour moi je suis tout disposé à faire tout ce qu'il lui plaira de me prescrire , pourvu que ja puisse devenir meilleur que je ne suis.

HISTOIRE HE L'ÉTAHIJSSMMi'NT DU CHRISTIANISME.

Sacrale. Elle est de son côté, coiilinueSocrate, admirabliîinenl bien disposée à faire lout cela en voire faveur.

Atcibinde. Ne serail-il donc pas plus à propos de diflërer roifrande des sacrilices, jusfju'à ce qu'elle vienne?

Socraie. Vous avez raison; il vaudrait mieux prendre ce parti, (juc de courir les risques de ne savoir si, en ollVaiit des sacrifices, ou plaira à Dieu, ou si on ne lui plaira pas.

Atcibitide. A la bonne heure donc, réplique le disciple, (|uan(l ce jour là sera venu, nous ferons nos offrandes à Dieu. J'espère u;ènie de sa boulé que ce jour n'est pas fort él ligué {Dans Plaioii, dial. II, inl. Alcibade).

Dans nn antre endroit , Platon, après avoir rapporté le disiours que Socraie lit, quelque leinps avant sa mort sur les dogmes importants de Timmorlaliîé de Tàme, et de la certitude d'une vie à venir, introduit un des disciples de ce philosophe, qui lui répond eu ces lormes :

Je suis entièrement de votre opinion, et je crois que la conuaissince parfaite des ( lioses dans cette vie est impossible, ou du moins, iidiniment diffii ile. Cependant je suis persuadé qu'il n'appartient (|u'àune âme lâche et ba>.se, de nét^ligcr le soin de s'instruire sur des sujets de celte imporlance. Nous devons au coniraire prendre l'un ou l'autre de ces deux partis, ou étudier nous-mêmes ces matières, et tâcher de nous satisfaire là-dessus; ou , si nous trouvons qu'il soit impossible d'en venir à une certitude , nous fixer à ce nui noNs parât, tout bien considéré, le plus probable, et bâtir là-dessus pendant tout le cours de noli e vie. C'est la conduite qu'un homme sage doit tenir, à moins qu'il n'ait des lumières plus sûres pour se conduire, ou la parole de Dieu lui même , qui lui serve de guide (l'iai. dans te dial. in Pliœdoii).

Platon, après avoir prouvé que la pié;é est la chose du iiM)nde la plus désirable, et (|u'il seiait trèsavantageux de l'apprendre, si on avait de bons maîtres pour cela, ajoute : Jl^«is qui sera en éiul de renseigner, si Dieu ne lui sert de guide {Dans le diul. int. Epinomis) ?

Il dit ailleurs qu'il n'y a point d'homme qui puisse nous instruire, à moins que Dieu ne dirige l'insiruclion {E pitre, p. 989).

Cicéron peint ainsi l'élaloù se trouvaient les homde son lemps :

« S'il avait plu à la nature de nous rendre tels, que nous eussions pu la contempler elle même, et la prendre pour guide dans le cours de notre vie, nous n'aurions besoin ni de savoir, ni d'éludé pour nous conduire : mais elle n'a donné à l'homme que de faibles rayons de lumière; encore soni-ils bientôt éteints, soil par la corruption des mœurs, soit par l'erreur des préjugés, qui obscurcissent entièrement en lui celle lueur de la raison naturelle. Ne sentonsnous pas, en elfet, au dedans de nous mêmes , des semences de vertus qui, si mius les liissions germer, nous conduiraient naturellement à une vie beureu>e? Mais à peine a-l-on vu le jour, qu'on est livré à toute sorte d'égarements et de fausses idées,

I On dirait que nous avons sucé l'erreur avec le lait de nos nourrices; et quand nos parents commencent à prendre soin de notre éducaiion, et qu'ils nous doiment des maîtres, nous sommes bieniôl tellement imbus d'opinions erronées, qu'il faut enfin que la vérité cède au mensonge, et la nature aux vieux préjugés. Autre source de corruption, les poètes : connue ils ont une grande apparence de dociriue et de sagesse, on prend plaisir à les écouter , à les lire, à les appr. ndre , et leurs leçons se gravent profondément dans nos esprits. Quand à cela se vient joindre le vulgaire, ce grand maître en toute sorte de dérégle.iients, c'est alors qu'infectés d'idées vicieuses.

nous nous écartons entièrement de la naïure (Tusculanes, l. III, c. ï el 2). i

Porphyre convient qu'il manquait au genre humain une chose qu'aucune secie de philosophie n'avait encore pu trouver : c'était le moyen de tirer l'âme de l'homme du triste état dans leiiuel elle se trouve [Dans saint Auguslin, de la Cité de Dieu, liv. X, cliap. 52).

