‹ Dahomey et dépendancesChapitre 24 sur 133 · I.A CÜ.M,ll.'f;Tli ni' DAHOMEY · texte numérisé non relu

I.A CÜ.M,ll.'f;Tli ni' DAHOMEY

On aurait voulu pouvoir tenter une marche sur ^Vhvdah, mais en raison du faible clTeetif des forces, on dut se borner à garder Kolonou.

Résumé des opérations militaires.

â/ février. — Combat de IColonou. — Los agorigans (gens notables) de Kotonou avant fait des remontrances insolentes sur le (lébaiapiemcnt de nos troupes et sur l'inliumation de deux soldats français, sont arrêtés et envoyés à Porto-Novo. Quelques heures aj)rcs, une de nos reconnaissances est attaquée dans le village indigène et s'en empare.

Les habitants s'enfuient avec tout ce ([u'ils peuvent emporter. Nous avons 3 blesses et les Dahoméens nous laissent 15 cadavres entro les mains.

février. — l'n emplacement est débroussaillé au nord du village pour l'édilication d'un fort.

93 février. — Appuyés par des réguliers dahoméens, les gens de Kotonou tentent de reprendre leur village ; ils sont repoussés avec de nombreuses pertes et refoulés dans la forêt voisine. De notre côté, 3 blessés.

■\ la suite de celte attaque, le village est incendié et rasé, les factoreries sont mises en état de défense ainsi que le poste de Kotonou.

94 février. — Pour se venger de la prise de Kotonou, Héhanrin fait enlever et conduire, enchaînés parle cou, ii Abomey, les missionnaires et les négociants français de Whydah (MM. lîontemps, agent consulaire; les Pères Dorgère et Van de Pavord; I.egrand, Chaiidoin, Piétri, Denley, Ilcuzé et Tooris, agents de factoreries.)

A Porlo-Xovo, le roi Tolfa piopo.se de mettre à mort les otages da heniéei'.s, mais M, Bayol s'y oppose énei'giquement.

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LE DAHOMEY

car le massacre des agorigans eût impitoyablement entraîné celui des blancs. Ceux-ci furent échangés trois mois après avec les Dahoméens.

Prévoyant que l'ennemi ne se tiendrait pas pour battu et c.stimant ses forces insuftisantes, M. Ba^ ol câblait au gouvernement do lui envoyer des renforts.

Rn attendant, Kotonou étant particulièrement menacé, le commandant Terrillon s'ingéniait i> le mettre à l'abri d'un coup de main et à renforcer la garnison. 11 fit venir do Porto- Novo le capitaine Septans avec i artilleurs, 2 pièces de 4 rayées de montagne, 22 gardes civils armés du fusil modèle 1874 et 800 auxiliaires du roi TolTa munis de fusils à pierre; ces derniers, couards et paresseux, ne furent jamais d'aucune utilité.

M. Victor Ballot, alors résident de France à Porto-Novo (depuis le 16 juin 1887) et l'administrateur Librecht d'Albéca arrivèrent en même temps â Kotonou. La direction des services administratifs du corps expéditionnaire fut confiée par le résident h M. d'Albéca.

La construction du fort et les travaux de mise en état de défense de la place sont poussés activement ; on accumule partout abatis surabatis.

?5 février. — Le croiseur le Sané et la chaloupe Y Émeraude mouillés dans la lagune, couvrent d'obus les bois situés au nord et à l'ouest de Kotonou et où d'importants rassemblements ennemis se massaient nuitamment.

/" mars. — Reconnaissance de Zogbo. — Les troupes dahoméennes étant signalées comme se concentrant à Abomey-Calavi, à 24 kilomètres au nord-ouest de Kotonou, une reconnais.sance, forte de 3 compagnies et appuyée de 3 pièces de canon, est envoyée de grand matin au village de Zogbo à 6 kilomètres de Kotonou, sur le lac Denham. Une grêle de

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