I.A COM.Ilfn'K DU IIAIIOMKÏ
gauche, A 800 mètres «le la rivière et «les l>ois, «l’ou l'ennemi emhusc[u«‘ continue ses feux.
Ce fut une «les plus rmlcs journées de la campagne, car nos ■soldats n'avaienl pas d'caviclno s'étaient pas dcsallcrés depuis Oumhoucinédi.
Le capitaine llattréau fut grièvement blcs.sé dans cetto alTaire.
15 oclohre. — .Après une nuit épouvantahle, les .spahis rapportent 3V. 000 cartouches. Une corvée d'eau, soutenue par la compagnie Sauvage «les tirailleurs haoussas, est envovéc le matin U la rivière du K«it«> pour puiser de l'«’au ; elle est iiccueillic à coups «le fusil et les porteurs refluent vere le camp en ahnn«l«inuant leurs récipients vi«les. Mais, malgré <|u'ils soient débordés par les forces dahoméennes, nos tirailleurs luttent de 8 h. 1 /2 fi midi, sans vouloir reculer, cl «juoûpie .avant subi des pertes importantes. Pour les ramener en arrière, il fallut les faire secourir par un pelolcn de h'gionnaiics, «|ui repoussèrent l'ennemi sous bois en le chargeant.
Dans l'apr«\s-mi«li, It's Dahoméens atta(|ucut le convoi qui arrivait «l'.\kpa vers I heure. L'artillerie «le Kotopa appuie ce retour oITcnsif. Un obus «'date au centre du camp, lue S ou <) iMirlcurs tolTanis et alîole les autres.
P«)ur dérouter les artilleurs dahoméens «|ui «ml trop bien repéré leur tir, la c«donne .sc déplace encore pour rétrograder -sur 1«‘ bivouac «prclle avait le 13 au .soir.
La soif «levenail insiipp«irtable; «lepuis la veille J> midi, on n’avait pas eu une goutte d'eau, même p«)ur le café. Le capitaine «le Kit/,- James sivdéAame pendant la nuit avec ses spahis pour aller chercher en arriére, au dernier p«>inl d'eau rencontré, MOI) bidons d'une eau bourbeuse que les hommes so disputent avec avidité. Heureusement qu’une tornade, qui
LR DAHOMEY
menaçait ilepuis la veille, éclate avec la plus grande intensit<l, et nos soldats purent élanclier enfin leur soif remontant à plus de (juarantc-huit heures. Ce fut une orgie d’eau. Cette, nuit inoubliable de privations fit donner le nom de Camp delà Soif à ces lieux où le corps expéditionnaire avait tant souffert.
Iæs deux journées du 1 1 et du lu octobre nous ont coûté ; 9 tués dont le commandant Marmet, et GO blessés dont 2 officiers (commandant Stéfani, lieutenant d'Urbal).
16 oclohre. — Kpuisés par les fatigues, les combats et les privations, nos soldats avaient besoin de repos; les ambulances étaient bondées, le convoi administratif vide. Aussi le colonel ramena scs troupes au bivouac situé ù l'est d'Akpa, commandant la route d’.\bomey et sa j>ropre ligne de ravitaillement. I.ÆS blessés et les malades sont évacués sur Adégon où ils arrivent aj>rès deux jours de rudes souffrances : 13 d’entre eux et un officier moururent en route.
Du 17 au 10 octobre, repos dans les cantonnements; le Génie creuse cinq puits pour approvisionner d’eau la colonne.
^0 octobre. — Le colonel Dodds fait reporter le camp un peu en arrière, sur un terrain moins humide et moins exposé aux coups de l’artillerie. Au moment où le mouvement s’effectu.ait, les Dahoméens se ruèrent avec furie sur le carré, appuj'és par deux mitrailleuses. Repoussé par des feux de salve, l’ennemi se réfugie dans les ruines du village d’.Xkpa, mais les tirailleurs baoussas le délogent et mettent le village en état de défense. 2 officiers sont blessés ; le commandant Villiers et le capitaine Créniicu-Foa, des spahis.
!?/ octobre, — L'ennemi, s’étant rapproché pendant la nuit, est repoussé par nos patrouilles et se retire définitivement sur Kotopa.
Ces deux affuircs nous avaient coûté 2 officiers tués (lieutenants Michel et Toulouzc), 10 hommes tués et 35 blessés.
Digilized by Googlc
LA COXOl'f-TE Df DAIIOMEA'
octobre. — Le clicf de la colonne, avant de tenter de vive force le passage du Koto, attend l'arrivée de renforts qu'il a demandés en même temps qu'il rappelait le commandant Audéoud de Orand-Popo.
La colonne ne cimplail plus que 53 ofncicrs et 1.500 hommes.
'23 octobre. — Des indigènes, porteurs de drapeaux blancs, s’avancent jusqu'à 500 mètres des faces du camp pour venir solliciter la protection du colonel, mais ils disparaissent peu après.
24 octobre. — .Vrrivée du commandant Audéoud avec son détachement et deux compagnies venant de Dakar.
L’clTectif remonte à ü9 ofliciers et 2.000 hommes. La colonne est fractionnée en quatre groupes au lieu de trois, afin de faciliter la marche en carré et la formation du hivouac. Un gîte d'étapes est créé à Kossoupa et les services de l’arrière sont centralisés entre les mains d’un officier d'état-major.
Malgré que Béhan/.in continue à se fortilicr, ses parlementaires reviennent pour demander la paix. Comme gage de leur sincérité, le colonel exige l’évacuation des lignes du Koto. Béhan/.in refuse et la marche en avant est reprise le 26. ,
Les convois et bagages restent à Akpa, sous la garde des malingres. Une section d’artillerie est chargée de nettoyer la brousse en avant de Kotopa.
26 octobre. — .^près un très court combat, deux lignes de tranchées dahoméennes sont enlevées à la baïonnette, et, k midi, la colonne entre à Kotopa malgré les attaques répétées des réguliers et des amazones.
La marche est reprise à 2 heures pour tenter le passage de la rivière ; à 5 heures le commandant .\udéoud la franchit avec une fraction de la colonne, chasse les Dahoméens d'un