(lôG) Dans les trois premiers siècles du christianisme, tout l'empire était plein de magiciens.

Voyez Virgile, Horace, Ovide, Suétone, Tacite, Dion Chrysostome, Dion Cassius, Apulée, Lucien, Spartien, Celse , Porphyre, etc.

Dion Chrysostome, dans le panégyrique istlimique, disc(uns VIII, p. 132 , dit qu'on voyait aux jeux isthmiques plusieurs faiseur? de prodiges , qui faisaient voir des merveilles à ceux qui y étaient assemblés.

Celse parle ainsi dans Origène : Qu'esl-il nécessaire que je parle de tous ceux qui ont enseigné l'art de trouver des expiations, des paroles propres à chasser les maladies, de faire paraître des figures de démons, d'éearter les enchantements, eu se servant pour cela de certains habits, de certains nombres, de certaines pierres, de certaines plantes, de certaines racines (/. VI, n. 39).

Il avait dit un peu plus haut, que les magiciens appellent les démons par des noms barbares, et font des choses surprenanies.

Du temps de Néron, sous le gouvernement de Félix, Il Judée était remplie de voleurs et de magiciens qui séduisaient le peuple. Us fuient punis ou dissipés par les soins de Félix ; et après la prise de Jérusalem par les Romains, on ne vit plus nulle part aucun de ces séducteurs, ni de ceux qu'ils avaient séduits. Si les disciples de Jésus n'étaient que des magiciens comme ceux dont on vient de parler, comment ontils pu former une secte (|ui s'est étendue non-seulenuMit dans la Judée , mais dans le monde entier, que les plu^ longues et les plus cruelles persécutions n'ont pu détnure,"et ipii remplit encore aujourd'hui l'univers {Ant.jud., L XX, c. (j).

Voyez encore la preuve 45,

(137) Les Grecs avaient une loi expresse, qui décernait la peine de mort contre les sorciers et les magiciens. Platon la rapporte au liv. U de son traité des lois.

La loi des Douze-Tables condamnait les magiciens au dernier supplice [Art. 55, 68 et 6!3).

Les Romains ont toujours condamné les opérations magiques, el la magie a toujours été regardée par eux comme un art infâme {Servius , sur le l. IV de l'En , p. 385).

La magie, le plus trompeur des arts, a régné plusieurs siècles dans toute la terre {Pline, liv. XXX, cliap. 1).

La loi Cornélia, de Sicariis, veut que les diseurs de bonne aventure, ceux qui se servent d'enclianiemeiils et de sortilèges contre le s:dut des honnnes , et pour de mauvaises fins; ceux qui, par art magique, fout venir les démons, agitent les éléments ; ceux qui tuent par des images de cire les personnes absentes, soient punis du dernier supplice.

L'an 721 de Rome, on chassa de cette ville les astrologues et les magiciens {Dwn, L IXL).

Méeénas dit à Auguste qu'il ne faut point souffrir les magiciens.

Voyez ses paroles dans la preuve 110.

Cet empereur ayant fait rechercher lout ce qu'il y avait de livres, tant grecs que latins, touchant les prédictions, il en fit brûler plus de deux nulle volumes {Suél., vied'Aiig., c. 31).

Sons l'empire de Tibère, on bannit, par une ordonnance du sénat, les magiciens et les astrologues: un d'eux , nommé Piluanius, fut piéripiié du t.apitole; un autre, appelé Martius, fut puni selon la co;itiinie ancienne, hors delà porte Ësquiline, api es

DÉMONSTRATION ÉVANGÉLIQUK. BULLET.

avoir élé proclamé à son de trompe (Ann. de Tacite , l. II. c. 32).

