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et d'embellir. Quand il fallait que Bernard intervînt, sa mère l'avertissait adroitement; il plaçait alors un mot, un sourire, il essayait même de placer une caresse, et madame Lecour de reprendre alors, en regardant Madeleine avec son hypocrite tendresse : « Vous qui êtes heureuse! vous qui êtes riche ! »
Ils ne se lassaient point, ils devaient jusqu'à la lin jouer l'ignorance, leur plan était hardi, commode, et, visiblement, ils le croyaient infaillible. Quand, désespérée, poussée à bout par la honte de se taire, Madeleine leur crierait ce qu'ils savaient si bien d'avance, Bernard baisserait la tête sans répondre ; sa mère, habile et triomphante, avait sa réponse toute prête : « Vous ne nous aimez pas! » Ah! Madeleine ne le devinait que trop bien, c'était avec ces mêmes paroles que madame Lecour avait persuadé Bernard ; c'était là le piège qu'elle avait tendu à ce faible cœur pour l'entraîner dans ses projets et dans sa colère, en lui disant : « Madeleine est une enfant, Madeleine est une ingrate, si elle repousse cette occasion de te faire heureux et puissant, toi qui mérites si bien de l'êtrec Si elle te reprend et te retire cette fortune qui t'appartenait déjà, Madeleine ne t'aime pas!.... »
Elle qui n'avait d'autres sentiments au inonde