INTRODUCTION XXI
Je devais trouver des moyens de transport et d'escorte dans la colonie du Dahomé, dont le gouverneur recevrait les instructions nécessaires pour me les fournir.
Enfin, j'avais à me conformer pendant la traversée de cette colonie aux ordres de l'autorité locale concernant aussi bien mon itinéraire que mes rapports avec les populations.
Le 17 novembre au soir, mes instructions étant signées, je prenais congé du ministre, et, le 18, je parlais en compagnie du lieutenant de réserve de Pas pour Marseille, où nous devions nous embarquer le 20.
J'y retrouvais le 19 tout le matériel, campement, objets d'échange, armes, vivres, agrès de batellerie que j'avais fait diriger sur ce port, tant par mes moyens propres que par ceux des administrations très diverses qui avaient concouru à me le fournir.
En ce port vinrent aussi se joindre à nous l'adjudant Doux, du 58^ d'infanterie, mon ancien chef d'escorte en Annam (1886;, et le caporal Ben Sedira du 1" tirailleurs, mis à ma disposition par M. le général Hervé, en qualité d'interprète ai*abe.
Ces messieurs portaient à cinq, en comptant M. le lieutenant Targe que nous devions prendre à Dakar, tout l'efl'ectif blanc de la mission.
Le matériel, embarqué avec nous sur Vhly, de la compagnie mixte, constituait un chargement d'environ 10 tonnes.
En choisissant pour nous transporter un bAtimenl non affecté à un service régulier, j'avais voulu