‹ Dahomé, Niger, TouaregChapitre 24 sur 66 · INTRODUCTION XXXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXI

encore plus chaud que celui de l'Afrique du nord, et qui ont su trouver et les cépages et les modes de vinification les plus convenables pour ce climat.

Enfin, il faut noter encore une race de petits chevaux rustiques et endiablés, à laquelle nous avons fait souvent appel pour les besoins de la côte occidentale d'Afrique. Deux d'entre eux nous ont gaiement promenés au grand galop, aux environs de la ville, à travers les villas qui s'étagent au penchant des collines. Les mules aussi sont très estimées et, relativement, bon marché.

Je n'ai pas voulu quitter Las Palmas, sans voir la cathédrale, qui a grand air, et les casernes. Chacun a ses plaisirs; un artiste aurait probablement préféré un musée, moi je voulais voir des soldats espagnols. J'avais dans la tête à leur sujet une vieille idée, idée fausse, naturellement. Je m'attendais à trouver des guerriers chaussés d'espadrilles, jambes nerveuses et nues, tôles chevelues, coiflures et justaucorps à la diable, quelque chose de sombre, de sauvage et d'irrégulier, presque d'indiscipliné. Eh bien, il faut en rabattre. Ils ont — ceux du moins que j'ai vus ont — une tenue superbe et régulière, parfaitement régulière, propre, élégante et soignée. L'allure est virile et dégagée, point du tout traînante et déhanchée comme celle de notre jeune soldat quand il n'est pas encore dégrossi, ni raide comme celle du Prussien bourré d'éloupes et de coups de poing. Ces hommes sont — à en juger de l'extérieur, bien entendu — des modèles de fantassins. Je n'ai jamais été mieux puni,

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