DAM E F O R T C X E
che au dehors, à la fille d'un millionnaire ; car il ne peut rien retenir que de bon à un homme d'aimer une fille plus riche que soi. Mais l'événement avait dû la faire changer d'avis depuis le matin. « Madeleine,, s'écria-t-elle en entrant, chère Madeleine, que vous êtes bonne d'avoir songé à écrire à Bernard avant de partir ! Votre première pensée a été pour lui, vous l'aimez toujours ! Ah! la fortune ne vous a point troublé le cœur ! »
Elle embrassa la fille, elle embrassa la mère, allant de l'une à l'autre, joignant les mains et remerciant le ciel, sans oublier en même temps d'interroger les deux femmes. « Madeleine, s'écriait-elle, racontez-moi comment ce bonheur vous est arrivé ? — Eh ! madame, disait-elle à la veuve du major, vous nous cachiez l'existence de ce bon frère. Le digne homme ! l'excellent homme ! De quel mal est -il donc mort, le pauvre homme ? Les bons s'en vont, les méchants restent, c'est la loi. Il faut que votre oncle ait bien cherché, Madeleine, pour vous découvrir dans votre retraite. Il a deviné la fleur cachée sous les ronces; chère petite rose sauvage, comme vous allez vous épanouir à présent ! Mon Dieu ! mon Dieu î que lu es bon de récompenser ainsi ceux qui t'aiment ! — Eh bien ! chère madame, êtes-vous allée déjà chez le notaire?— Ne nous êtes-vous poinl lai! cadeau de