‹ Dahomé, Niger, TouaregChapitre 52 sur 66 · Koléri · texte numérisé non relu

Koléri

et pour 1 honneur du drapeau que je porte, grandi et fortifié au cours d'épreuves telles qu'aucun survivant n'en peutra[>peler de pareilles, et ce n'est pas un contretemps purement accidentel comme celui que je signale qui est susceptible de l'atteindre, en faisant préjuger témérairement de l'indifférence ou de l'abandon de la mère patrie.

« Tous m'ont demandé hier à prolonger le plus longtemps possible leurs services dans l'Afrique centrale, et j'ai dû, afin de récompenser les meilleurs, les choisir pour les laisser ici.

« Il est probable, eu effet, que ceux qui exécuteronavec moi la reconnaissance d'aval, et pousseront, cont formémenl à vos instructions, jusqu'à la mer, arriveront à la côte bien avant ceux qui resteront à Arenberg; ceux-ci devant revenir ultérieurement par terre.

< J'ai retrouvé ici le stock de médicaments que Je u'avais pas emporté sur mon bateau. C'est le salut pour Suleyman et pour ceux de mes compairnons dont les plaies, privées de tout antiseptique depuis six semaines, prenaient une allure dangereuse, mai« la bouteille de laudanum a été cassée.

€ Épuisé par la maladie, et fatigué de cette longue lettre que j'ai rais, au milieu de préparatifs de toute sorte, deux jours à vous écrire, je ne puis prendre la peine de vous transcrire les instructions que je laisse à ^adjudan^; Doux. Il vous serait d'ailleurs facile, dans le cas où vous le désireriez, de les retrouver sur mon copie de lettres.

« Je compte partir demain avec une douzaine de laptots, et j'emporte cette lettre pour la confier à un bateau postal. Elle ne me précédera guère, sans doute, que d'une quinzaine de jours.

« Veuillez agréer, etc. »

Page 1