fr. L..mr l<'s ofliciers
19â LE DAHOJIET
Dans leurs résidences^ les médecins sont chargés de k; vaccination et de la délivrance des médicaments, saut cependant à Porto-Xovo où se trouve un pharmacien.
Cha<{ue poste de la colonie possède une petite pharmacia dont les approvisionnements sont fréquemment renouvelé^ ainsi que des notices résumant les symptômes des prindpaki maladies du pavs et la manière de les traiter.
ilEuvnf des tombes. — Le chef du service de Santé est aussi président du comité de TOEuvre des tombes au Dahomev.
Fondée depuis le 5 décembre 1890, cette œuvre recueille les souscriptions et dons volontaires faits dans la colonie pour Tentretien des tombes de nos fonctionnaires et soldats, et veille à leur judicieux emploi.
Justice.
1.0 sor^'ice de la Justice a été définitivement organisé dan& lu oolonio du Dahomey par le décret en date du 26 juillet I89i.
1 Vu\ justices de paix à compétence étendue sont instituée& ;\ IVrli>-\ovo et à Whvdah.
Los fonotions de juge de paix, de greffier et d'huissier sont ivmpHos |>ar des ofliciers, fonctionnaires ou agents désij;:uos jKir lo î^^uwrnour.
Los fonotions du ministère public sont remplies par le oomnussaiiv do police ou, à défaut, par un fonctionnaire désij;no par losrouvornour.
I i^s v;roftîoi's ivniplissonl. on outre des attributs de leur rlur^o, K^** l\» luttions do notaire.
I » s (rihu.i,ui\ do paiv iK* Porto-Xovo et de Whydah
I ' l'n |Mo;uior ol dornior ro^sorl do toutes les alFaires attri-
buées aux juges de paix en France, de toutes les actions personnelles et immobilières jusqu'à 100 francs de revenu ;
2** En premier ressort seulement, et à charge d appel devant le conseil d'appel de toutes les autres allaires.
En matière commerciale, leur compétence est celle des tribunaux de commerce de la métropole.
Indépendamment des fonctions départies aux juges de paix parle code civil, le code de procédure civile et le code de commerce, les juges de paix de Porto-Novo et de Wliydah ont les attributions dévolues aux présidents des tribunaux de première instance.
Ils surveillent spécialement Tadministration des successions vacantes.
L'appel des jugements rendus par les tribunaux de paix du Dahomey est porté devant un conseil d'appel siégeant au cheflieu et composé du gouverneur ou de son délégué, président, et de deux assesseurs choisis, au commencement de chaque année, par le gouverneur, parmi les fonctionnaires ou oflîciers en service dans la colonie.
Ce conseil d'appel, constitué on tril)unal criminel, connaît des crimes commis sur le territoire de la colonie et de toutes les affaires qui sont déférées on Franco aux cours (rassises.
Les juges de paix remplissent alors les fonctions de magistrat instructeur.
Les décisions du tribunal criminel ne sont pas sujettes à appel ; elles sont susceptibles seulement de recours en cassation.
Les administrateurs, résidents et chefs de poste sont ofliciers de police judiciaire, et comme tels ils peuvent procéder à l'arrestation du délincjuant en cas de crime ou de flagrant délit et se livrer à l'instruction de l'aHaire.
Les juridictions indigènes existant dans la colonie avant
Le Dahomey. H
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l!Mi LE DAHOMEY
Ces écoles sont tenues par les Missions catholiques de Lv^ " '^^^"' elles sont bien plus fré([uentées que les ëcoles dirigées ^ 1^^^
les missions vesle venues de Londres qui cherchent à leur i^'^ '^^^ concurrence.
Dans le Nord, au Gournia, les Pères blancs font un vigccr^^^^"' reux effort pour combattre la projKigande musulmane et pr'^ ^^^ pager la langue et rinttuence françaises dans toute cette régies ^^ que nous n'occupons que depuis 1897. Quelques écoles oi^ ^^ déjà été ouvertes par nos interprètes, et tout fait es|M?rer qit-^ ^ lavenir sera fructueux;
A Porto-Novo est instituée une Commission permanente d^5-^ ^ l'Instruction publique chargée de Tinspection des écoles et d* l'étude de toutes les questions pouvant intéresser Tinstructioir^ publicjue au Dahomey.
Troupes.
Los troupes blanches et noires de la Marine qui avaient pris part îi la coiujuèle du Dalioiney , furent peu à peu rapatriées soit au Sénégîd, soit on Franco, ot renii)lacées dans fcurs garnisons par(h's gardos indigènos do la colonie.
