‹ Dahomey et dépendancesChapitre 65 sur 133 · I.K DAIIOMET · texte numérisé non relu

I.K DAIIOMET

celté ville h Pama ou Kouandé, mais il dut renoncer îi ce projet. Il fut obligé, par suite des troubles qui existaient alors entre le Mossi et IcGourma, de reprendre .son premier itinéraire et de repas.scr par Tingourlcou d’où il gagna Pama qu’il atteignit le 8 mars.

Il arriva le 11 h Konkobiri, puis continua sa route par Kombogou, Firou, Lambouti, Kouandé, DJoiigou, Ouari, Garnotville (22 mars) et Abomey où il entra le 31 mars.

M. Alby avait ainsi brillamment accompli sa mission en traitant, au sud du Gourma, avec les cbefs des petits pays qui jalonnent la route allant du llaut-Dabomey au Mossi.

Mission des lieutenants Baud et Vermeersch. du Dahomey à la Côte d'ivoire par Kong

{Du 96 mars i 893 au 19 juin 1895).

I,a nnssion Deemur fut disloquée à Garnotville le 20 mars iSn.I. Sans prendre un repos cependant bien mérité, le licutenand Baud en repartit le 20 mars, assisté du lieutenant Vermcer.seh, ehef de l’escorte. Conformement aux instructions données par M. Ballot, il allait compléter les explorations de la région de l’ouest, et contourner par le nord les territoires du Togoland et de la colonie anglaise de la Côte d'Or, pour

OHGA.MSATION' DU DAHOMEY

rejoindre par Kong, Grand Bassam de noire colonie de la Côte d’ivoire.

Le lieutenant Baud quitta Carnotville avec ÜO tirailleurs et îiO porteurs, se dirigeant nu nord-ouest, vers Sansanné- Mango.

A Kirikri, premier centre important traversi?, les deux oflîciers conclurent avec le chef un traité de protectorat.

De Kirikri, la mission gagna Bafilo par une route qui traverse une chaîne montagneuse de 1.000 h 1.200 mètres par un col de 800 mètres. La mission arriva h Balilo le 3 avril. La population est de 20.000 habitants. Le chef de Balilo n’ayant traité avec aucun Européen, le lieutenant Baud passa avec lui un traité de protectorat. Le chef, comme celui de Kirikri, demandait l’installation d’un poste militaire pour tenir en respect les Cafiris, population sauvage habitant la région montagneuse voisine.

De Bafilo par le village de Dako, la mission traversa le pays désolé des Cafiris, où l'on trouve difficilement de l’eau. Les indigènes tentèrent de s'opposer ù la marche du lieutenant Baud, mais leurs manifestations restèrent vaines. On passa sans encombre, et les cadeaux apaisèrent le courroux des plus farouches Cafiris.

Le 12 avril, la mission parvint t) Sansanne-Mango. C’est un centre qui ne manque pas d’autorités ; il y en a quatre : le roi, qui règne sans gouverner; le danudou, qui gouverne; l’iman, qui conseille, et Tieba, le fils de l’ancien roi, qui contemple les trois autres.

Conformément au traité conclu par l’administrateur Alby, avec CCS chefs, le lieutenant Baud se mit en mesure de remplir les promesses faites par ses prédécesseurs. Cela surprit con.sidérabl''incnt les gens du pays de le voir remplir les engagements pris par un autre. Ces chefs n’avaient pas tant de

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