‹ Dahomey et dépendancesChapitre 78 sur 133 · I.E DAHOMEY · texte numérisé non relu

I.E DAHOMEY

Trf's .superstitieux, les noirs croient .sans doute à l'entrsie du défunt dans une vie meilleure; on ne s'exidiquc qii’ainsi les réjouissances auxquelles ils se livrent à l'occasion d'une mort.

Aprèsun décès on brûle tout ce qui a .servi ii l'usage du défunt et l’on n'babitc plus la cbambre dans laipielle il est enseveli,. Souvent meme la case est découverte et abandounée. Seule une tige en fer de forme particulière marque la place où se trouve le crâne, car c'est â la tête que s’adressent plus spécialement les honneurs funèbres. .

Des écucllcs destinées à recevoir les aliments et les offrandes que l’on apporte au mort et .â son fétiche sont placées dans la case mortuaire.

.Vprc.s plusieurs années de sépulture, les crânes des défunts sont déterrés et conservés religieusement dans des vases de terre placés dans un coin de l’haliilntion. Les noirs rendent alors un culte fréquent aux mânes de leurs ancêtres.

Au Dahomey, être privé d’honneurs funèbres est une honte, .souvent un châtiment. On les refuse aux criminels, aux suicidés et aux débiteurs insolvables ; on dédaigne de les accorder aux esclaves et aux étrangers.

Iæs noirs tiennent beaucoup U être enterrés dans leur pays natal ; on se conforme toujours â ce désir lorsque la distance et les moyens de transport le permettent. Dans le cas contraire si quelqu’un meurt loin de chez lui, on porte dans sa maison une part de ses restes mortels, tête, bras, doigts, ongles, cheveux, etc..., auxquels on rend les mêmes honneurs que si e’était le corps entier.

En résumé le noir, froid et indilTérent, n’éprouve aucune douleur par la perte d’vin être qui devrait lui être cher. Iæ Dahoméenne non plus n’est guère attachée h son enfant ; quand il meurt, elle rcgrelte seulement la somme de travail qu’il lui aurait rapportée.

Kni.NiiGR^pmi: de.s rciTt£5 du dahomet

I>*s Olifants morts avant «Kavoir pu se rendre utiles ne sont pas ensevelis avec solennité; on les enfouit à la campaji^ne, ipiam! cm ne les Jette p;is tout simplement au milieu des broussailles.

Dès iju un enfant dé{>ént par la maladie, la mèrccharj^c ses pieds et M's mains de bracelets et de clochettes, a(in de mettre en fuite les génies malfaisants dont.il est victime.

lu.^ deuil n'est jias obligiitoirc |>our le mari qui a perdu sa femme, et il peut sc rcmaner le leiuleinoin ; lorsqu'il veut ténmigner du regret il se fuit quelquefois raser la tête.

Mais pour les femmes le deuil est plus sévère. Une veuve doit rester enfermée dans sa ca.se |X^ndant une dizaine de jours, quitter SOS orncinenU cl se couvrir de vêlements usés et sales ; elle doit pleureret gémir. sans cesse en répétant le nom de son défunt. Ses babils de deuil sont dérouleur noire ou bleu foncë, Apivs CCS (|uel({ues jcmrs de grand deuil, la ]>aranté vient consoler la veuve qui prend des vêtements propres. Chacun porte son présent cl danses et libations recommencent en l'honneur du mort.

femme doit jKirler le deuil de son mari pendant douze lunes, mais elle peut sc remarier quand elle veut.

Un durée du deuil ]>our les parents est la même, mais il est interdit de sc marier avant une année.

Ix>s cheveux longs sont un signe de deuil pour les gens de qualité, qui ne doivent se ruser la tête qu'après avoir célébré les funérailles de Ieur.4 parents.

.V la mort d'unparcnl, les héritiers se disputent la succession cuinme partout ailleurs, mais au préalable le roi prélève une partie ou In totalité des biens laissés parle défunt.

fils aîné hérite de tous les biens et de toutes les femmes de son père, à l'exception de sa propre mèi'C qui est bien traitée et qui conserve, avec une grande liberté, une sorte de suprématie sur les autres épouses de son (lis.

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