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notre occupation sont maintenues, tant pour le jugement des afiaires civiles entre indigènes que pour la poursuite des contraventions et délits commis par ceux-ci envers leurs congénères.
Mais les indigènes peuvent toujours saisir de leurs procès les tribunaux français.
Les fonctions d’officier de l’état civil sont remplies au cheflieu du gouvernement par le secrétaire général, et dans les cercles par les administrateurs, i-ésidcnts ou chefs de poste.
Des peines disciplinaires peuvent aussi être prononcées par les administrateurs contre les indigènes non citoyens français, mais elles ne peuvent, en aucun cas, excéder huit jours de prison et 50 francs d’amende.
Par déci.sion .spéciale du gouverneur, motivée par un rapport de l’administrateur, ces peines diseiplinaircs peuvent être portées il quinze jours de prison et 100 francs d'aménde au maximum.
Ces amendes sont intégralement versées au Trésor.
Instruction publique.
Cette question difficile a été ré.soluc en partie par l’administration locale malgré la superstition et l'inertie des indigènes qui paraissaient rebelles il l'instruction.
Des écoles mixtes de garçons et de filles ont été établies dans les centres importants de la colonie, à Porto-Novo, Kotonou,. Whydah, Grand-Popo, Agoué, Ahomey-Calavi, Kétou, Alwmiey, Zagnanado, Parakou et Péréré-Nikki. Chaque jxiste de la colonie a en outre une petite école française.
Des primes sont attribuées aux interprètes en service dans l'intérieur qui parviennent, avec l'appui des administrateurs
OHGA.MSATION DC DAHOMEY
et nîsidents, h réunir un certain nombre d'élèves dans les écoles des postes.
Quoique depuis longtemps nos missionnaires et nos sœurs fus.sent établis sur la côte des Esclaves, les écoles qu’ils avaient fondées étaient peu fréquentées et, par suite, la langue française peu répandue dans ces contrées. On y parlait seulement
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l.a Douane à Porto-Novo,
l'anglais et un peu de portugais. Ceirendant aujourd'hui les écoles religieuses commencent U obtenir des résultats satisfaisants; il est vrai que l'administration ne cesse de les encourager par des subventions en argent et des concessions de toutes sortes. Le Comité de l'Alliance française présidé jrar M. Victor llallot, gouverneur, fait frérjuemmcnt des dons de livres k toutes les écoles de la colonie.
LE DAHOMEY
Ces «*colcs sont tenues par les Missions entliuli(]ues ilc Lyon ; elles sont bien plus fré<iuenl(îes que les l'coles dirigiles par les missions vesleycnnes de Londres qui cherclicnl leur faire concurrence.
Dans le Nord, au Gourma, les Pères blancs font un vigoureux efforl pour combattre la propagande musulmane et propager la langue et rinllucnce françaises dans toute cette région que nous n'occujmns que depuis 1897. Quelques écoles ont déjü été ouvertes par nos interprètes, et tout fait espérer que l'avenir sera fructueux.
\ Porto-Novo est instituée une Commission permanente de l’Instruction publique chargée de l'inspection des écoles et de l'étude de toutes les questions pouvant intéresser l'instruction publique au Dahomey.
Troupes.
1.CS lroui>es blanches et noires de la Marine qui avaient pris part à la conquête du Dahomey, furent peu !< peu rapatriées soit au Sénégal, soit en Prance, et remplacées dans leurs garnisons par des gardes indigènes de la colonie.
Comme troujjcs régulières il n’existe actuellement au Dahomey qu'une compagnie de tirailleurs sénégalais, dont le dépôt est au Sénégal.
Cette compagnie comprend 150 hommes placés sous le commandement d’un capitaine qui est en même temps résident du cercle du Moyen-Niger. Il habite Kandi, chef-lieu de la région.
11 a sous ses ordres deux lieutenants dont l'un réside & Dosso, sur la rive gauche du Niger.
ORGA.MSATtON Dû OA1IOMBY
Garde indigène du Bénin.