Néron ne permellail à personne d'éliulier la philosophie, dis.int qu'il lui senibiaii que c'était une chose , vaine et frivole, dont on prenait prétexte de deviner 1 les choses futures; et quelques philosophes avaient élé accusés, parce qu'on disait qu'ils exerçaient l'art de deviner. Musnnius, babylonien, fut pour celte raii son mis en prison (Philosir., Vied'ApolL, L IV, c. 35). I L'ancien scholiasie de Juvénal dit que Néron faisait Jbiûler les magiciens.

. Voyez les preuves 23, 24, 25.

Tigeilin, favori de Néron, demanda à Apollonius comment il jugeait des démons et des apparitions des faniôincs? Comme je juge des homicides et des impies, répondit- il (Philosir,, Vie d'Apollonius, l.\\,c.U).

L'empereur Adrien publia une loi contre les magiciens.

1^ Voyez dans ce code, le litre des maléfices.

Spartien parle ainsi de l'empereur Didius Julianus : Il avait la folie de se servir des magiciens , croyant que par leur art il pourrait adoucir la haine du peuple et apaiser le soulèvement des soldats (Vie de Didius Juliauus, p. 63).

Dans les maximes reçues de JuIiusPaulus, aul. V, lit. 23, p. 12, on lit ces paroles : Il n'est permis à personne d'avoir des livres de magie ; s'il s'en trouve chez quelques-uns, qu'ils soient privés de leurs biens et envoyés en exil ; s'ils sont de basse condition, qti'ds soient punis de mort, et que ces livres soient brûlés publiquement.

Ulpien appelle les livres de magie libres improbalœ tectionis, ei dit qu'ils doivent être brûlés.

Apulée lut accusé de magie devant Maxime Claude, proconsul d'Afrique. Il s'en défendit par deux discours, comme d'un grand crime, et qui était puni de mort.

Porphyre dit que ce sont les mauvais démons qui sont les auteurs de la magie (L. Il, de l'Abslin. des choses animées).

Celse attribue les opérations magiques aux mauvais démons.

, Voyez ses paroles dans la preuve 12, p. 443.

(138) Socrato disait qu'il n'était pas facile de découvrir le père et le créateur de toutes choses, et que si on le découvrait, il n'était pas possible de le faire connaître à tous (Apol. de Socrale, par Platon).

Plalon pense comme lui, et copie ses paroles. C'est une chose difficile, dit-il, de découvrir le créateur et le père de tout, et il est impossible à celui qui l'a découvert d'en parler devant tout le monde (Dans le Timée).

Uendez premièrement aux dieux immortels les honneurs qui leur sont affectés parla loi (Pylli., dant sen vers dorés).

Pour ce qui regarde le service des dieux, ditXénophon en parlant de Socrale, il s'attachait fort au cooseil de l'oracle , qui ne répond autre chose à ceux qui vont demander de quelle façon ils sacrifieront aux dieux, ou quels honneurs ils rendront aux morts, sinon que chacun suive les coutumes de son pays (Xénop., Choses mémor. de Socrate. l. I).

Je suis d'abord très-surpris d'où Mélitusa pu savoir ce qu'il dit, que je ne crois pas dieux ceux que la ville croit l'être, puisque j'ai été vu sacrifiant dans les fêtes connnunes et sur les autels publics par tous ceux (|ui s'y sont trouvés , et par Mélitus lui-même, s'il l'a voulu.

C'est ce que Xénophon fait dire à Socrale dans l'Apologie qu'il a composée pour ce philosophe.

Cicéron dit qu'il est d'avis qu'on adore les dieux qu'on a reçus de ses pères (Liv. Il, des Lois).

Sénèque, en parlant des cérémonies païennes, dit que le sage doit s'assujettir à ces sortes de jjraiiques, non connue à des choses agréables à la Divinité, mais comme à des usages commandés par les lois... En adorant cette troupe de dieux (|ue l'ignorance a consacrés, sou\euons-nous que ce culte est moins londé sur la vérité que sur la coutume (Epiciète, dans son Manuel, c. 38).

Il convient à chacun de faire des libations, de sacrifier et de payer les prémices selon les usages de la patrie (Epictéie, dans son Manuel, c. 38).

(139) Jidien reconnaît que les miracles confirment la vér ité d'une révélation ( Dans saint Cyrille, L. X, à la fin).

PREUVES CONTESTEES.

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