CiOinini' troupes roguliôros il n'existe actuellement au Dahoniov (ju uno conipagnio do tirailleurs sénégalais, dont le dépôt ost au Sénégal.
Cotti' conipagiiio comprend l.'iO honnnes placés sous le coniniandoini'ut d'un o;»|)il;unc (jui ost on même temps résident du oorolo du Movon-Xigor. Il habite Kandi, chef-lieu de la région.
Il a sous SOS ordres doux lioulonants dont l'un réside à Dosso*, sur la rlvo gauche du Niger.
Garde indigène du Bénin.
Cette garde, recrutée par voie d'engagements volontaires ou de rengagements, parmi les Européens et les indigènes résidant sur le territoire français du Bénin, est spécialement alTectée aux services suivants :
1** Garde des résidences; 2** Garde des postes de douane ; 3** Garde des prisons ; 4** Garde des édifices publics ; o** Service des courriers oflîciels; 6** Service des renseignements politi([ues ; 7** Poursuite et arrestation des malfaiteurs; 8** Escorte de transports par terre et par eau. C'est une force de police essentiellement civile, complètement entretenue par la colonie et qui est à la disposition des administrateurs et résidents sous la haute autorité du (îouverneur de la colonie.
En cas de guerre ou de rébellion, la garde indigène peut être mobilisée en tout ou partie. Elle passe alors sous les ordres de l'autorité militaire. Un arrêté spécial du gouverneur fixerait alors les cas et les conditions de cette mobilisation.
La garde indigène se com])ose de 4 compagnies, à eirectif variable suivant les besoins et les r^^ssources budgétain's de la colonie.
Ces compagnies sont commandées par des inspecteurs, des g'ardes principaux, des brigadiers et des sous-brigadiers.
L'uniforme des gardes est copié sur celui des zouaves, sauf
que les tresses et soutaches sont vertes au lieu d'être rouges.
La petite tenue comporte une vareuse du modèle de Tinfau-
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terie de marine, un pantalon k la turque en coutil gris et la chéchia.
La garde indigène est armée du fusil modèle 1874 transfonné»
PoUoa.
La police générale est exercée au Dahomey par un commissaire de police, secondé par quatre adjudants de police européens et indigènes, ayant sous, leurs ordres 6 brigadiers, 7 sous-brigadiers et 37 gardes de police indigènes.
Ce personnel est réparti entre les villes de Porto-Novo, Kotonou, Whydah, Grand-Popo et Agoué.
Il est chargé de la police administrative et judiciaire ; de la surveillance des cafés, cabarets, débits de boissons ; de la voirie et de tout ce qui intéresse la sécurité publique.
Le personnel de la police est placé, sous le rapport du recrutement, de ladministration et de la discipline, dans les attributions du secrétaire général.
Le commissaire de police qui réside à Porto-Novo exerce la police administrative sous les ordres du secrétaire général, et la police judiciaire sous les ordres du juge de paix à compétence étendue.
Les adjudants de police ont les mêmes attributions que le commissaire de police dans les villes où ils exercent ; ils sont placés sous lautorité directe des administrateurs.
Les j^radés portent la tenue du cadre de la garde indigène, sauf que le pantalon est bleu foncé ; les gardes revêtent une l)l()use et un pantalon en toile bleue, une calotte rouge.
Ils sont armés d un sabre-baïonnette avec ceinturon en cuir noir.
Mal<;ré cette faible force de police, il règne une sécurité j)arfaite au Dahomey , tant au point de vue de la sûreté des
ersonnes qui est absolue, que des vols qui y sont relativelent rares. Cet heureux état de choses est dû à Tentente qui ^ne partout entre la police et les chefs indigènes qui lui orêtent en toutes circonstances un concours dévoué.
Imprimerie du Gouvernement.
Une imprimerie officielle fonctionne à Porto-Novo depuis la în de l'année 1889. En même temps qu'elle assure le tirage lu Journal Officiel de la Colonie^ dont le premier numéro a paru le 1*' janvier 1890, elle établit tous les imprimés nécessaires à l'administration locale et exécute les travaux qui lui sont confiés par les particuliers. Un atelier spécial de reliure lui est annexé.
L'imprimerie est dirigée par un chef d'imprimerie de première classe, secondé par un ouvrier typographe européen et par divers employés indigènes pris sur place et formés par elle.
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