‹ Dahomey et dépendancesChapitre 76 sur 133 · MARIAGE · texte numérisé non relu

MARIAGE

Au Dahomey, l'homme est tout, la femme n’est rien. Aussi l’amour préside rarement à l’union du noir avec la négresse ; prendre femme est un trafic pour le nègre, car c’est elle qui, la plupart du temps, ti'availle pour nourrir son époux et ses enfants. Bienheureuse elle est quand, en échange de son dévouement, son labeur n’est pas récompensé par des eoups.

Le célibat est peu considéré, aussi bien chez l'homme que chez la femme et la famille est partout en honneur. Les hommes SC marient vers l’âge de 20 ans et les femmes vers 12 ans. Les mariages ont toujours lieu entre deux familles n’ayant aucune parenté entre elles.

CTII.NOGHAPmi: DES PEITLES DE DAIIOMET

La demande d'union est faite sans c<5rénionie aucune ; le futur se présente au père de la jeune lille et formule sa clcmamle en oITrant des cadeaux qui sont toujours agréés. La future n'est jamais consultée, pas plus que la mère qui ne compte pas. Le prétendu éprouve rarement un refus, car les parents sont enchantés de se débarrasser de leur fille.

Indigènes du Yoruba.

11 se peut que celle-ci soit d'accord avec son fiancé, mais on ne s'inquiète ni de ses goiits, nLde son consentement.

Propriété des parents d'abord, elle devient ensuite celle du mari, et plus tard celle de l'héritier, car ce dernier prend toutes les femmes du défunt, moins sa propre mère.

Quand la fillette est trop jeune, l'union est néanmoins consentie, mais les parents gardent leur enfant jusqu'à ce qu'elle soit en Age d'être mariée. Si dans l'intervalle il se présente un autre postulant, c'est souvent lui qui l'emporte Le Dahomey. tl

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