‹ Dahomey et dépendancesChapitre 122 sur 133 · ÊS A · texte numérisé non relu

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3* clauo 3*0 fr. — 3)5 fr. de 5 k 23 kilog. 20 fr.

Départ* : le 1 1 du Havre (23 joura). do 25 k 50 kilog. 25 fr.

le 15 do Bordeaux (it joura). de 50 à 1(X) kilog. 30 fr.

LE DAHOMEY

Dahomey, celle exhilûlion «le féliches esl surprcnanle, cl leur présence h Paris esl une preuve tie la confiance ilont jouil le Gouverneur auprès des noirs. M. liallola promis que lous ces objels vénérés par les félicheurs relourneraient inlacts au Dahomey et cela a sufll.

Aussitôt riî.xposilion fermée, ces animaux bizarres, cuirassés de fer blanc et de cuivre, retourneront h Abomey, où ils seront rendus à la vénération des féticheurs.

La série des sièges des rois qui se sont succédé sur le trône d’Aljomey est complète, depuis celui de Dako-Donoii, premier roi, jusqu'au siège de Ago-li-Agbo, successeur de Béhanzin.

Les plus intéressants sont ceux de Agonglo, septième roi, recouvert de feuilles d’argent, et de Guézo, huitième roi, qui rejMJse sur quatre crânes humains.

A signaler parmi tant de choses, dont la plupart ont une histoire, et qui méritent toutes l'attention du visiteur, une suj>erbe défense d’éléphant, appartenant au gouverneur Ballot et dont le poids dépasse 90 kilos.

Également deux tams-tams monstres, le mâle et la femelle, faisant partie de la jolie collection d'instruments de musique de M. le comte Louis d’Osmoy, administrateur des colonies.

Dans des vitrines plates, l’on peut admirer une importante collection de bijoux d’or, d’argent, de bronze et de verroteries, fabriqués au Dahomey.

Un certain nombre de ces bijoux est l’œuvre de O’Bassa, un bijoutier indigène qui fait partie du détachement envoyé à l’Exposition universelle.

Dans les autres vitrines, des armes et des petits objels divers sont exposés. Sur un plateau de velours blanc, les insignes des dilférents grades de l’ordre de l’Étoile noire sont présentés ù côte de la médaille commémorative de la campagne du Dabomey et de la médaille coloniale.

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Plusieurs panneaux de cette salle sont recouverts de nattes et de tissus du pays, paj'ncs de coton et de paille et de coton et paille mélanjjés, finement lissés, hamacs de ^Vhydah, etc.

De l'examen attentif des documents et objets exposés dans cette première salle, ressort la démonstration géographique et

Le Dahomey à rExposition universelle de 1900. Galerie des fétiches.

économique. Les spécimens ethnographiques y sont très abondants et les industries des indigènes du Dahomey largement représentées.

Avant de quitter cette salle, saluons les bustes en bronze du général Dodds et du gouverneur Dallot placés & droite cl h gauche de la porte, et admirons celui du roi TolTa. Ces

Ia Déhome\i, n

LE DAUOMET

trois remarquables morceaux de sculpture sont dus au talent du statuaire Charles Perron, qui a obtenu une deuxieme médaille au Salon de 1899.

Les murs de la seconde pièce, moins grande que la précédente, sont garnis de vitrines hautes.

L’intérieur du bûtiment répond à l’extérieur. Ia:s meubles ont des formes bizarres, ils sont bariolés de peintures grossières et ornés de récades, de coupc-coupc et de masques dahoméens.

Dans les deux salles, courant tout autour, une curieuse frise peinte par Georges Garnier, è la manière naïve des indigènes du Dahomey, représente des scènes de la vie indigène.

Dans la première salle, nous avons vu la chasse, la pèche, le palabre, etc. ; dans cellc-ci, nous remarquons la cueillette des noix de palme, la fabrication de l’huile de palme, les potiers, les tisserands et les ouvriers d’art.

Les produits du Dahomey occupent une place importante dans cette seconde salle.

La vitrine de gauche contient, dans de grands bocaux, des régimes du palmier h huile, dans un autre, des noix détachées de CCS régimes, puis encore les amandes extraites de ces noix, et enfin, dans plusieurs récipients semblables à ceux qui sont disposés dans la salle, de l’huile de palme provenant, soit de la pulpe des noix de palme, soit des amandes de ces noix.

De l’oléine, de la glycérine, des bougies et des savons de toilette démontrent quelles sont les principales applications industrielles que l’huile de palme est susceptible de recevoir.

Les deux tableaux ci-contre, placés dans la vitrine, indiquent les quantités d’amandes et d'huile de palme exportées par la Colonie de 1891 à 1899.

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