‹ Dahomey et dépendancesChapitre 16 sur 133 · I.E DAIIOMET · texte numérisé non relu

I.E DAIIOMET

Au-ssiUM des navires de {^erre anglais viennent s'embosser à hauteur de Porlo-Novo et bombardent la ville le 23 avril ISC1, ainsi qu*i\ est dit plus haut.

Soudji elTrayé, réclame la protection de la France qui lui fut accordée en février 18G3, et, le 7 mai de Tannée suivante

le Oîa/ma/A, entrant en lagune, allait mouiller en face du ter- *^in concédé par le roi pour Tinstnllation du protectorat.

Notre protection s'étendait sur un territoire de 43 kilomètres environ de superficie, limité à Test par les établissements anglais de Lagos; à Touest, par le royaume du î^ahomey, et, au nord, par plusieurs petits États plus ou moins indépendants do cette dernière contrée.

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Mais les coinim*rvaiils an^'lais i\c I^igos, vovanl qui», par le fait (II* noire iK'L\ij«>lion do Porlo-Xovo, une parliu du commorce do la n*gi<ni allail leur échapper» so plaignirent si vivenient <}uc le coniinandant de la division navale hritanni<)uc» sans s'in(|uiétor dos traités déjà conclus» vint l)UK[uor la ville et la inena^'U d iin second hoinhardemcnt.

11 voulait ainsi cinpéclier les coiuniunicalions avec Kotonou, cl ohligor le commerce fi*an^ais à passer par Lagos.

Nous avions alors heureusement, à l’orlo-Nuvo, un agent consulaii*e fort énergique, M. Béraud, dont les protestations Irouhlêrenl le commodore anglais. Ses hâlinients sc retirèrent, et des indemnités fuivnt accordées à divers négociants français qui avaient été lésés.

Napoléon III, voulant sans doute se concilier le cahincl de Saint-James, céda à la colonie de I^igos la haïule liltumlü ({ui sVtendait delà rivière Addo à la lagune de Corodou.

Mais, en décembre ISIJf, laissé sans organisation^ sans ressources, notre proleetoral de Porlo-Novo cessa bientôt de fonctionner, et le contre-amiral I^iffont de I^débat crut alors devoir faire évacuer le pays.

Quelques mois auparavant, en IStH, le roi du Dahomey nous avait eédé, en échange de la protection <|uc nous lui accordions, le village de Kolonou, avec une bande de plage de (i kilomètres de profondeur. C’était le seul point pouvant servir de port U nos établissements de Porto-Xovo.

Mais celle cession avait été faite verbalement, au cours d’une visite que firent à Abomey le capitaine de vaisseaü Devaux, chef d’état-major du contre-amiral I^tofTont de Ladcbat, et M. Dauinns, vice-consul de France ii Porto-Xovo. 11 était important de la ratifier par un traité écrit régulier.

Il fut passé à Whydah, le 10 mai I8(»8. En voici lu teneur :

LK DAHOMEY

TRAITÉ DU 19 MAI 18T>8 Cession à la France Ja territoire de Kotonou.

L'an mil huil ccnl soixanlc-liuil, le dix-neuf du mois de mai, les soussignés Jcan-Haptisle Bonnaud, agent vice-consul de Fnince au Dahomey et à Porlo-Novo, assisté de Pierre Delay, négociant français à Wliydah, et de Daba, yavoghan-gouverneur de Whydah, agissant au nom et par les ordres du roi de Dahomey, assisté de Chauladon, grand cabécère de Whydah, en présence de tous leurs moccs^des envoyés ordinaires et extraordinaires du roi de Dahomey et des moccs des grands cabécères du royaume absents de Whydah, se sont réunis dans la maison du Vavoghan, siège du gouvernement du roi de Dahomey à Whydah, 6 reffcl de convenir de ce qui suit :

Le Yavoghan ayant pris la parole sVsl exprimé ainsi :

« Le roi de Dahomey, dans son désir de donner une preuve d'amitié à S. M. l'empereur des Français, et reconnaître les relations amicales qui ont existé de tout temps entre la France et le Dahomey, avait, vers la fin de l'année 1861, fait cession a la France de la plage de Kotonou. Le 9 mars dernier, il a envoyé k Whydah un messager spécial nommé Kokopé, porteur de son bâton royal, à refîet de renouveler cette cession entre les mains du vice-consul de France, avec toute la solennité en usage dans le Dahomey.

a Dans ces circonstances, il a été jugé nécessaire tant par le roi de Dahomey que par le vice-consul de France, qu'un acte écrit con'^talàl la conhrination de ta cession fuite antérieurement par le roi de Dahomey dç la plage de Kotonou et l'acceptation par la France de cette cession.

U l/agcnt vice-consul a répondu au nom du gouvernement de FFinpcrcur, en exprimint toute sa gratitude au roi de Dahomçy pour celte nouvelle preuve d'amitié.

41 II a ajouté qu'il acceptait cette cession dans la pensée qu'elle favoriserait rexleiision des relations commerciales existant entre les deux pays et serait ainsi profitable 6 tous les deux; mais que et quel <|ue fût le désir du roi de Dahomey de voir Kotonou occupé mililairemcntpar la France, le gouvernement de l'Fmpercur n'avait

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