I.F. DAHOMEY
Sous Ii; ri'fjiic de Gliêzo, les relations avec la France, interrompues depuis 1797, furent reprises. Rn 18‘il, il conclut avec nous un traité de commcree et d'amitié (I" juillet).
Vers la fin de la même année, il déclara la guerre au.x Egbas (liabitants du territoire d’Abéokouta, dans le Yorouba) cl, k la tête de 30.000 guerriers, dont 8.000 Amazones, l’armée dahoméenne arriva après ([uebiues succès sous les murs d'Abéokoula dont elle fit le siège. L'assaut était donné, et déjà les Egbas pliaient de toutes parts, lorsijuc honteux de se voir battus par des femmes, ils se ruèrent dans un effort désespéré à une nouvelle atta(|ue contre rennemi, qu’ils réussirent à obliger à une prompte retraite, qui se transforma en une désastreuse déroute (1832).
En 1831, Ghézo marche contre les Mabis, encore insoumis en partie, et leur enlève un grand territoire situé au nord d'Abomey. Leurs habitants se réfugient à Agoué, au delà de la lagune.
Ainsi que scs prédécesseurs l'avaient fait depuis deux siècles, le roi envoyait chaque année piller les contrées voisines, pour SC procurer les prisonnici-s nécessaires à la traite et aux coutumes, cérémonies cnnuclles pendant lesquelles on massacrait tous les captifs.
Ces petites expéditions avaient ordinairement lieu de févncr à avril, lorsque les busses eaux (jcrmcltcnl la traversée à gué des cours d'eau, car la tradition interdit aux Dahoméens de franchir l'cau pour guerroyer.
A la mort de Francisco da Suuza, son (ils aîné Isidoro fut nommé cbaclia de \Vliydah. Il remplit scs fonctions avec beaucoup d’autorité et de prestige, malgré le peu de fortune qui lui restait.
C’est lui qui, rêvant de faire de AVhydah une possession portugaise, invita le gouverneur portugais des îles San-Tliomé
IMSTORIQL'i: DL DAIIOMKT
cl du Prince à venir jiasscr un mois à terre. son départ de ^^'hvdah, le gouverneur Jo.sé Martpiez lit réoccm)er militairemcnl le fort portugais depuis longtemps abandonné, et lechacha fut nommé gouverneur du fort, avec le grade honoraire do lieulonanl-colonel d'infanterie de marine.
Peu après, il renforça la garnison du fort par une milice composée de noirs brésiliens et d'indigènes et équipée par ses soins.
Sa mort fut aussi subite (pic celle de son père (1858).
Ghézo mourut la même année, pendant une épidémie de petite vérole, au moment où il venait d'abdiquer en faveur de son lils, le prince Badoboun ou Badou ipii monta sur le trùne sous le nom de Glé-Glc.
Ce dernier, qui avait un culte jiarticulier pour la mémoire de son père, lui lit faire des funérailles splendides, où ni le sang humain, ni les richesses ne furent épargnés; des milliers de prisonniers furent sacrilîés en l'honneur du roi défunt, tellement est aveugle le respect du peuple dahoméen envers ses souverains
Glc-Clé ou Glélc, dit luni-Kini, le lion des lions (1858-1889).
Glé-Glé fut un homme supérieur qui témoignait toujours du désir de s instruire. Fort de sa valeur, il se laissa, beaucoup moins que son père, dominer par le troisième chaeha qu'il venait de nommer h Whydah.
Avant Glé-Glé, le chaeha traitait toujours seul avec les blancs, sans passer par les chefs indigènes, mais quelques Européens ayant refusé de s'incliner devant son autorité parce qu il était mulâtre, s adressèrent directement au roi. Celui-ci, qui ne .se dérangeait |>as jiour si [>cu, renvoyait les blancs à ses cahecères (chefs). Par la .suite, les autorités ni'grcs jirirent de plus en plus d iniluence au détriment des chachas ; mais tous s accordaient bien pour harceler les négociants de la côte.
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