Ce qui ne l'empêcha pas d'aller à Saye
et Carnotville et de là... Niki, le Niger si on pouvait. — D'ailleurs le gouverneur partait lui-même pour Abomé — « et peut-être plus au nord ».
Enfin les porteurs attendus n'étaient pas arrivés ! On les avait demandés à Abomé-Galavi, à Allada, et ils devaient arriver par la lagune . Ne les auriez-vous pas rencontrés?... — Si; ces grosses pirogues croulant de monde que j'ai dépassées dans l'obscurité devaient être eux^
M. Ballot me dit ensuite que le roi de Niki avait offert à Decœur de le conduire à Boussa, qui dépendait de ses états, qu'il n'y avait que quinze jours de NikiàSaye^, et que le haut pays paraissait, en somme, bien plus pénétrable qu'on ne le pensait en France et en Allemagne. Sur ces consolantes paroles nous nous séparâmes pour aller nous coucher.
Le lendemain de bonne heure, je fis les achats pour lesquels j'étais venu, et je rentrai à Cotonou sur VOnyx qui menait au port d'embarquement, pour le courrier du 25, tous les rapatriables.
Parmi eux se trouvaient M. le colonel Nény et M. Mounier, résident de Savalou. J'obtins d'eux des renseignements fort utiles pour la préparation de ma marche sur Savalou. Ils ne furent d'ailleurs pas plus optimistes, au sujet de l'état des ressources locales, que ne l'avait été le gouverneur. « Vous ne trouverez plus là-haut, ni un poulet, ni un épi de maïs. »
En débarquant à l'appontement, je trouvai M. Targe qui m'annonça que les tirailleurs de Ouida n'étaient pas arrivés, non plus que les Haoussas de Porto-Novo. Les laptots se préparaient de leur mieux à la revue de