‹ Dahomé, Niger, TouaregChapitre 14 sur 66 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

pays refusaient de livrer passage au commandant Decœur, accompagné pourtant d'une escorte imposante. — Le pays était réputé dévasté par les guerres continuelles que se faisaient ces peuplades. On ne pouvait compter que sur les vivres que l'on emporterait, et au surplus le climat passait pour le plus malsain du monde.

Dans ces conditions, on ne pouvait guère espérer que, parvenue par le plus grand des bonheurs à travers les sentiers de ces différents pays, à plus de 600 kilomètres de son point de départ, affaiblie dans ses organes de direction par la maladie des blancs, dans son effectif par les détachements de noirs laissés dans des postes, privée de la totalité ou de la plus grande partie de ses vivres et de ses moyens matériels, la mission fût encore en état d'entreprendre une navigation de quelque étendue sur le fleuve. Néanmoins toutes chances heureuses étant escomptées, les instructions données à son chef lui permettaient « de profiter, s'il se produisait, d'un concours exceptionnel de cipconstances favorables pour reconnaître le cours du fleuve dans le voisinage du point où il l'atteindrait ». La région dite des chutes de Boussa lui était en outre signalée comme particulièrement intéressante et non encore étudiée.

Enfin le ministre estimant — et très justement — que les Anglais, opposés à me laisser utiHser le bas Niger pour le remonter, ne feraient pas de difficultés pour me le laisser descendre, m'autorisait à employer la partie aval du fleuve pour rapatrier ma mission.

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