‹ Dâemonstrations âevangâeliquesChapitre 92 sur 202 · SUR LE GOUVERNEMENT DES AFFAIRES HUMAINES PAR LA PROVIDENCE · texte numérisé non relu

SUR LE GOUVERNEMENT DES AFFAIRES HUMAINES PAR LA PROVIDENCE

Le cœur de l'homme choisit sa route , mais Dieu dirige ses pas.

O'rov. XVI, 9.)

L'homme fait servir la facullé d'im.igioer et de penser, qu'il possèile, à former chaque jour de nouveaux projets. Lorsque nous contemplons le monde, nous voyons une scène toujours occupée, toujours active, ou la multitude en mouvement se laisse entraîner par ses passions et s'engage à poursuivre avec ardeur les desseins différents qu'elle espère voir tous couronnés par le succès; mais l'expérience, de son côlé, vient souvent l'inslrnire de la vanité de ses efforts et de l'inutilité de ses peines. Le prix de la course est loin d'être toujours au plus léger, ou la victoire au plus fort, et les richesses aux hommes intelligents. Il paraît clairement que nos efforts, et les travaux, quelque grands qu'ils puissent être, sonl tous dominés par une puissance invisible, par une providence céleste dont les moyens secrets échappent à notre pénétration et n'en sont que plus irrésistibles. De ])lus hauts desseins que les nôtres sonl liés avec les résultais de noire

conduite; des plans plus profonds, plus vastes que ceux de l'homme et dont il n'a pas la plus légère connaissance sonl accomplis par le Tout-Puissanl. Le fil invisible qui nous lie nous permet de courir jusqu'à une certaine distance, mais ce même fil, que nos yeux ne peuvent voir et que nos forces ne peuvent rompre, nous laisse avancer ou nous relient selon que le Ciel l'ordonne.

Celte condition étant celle de l'homme sur la terre, j'éclaircirai d'abord le sens de ces paroles du texte : Le cœur deVhomme choisit sa route, mais le Seigneur dirige ses pas. Je ferai connaître ensuite l'utilité pratique de cette doctrine.

Parmi ceux qui confessent l'existence de la Divinité, tous croient généralement qu'elle exerce un gouvernement quelconque sur les affaires humaines. La raison a toujours rejeté la supposition que Dieu n'a créé l'éditifc étonnant de l univers, que sa main libérale ne lui a prodigué tant d'ornements, et qu'il ne l'a peuplé d'êtres intelligents que pour leur refuser ses soins, que pour les abandonner ensuite comme une race méprisable.

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