INDUSTRIE — COMMERCE
de trois cercles de fer. On peut ainsi rouler une balle comme une barrique sans qu’elle se déforme, ce qui n’est pas le cas avec remballage français où les balles sont le plus souvent entourées de paille et de toile pressées seulement h la main. L’usage anglais est aussi de faire suivre chaque balle expédiée deson échantillon de référence, ce qui j)crmet aux réceptionnaires de montrer les dessins aux acheteurs sans être obligés d’ouvrir les balles.
Si jusqu'ici les tissus français ont été peu appréciés ou peu connus dans la colonie, la faute incombe en grande partie ù nos industriels qui paraissent se désintére.sscr de la lutte commerciale avec nos concurrents. A un certain moment, ils avaient bien envoyé des échantillons de leur fabrication, les droits avaient été relevés pour favoriser l’importation des produits français, mais il n’ont pas persévéré dans leurs tentatives et aujourd’hui, comme autrefois, les tissus français sont rares au Dahomey.
11 ne faut pas attendre les commandes à domicile, mais au contraire les rechercher et les solliciter; il faut envoyer des échantillons partout, faire connaître notre marchandise, se remuer et agir.
Les fabricants anglais ont des commis-voyageurs dans toutes les contrées du globe, mais c’est surtout aux sièges des grandes maisons de commerce d'Europe, possédant des comptoirs dans les colonies, qu’ils s’adrc.ssent et qu’ils viennent présenter leurs échantillons.
Il importe donc que nous les imitions si nous voulons rivaliser avec succès.
En plus des tissus courants, il existe une catégorie plus riche, dont la vente en est aussi très importante au Dahomey : c’est celle des soieries et velours.
Ces pièces sont généralement présentées dans d’élégants
LE DAHOMEY
carions blancs glacés, avec lilcls dorés et ornés de belles vignettes; elles mesurent ordinairement 6 yards de longueur, soit 5 m. 40.
Les velours, principalement, ont un grand écoulement dans la colonie et sont l'objet de toute l'attention des fabricants qui s'étudient pour en varier de plus en plus les dessins et les nuances.
Les soieries et les velours imiîorlés au Dahomey sont plus particulièrement fabriqués en Allemagne.
Èn résumé, tous les tissus ayant cours sur les marchés dahoméens jjeuvent se classer en neuf catégories :
Cotonnades écrucs ou Régcnlias, Drill ;
Satinettes, madapolam, croydons, damas brillantés (tissus blancs) ;
Coutils de tous genres; .
Cretonnes ii dessins variés ; '
Indienne, grandes ou petites largeurs ;
Mouchoirs carrés avec dessins, par pièces de huit ;
Tissus divers, guinées, flanelles, etc. ;
Velours;
Soieries.
Un point à observer aussi pour les fabricants, c’est quelcs droits sur les tissus sont 2>erçus au Dahomey à raison de 0 fr. 50 par kilogramme d'étoffe. Il faut donc éviter de mettre des apprêts trop lourds sur les pièces, afin de ne pas leur donner trop de poids, autrement les droits renchériraient tellement la marchandise qu'elle ne jwurrait supporter la concurrence étrangère.
Les autres articles curojiéens imix)rlés dans la colonie consistent en articles de bazars, bimbeloterie, colonnades anglaises, faïences, quincaillerie, mercerie, chaussures, verro-
Gok>J|k'
AGIUCULTL'RE — I.NDLSTBIE COMUERCE . 471
teries, comestibles, ri/., briques, charbon de terre, potasse, allumettes, bière, fils, tissus divers, cordages, monnaies d'or et d’argent, ouvrages en fer et acier, futailles vides, effets confectionnés, savons, papiers, matériaux de construction, farine, vins et sirops, sucre, chapeaux, parapluies, cannes, bonneterie, articles de Paris, etc. etc.
Les statistiques publiées j>ar le Journal officiel de la colonie donnent pour 1899 les chilTres suivants :
On vckit que rélran|C«T bén^Aci« piua du Duliomc^ que la nitHmiMde ; celle lilualion a anicliorera dîfncilcmcol parce que U France •‘eal inteniil pour Ircnle ane, par la ConvenUon de 1I9M, le droil de proUi^er eee produila.
TraiUnI Djodjî cl u fimillc.
LE DAIIOMET
Exportations.
Les principaux articles exportés de la colonie sont les huiles et amandes de palme, dents d'éléphants, noix de kolas et de coco, coprah (ou pulpe sèche de la noix de coco), poissons secs ou fumés, maïs, arachides, les étoffes en fil d’ananas, etc.
Les takleau.x suivants donnent le relevé des exportations de la colonie pour l'année i 899.
Relevé général, />«/• pny* de destination, des exportations pendant l année 1899.
de U valeur des imporUtiont et de$ exporUlion» de l’année 1899.
LE DAHOUET