I.e wharf a été ouvert au comnierce le 7 niai's
Kotonoii n'élant pas une iiule, les bateaux y roulent toute 1 année bord sur bord, soulevés par de fortes lames de fond.
(.est pour celte raison que la houle empêche les navires d accoster le wharf; les passagers et les marchandises sont toujours tninshordés du navire sur les embarcations légères des Minas, que remorquent parlois une chaloupe il vapeur. Mais ces embarcations vont débarquer leur chargement sur le wharf et y sont hissées elles-mêmes le soir au moyen de grues et de portc-manteaiix installés sur rappontement.
l’oiir débar(|iier, les gens aventureux cl avides d’émotion minent toujours le passage de la barre ; mais lorsqu’au moment de quitter le bord on les revêt, par précaution, d’une ccintui-o de sauvetage, les plus résolus rélléchisscnl el préfèrent souvent prendre le chemin du wharf.
LE DAHOMEY
Les einhnrcalions du bord coiuluiscnl alors k*s passajjcrs au pied d’un escalier inélallitjue, s'y cramponnent comme clics le peuvent au moyen de leui'S faites, montent et descendent avec la houle, et, si les voyageurs savent bien choisir leur moment pour s'élancer, si la chance les favorise, ils peuvent espérer arriver sur la plateforme du wharf sans avoir piis plus d'un demi-bain.
Cet escalier, tout casse-cou qu'il soit, est malheureusement inaboixlable les trois quarts du temps, et les passagers en so: t réduits 5 grimper comme ils peuvent le long d'une cordc à nœuds ou d’une échelle de corde pour se hisser sur le tablier.
Les dames et les infirmes ont, comme dernière ressource, le panier qui sert alternativement au débarquement des vivres et du charbon, moyen plus facile, mais qui les expose, dans les premiers moments de leur ascension, û des contacts aussi brutaux qu’inattendus avec le bordage de l’einbarcation soulevée par la lame.
Malgré ces légers inconvénients, le wharf de Kotonou a déjà rendu d'appréciables services; les débarquements, autrefois lents cl dangereux, sont aujourd’hui plus faciles et rapides.
GÉo<;aArmc dc daiiomry
Physionomie générale du pays.
configuration générale du terrain du Dahomey est celle d'un gigantesque plan incliné vers la mer, mesurant entre le littoral et le 9' degré 50.000 kilomètres carrés.
Les bords de TOuémé.
Avec son arrière-pays, la superficie totale de la colonie est d environ 500.000 kilomètres carrés.
On subdivise le territoire on quatre zones très distinctes les unes des autres, allant du sud au nord.
/.« 0«/iomry.
LK IMHOMKY
1x0 première zone est formée par celle )>aiî(le de sal>lc mouvant (jui c*ourl parallèlement à la côte, cl dont la largeur outre les lacunes (|u‘elle borde d'im côté et TOcéan cpii la baigne «le raulrc varie entre oO mèlres et 5 kilomètres. Sa végétation est rare, rabougrie, son asj>cct désolé. CVst celle <jue Ton apei\oil du large lors(|u*on se trouve très rapproché <le la c«*)te. ‘
IxO deuxième zone olfrc un aspect beaucoup plus riant.
O'est la terre ferme pr«»prcment «lile. Le terrain argileux a remplacé les sables, et, à des plaines de verdure, entremêlées <le végétation par Iwiujuets, succèdent à perle de vue des loréls de palmiers à huile et de roniers.
Le voisinage des cours d'eau et des lagunes est bordé de marécages qui dégagent pendant la saison sèche des émanations putrides pr«)venanl de nia(ièrt*s végétales en décomposition, mais que riinnnnltan vient heureusement chasser alors, en purifiant fatmosphère.
Cette région s’étend sur une étendue dé 35 îi 40 kilomètres. t Dans la troisième zone, qui a une étendue à peu près semblable, se montrent les premici's accidents de lcri'ain; les marécages et les pi'airics naturelles sont remplacés par des collines et des mamelons couverts d'une haute végétation.
C'est au nord de celle n'gîoii «{uc l'on entre dans les grandes forêts.
IxQ quatrième zone comprend les preinièi'cs rami(îcations des montagnes de Kong, la région des plateaux et des forcis vierges, jK?upléc encore de gninds fauves.
Ces hauts plateaux du partage des eaux du Niger sont pierreux et recouverts d'une herhe maigre, avec, quelques
bouquets d'arbustes ral>«>ugris, ce ([ui leur donne pendant la saison sèche un aspect désolé.
C’est dans ces régions exlrcmes de la colonie que sc trouve
r.t:cM;R\riiiE bt damomky
U* (.’tounnu, conlrôc fertile, ubsoliiment délaissée par scs liabilîuils, eacorc primitifs et sauvages, <jui ne font pas de commerce et se coiitentenl de cultiver tout juste ce <[ui est nécessaire à leur subsistance.
Les lagunes et leur formation.
I.a nuT, «jui bat incessamment le littoral, franchit parfois le bourrelet de sable formant côte dont répaisseiir est, en certains endroits, très faible, et avec l'aide de cours d'eau venus de rintérieur, forme des lagunes <|ui, du Voila au Niger, coureiU parallèlement au rivage sur de très grandes longueurs.
('.ette longue ligne de lagunes est navigable pour les petits vapeurs; leurs bords sont cm général inaccessibles.