‹ Dahomé, Niger, TouaregChapitre 8 sur 66 · INTRODUCTION XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XI

personnel sur lequel, dès qu'il a quitté la côte, son pouvoir devient absolu.

On ne met pas de pareils moyens en œuvre pour une partie de plaisir, fût-elle du sport le plus dangereux.

L'objet de la mission du moyen Niger fut donc dôfini par des considérations de l'ordre le plus sérieux.

On sait que nous avons acquis, au cours des quinze dernières années, dans THinterland de notre colonie du Sénégal, une immense possession qui, sous le nom de Soudan français, a ses provinces les plus importantes dans le bassin du haut Niger '.

Beaucoup plus développée que la colonie qui lui a donné naissance, cette possession a jusqu'ici pour unique voie d'accès le cours du Sénégal, navigable environ quatre mois par an, et qui conduit, à 900 kilomètres de la côte, à Kayes. Cette ville, considérée comme la limite de la navigation pratique sur le fleuve, est le point de départ d'une voie ferrée, encore et depuis longtemps inachevée, qui doit conduire jusqu'au Niger, à Toulimandio, au-dessous de Bamakou. Le quart de la distance à franchir est à l'heure actuelle couvert par les rails. — Prolongée par une voie de terre à peine ébauchée et difficile à améliorer, cette ligne de pénétration n'est pour les transports que d'un faible et coûteux rendement. On a prononcé le chiffre de 1000 francs la tonne pour le prix du transport à Bamakou. Rien n'est plus difficile à évaluer exactement que la quantité dont cette

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