‹ Dahomé, Niger, TouaregChapitre 6 sur 66 · INTRODUCTION IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IX

Dans tous les cas les conséquences que les Étals européens tirent du passage d'un de leurs nationaux dans des territoires disponibles, exagérées ou non, sont jusqu'ici prises en considération par leurs concurrents eux-mêmes. Elles fournissent un nouveau mode d'acquisition de territoires qui a, pour le moment, une certaine valeur pratique et dont il convient de tenir compte.

C'est qu'en effet le besoin d'essaimer au dehors est une des nécessités des nations qui se développent. On n'a pas besoin d'approfondir l'histoire de l'Europe dans les trois derniers siècles pour s'apercevoir que les peuples entrent en état d'expansion coloniale aussitôt que leurs frontières, momentanément fixées à la suite d'une guerre européenne ou pour toute autre cause, ne leur permettent plus de chercher à s'agrandir aux dépens de leurs voisins. Après les traités de 1815, c'est la France qui s'épanche en Algérie, tandis que les autres peuples sont en proie au travail de leur nationalité naissante. A peine ces nationalités sont-elles constituées, que l'Italie, l'Allemagne elle-même cherchent au delà des mers des territoires nouveaux. Nous aussi, depuis qu'une trêve nous oblige à respecter pour un temps, à l'égal d'une frontière naturelle, la ligne de poteaux qui traverse le nord-est de notre pays, nous avons satisfait à cette loi générale, en prenant possession de nos superbes domaines de l'Indo-Chine et des immenses territoires du Soudan.

Mais c'est l'Angleterre, qui a ses frontières euro-

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