Celle gnrclc, recrut<5c- par voie (rengagements volontaires ou de rengagements, parmi les Euro|)éons et les indigènes résidant sur le territoire fran^'ais du Bénin, est spécialement aircclée aux services suivants :
1® Garde des résidences;
2® Gaixle des jwstes de douane;
3® Garde des prisons;
i® Garde des édifices publics;
3® Service des courriei*s ofTiciels;
G® Service des renseignements j>oliti([ues ;
7" Poursuite et arrestation des malfaiteurs;
•S® Escorte de transports par terre et j>ar eau.
C est une f«»rcc de police essentiellement civile, complètement entix'tenuc par la colonie et qui est ü la disposition des admw nislraleui'S et résidents sous la haute autorité du Gouverneur de la colonie.
En cas de guerre ou de rébellion, la garde indigène peut être mobilisée en tout ou partie. Elle passe alors sous les ordres de rautorilé militaire. Un arrêté spécial du gouverneur fixei'ait aloi's les cas et les conditions de cette mobilisation.
La garde indigène se comp(»sc de i compagnies, ü effectif variable suivant les besoins et les ressources budgétaires de la colonie.
Ces compagnies sont commandées jwr des inspecteurs, des ganles principaux, des brigadiers et des sousdmgadiers.
l/uniformc des gardes est copié sur celui des zouaves, sauf que les tresses et soutaclies sont vertes au lieu d’être rouges.
La petite tenue comporte une vareuse du modèle de l’infan^
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lcric <le marine, un pantalon h la turque en coutil gris et la chéchia.
I.a garde indigène est armée du fusil modèle 1 87 1 transformé.
Police.
La police générale est exercée nu Dahomey par un commis- ■ saire de police, secondé par quatre adjudants de police européens et indigènes, ayant sous leurs ordres 6 brigadiers,
7 sous-brigadiers et .37 gardes de police indigènes.
Ce personnel est réparti entre les villes de Porto-Novo, Kotonou, Whydah, Grand-Popo et Agoué.
Il est chargé de la police a<lministrative et judiciaire ; de la , surveillance des cafés, cabarets, débits de boissons ; de la voirie et de tout ce qui intéresse la sécurité publique.
Le personnel de la |X)lice est placé, sous le rapport du recrutement, de radministr.ition et de la discipline, dans les attributions du secrétaire général.
Le commissaire de jwlice qui résidq à Porto-Novo exerce la police administrative sous les ordres du secrétaire général, et la police judiciaire sous les ordres du juge de paix & compétence étendue.
Les adjudants de police ont les mêmes attributions que le commis.saire de jrolice dans les villes où ils exercent; ils sont placés sous l'autorité directe des administrateurs.
Les gradés portent la tenue du cadre de la garde indigène, sauf que le panUdon est bleu foncé ; les gardes revêtent une blouse et un pantalon en toile bleue, une calotte rouge.
Ils sont armés d'un sabre-baïonnette avec ceinturon en cuir noir.
Malgré cette faible force de police, il règne une sécurité parfaite nu Dahomey, tant nu point de vue de la sûreté des
ORGANISATION DU DAHOMET
personnes qui est absolue, que des vols qui y sont relativement rares. Cet heureux état de choses est dû à l'entente qui K'gne partout entre la jwlice et les chefs indigènes qui lui prêtent en toutes circonstances un concours dévoué.
Imprimerie du Gouvernement.
Une imprimerie olllciclle fonctionne à Porto-Novo depuis la (in de l'aunee 1889. En même temps qu'elle assure le tirage du Journal Officiel de la Colonie, dont le premier numéro a paru le 1" janvier 1890, elle établit tous les imprimés nécessaires à l’administration locale et c.xécutc les travaux qui lui sont confiés par les particuliers. Un atelier sjiécial de reliure lui est annexé.
L'imprimerie est dirigée par un chef d’imprimerie de première clas.se, secondé par un ouvrier typographe européen et par divers employés indigènes pris sur plaee et formés par elle.