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LA œNQUÊTE DU DAHOMEY 167
débarquement, et les didieultés de ravitaillement augmentant avec la distance et la perte des mulets du convoi, les troupes sont formées en trois colonnes volantes emportant chacune huit jours de vivres. Le 4* groupe est chargé de garder le convoi et les pièces d'artillerie devenues inutiles. Ces colonnes volantes se livrent à une véritable chasse à courre, de jour et de nuit, cherchant un ennemi qui se dérobe constamment et qui ne s'arrête jamais.
Le 16 novembre la colonne Boutin se dirige vers Savalou, qu'elle espère atteindre avant les fugitifs. Elle est suivie de la colonne Drude. Le groupe de Cauvigny, avec le général, marche derrière, dans les intervalles, de fa^on h leur barrer les chemins vers Test.
On sait que Béhanzin ne cherchera pas à prendre la direction de l'ouest, car les populations musulmanes dWtakpamé lui sont hostiles et Ta rrèteraient, tandis que le roi de Savalou lui parait plutôt favorable.
Dès l'arrivée des troupes à Savalou, Héhanzin fait un crochet vers Touest.
La colonne de Cauvigny se porte de Zoutenousur Zoun-wei- Ilono, Paouignan et Dassa-Togou où elle est le 18 novembre.
Béhanzin paraissant se diriger sur Abomey, la colonne Drude s'attache à sa piste.
Elle arrive le 21 novembre à Badagba où Bélianzin a passé la nuit précédente. Le 2i, elle cerne Oumbégamé; le 2o, après s'être ravitaillée à Goho, elle ivprend la direction de la région du nord-ouest qu'elle fouille en tous sens.
La colonne Boutin descendant de Savalou détruit, le 26, un campement dahoméen sur les bords du Zou; elle se maintient en ce point.
Le 22 novembre, le général quitte Dassa-Togon avec le groupe de Cauvigny en se dirigeant au sud; il passe succès-
KiS LE DAIIOMKY
si\ eiiiont à Atchéribé, Cassccroulou, Uohoiiê pour arriver le ! 3 (lécembro à Oumbé^amé.
Le coinniandani du 5** groupe (|ui opérait jusqu'alors isolément dans la région du Mono, reçoit Tordre de remonter au nord afin do se relier avec la colonne primâpale.
Le 2Î> novembre, Hébanzin est signalé dans la région comprise entre Ojidja et Golio; on le serre de près. Tantôt on éeliange des coups de fusil avec son escorte, tantôt on lui enlève des gens et des bieufs. 11 est sur le point d'être pris le i déceml)re: le lieutenant (irandmontagne le voyant détaler sur son unique cheval, lui tire hors de portée cinq coups de revolver. Mais il échappe encore à nos poursuites.
Le S décembre, on apprend ((u'il continue à descendre vers h» sud; nos recomuùssances le suivent et capturent à diverses reprises soit des princes, soit des femmes ou des enfants de (ilé-(ilé ou de Héhan/.in.
11 rebrousse brus((uement chemin vers le nord.
Le 1 1 décembre, le quartier général se transporte d'Oum- ])égiinié à (ioho.
Du \2 au 20, les trois colonnes légères fouillent sans résul- \ii[ 1rs territoires com|)ris entre Abomey, Atchéribé et le ('oiilVo. On aj)[)rrnd seulement ((ue Hébanzin se trouve dans le voisinage (K' Golio, avec une faible escorte.
L'Ouénié n'étant [)lus navigable au-dessus de Dogba, Gotopa il»'\irnt tête d'éta[)es îivec (loho comme annexe. Ces deux points sonl relii's [Kir une ligiie télégraphique.
Le 21 décembre, le groupe Drude remonte vers Dossa pour se rahattri' ensuite vers le sud.
l'iir Mulrc eoloiine remonte au nord vers Atchéribé et r(Ml(^seeii(l ensuite jus(|u'à la ligne Oumbégamé-Tendji. Des poslessont éla])lis en divers endroits.
Lf 2Î> (léeenihre. on trouve la piste de Réhanzin près de
Lessoni, se tliri«j^cant vers Dossa. Peu apn-^. il c"*t '•::: !•- : de quillt-r Djidja pour si- remhv ii riiue>l île Ih*;if'.«:î. .
Jus([uau lo janvier ISÎ*i i»n parciiurl Ir |».<v^ ••m î-ii'' -î^- :.-.
sans pouvoir luottiv I«i moiii sur le fiîjrilif. tin v.,it *:\i:[ ::■■
quitte pas la rég'ioii entre Almmevet t.Kmil»êL:;imê. ^u I-< :. ':■:-
tunts de pure race dalnunêenne lui simt enli»'rêm»-nt •1"\«'-.;- -.
Cette chasse à l'hoinnie (jui semblait tlevuir «lunT li»n^'t-::;:^
encore fut cependant fructueuse, car nus rfC»»nn:»i''^.':.i.'N
avaient ramené peu à peu tous les nienihri-s tU- \n î"««n.il;-
rovale.
Après avoir re^'U la souniissidn des Malii> «4 df< l.>h;i**sii>. le trénéml revint se fixera ("loho. Il devenait il'aillrurs i:r:,'i-iit d'or«^aniser le pays pour mettre fin à I anarchie et au l»ri;L::Mid:iu'»qui commentaient à nailre. Comme les frères <pi«' n'IiLin/in avait évincés pour usurper le pouvoir ne lui avaient janiai< juirdonné, et qu'ils ne cachaient pas leur haine à si»n i-u'aid. h- «général Dodds son<^ea à profiler de celte circonstanee pour faire nommer un nouveau n»i qui aurait pi'rsiinnellenient intérêt à se défaire <le son prédécesseur, ou qui Tohli^erait à sr ccinstituer prisonnier.
CA*tte proposition ayant obtenu Tapprobation des membres de la famille royale, les princes dahoméens entre nos mains furent invités à se choisir un nouveau roi. Le j)rince (loutehili héritier légitime de (ilé-(jlé, évincé par ruse par Héhan/.in. lui désij^né à l'unanimité connue pouvant le mieux tiri'r le pîiysdc la situation où il se trouvait. Son oncle Topa-Mèlé et sa sceur Yaya Mij^ausi furent le dénicher dans la brousse où il éliiil encore, el ramenèrent à (loho.
Accepté par le commandant du corps expéditionnaire, (îoulchili est proclamé roi sous le nom d*Agoli-A|rbo.
La cérémonie du couronnement euf sur la place du palais 'de Simbodji à