DEUXIÈME PARTIE
lui fallait lendemain, elle mit Juliette en camvert de kdiette fit sa tournée comme l'intendant. Ah ! o- que ceux qui désobéiraient n'auraient cacher -n repentir ; elle promit de compter ellela bonde sa jolie main qu'elle topait, en manière voir qi3, dans la main calleuse des paysans, une doctrii entière d'arrérages à quiconque serait chair par M. Aubry pour avoir mené ses enfants de tra'le de madame Madeleine. Le duel était enmar& M. l'intendant demeura d'abord tout étourdi mais premier coup qu'il venait de recevoir. Mais fois mit à calculer la totalité des sommes que s'ovoil^ait à payer l'imprudente Madeleine, et troudisa1 qu'il pouvait lui en coûter plus de cent mille géncs, il sourit de pitié. 11 pouvait bien dormir en de 1 et attendre l'issue des choses. Les gens de la se01Tche en effet hésitaient grandement. Ils aumopt aimé à faire pièce à M. l'intendant, mais ils pluddoutaient trop et croyaient bien qu'il n'était danl^omme à laisser tomber ses menaces à la ripare. Leurs enfants apprendraient-ils donc à lire? p0UTapprendraient-ils point? Les mères tenaient c] jnr l'école, les pères étaient bien loin d'y contrefou.. Mais personne n'avait assez de courage pour qU»ançer celui de son voisin; c'était à qui nemarcourait pas le premier et l'affaire n'avançait pas. jculUibry triomphait.
furent changées quand il vit s'édifier l'école!
N'est -il pas vrai que, dans une école, on apprend à lire? même à écrire quelquefois. Par tous les diables ! qtt'est-il besoin d'apprendre aux paysans ce que de certains gentishommes ont souvent appris si peu? L'opinion de M. Aubry des Billettes, qui n'était point neuve, consistait à croire que si ceux qui mènent la charrue savaient lire, ceux qui ne la mènent point n'auraient plus qu'à se bien défendre. Et d'abord, si ces gens-là lisaient, ne verraient-ils point que la loi est pour eux? Ils ne font encore que s'en douter, par un reste de l'habitude qu'ils ont eue si longtemps de savoir qu'elle était contre eux. C'est ce doute-là qui sauve tout.
Pour le coup, M. l'intendant ne se posséda plus. Il se prit à inéditer, à la fin de chacun de ses repas, les projets les plus sinistres. Le moindre était d'écrire au sous-préfet, au préfet, aux juges, à toutes les autorités du royaume, pour leur dénoncer la folie de l'étrangère, pour leur exposer à quel point la nouvelle école de laGuerche troublait la sécurité des honnêtes gens de toute la France. Par bonheur, il vint à penser que, s'il s'y prenait de cette manière pour prouver que madame Madeleine avait perdu la raison^ il lui serait infailliblement répondu qu'il n'avait pas non plus gardé la sienne. 11 comprit que pour arriver à son but, il
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