‹ Dames d'autrefoisChapitre 45 sur 57 · B8 D M IK · texte numérisé non relu

B8 D M IK

1i.-i, fille du conventionnel Kersaint et daan

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temps une exa< te psychologie de Chateaubriand. « Tout voui iible, lui écrivait-elle, hors de me

tromper. » Désespérant de transformer son cruel frère en quelqu'un de plus intime, en frère tendre tout au moins, elle le voulut heureux. Pour le l -■ tteaubriand d'après 1814, être heureux, c'était être ministre le plus souvent possible et ambassadeur l< lu temps,

Mme de Duras prit sous sa tutelle les ambitions de son tyrannique ami. Elle lit son bien propre de le fortune politique de ce perpétuel convoiteur. « La gl i «ht Mme de Staël, n'est pour une remme que le deuil éclatant <lu bonheur ! ■

Au moins Mme de Staël se consola-t-elle des iniquités de l'amour en conquérant la gloire pour ellcmême. La duchesse de Duras nous semble plus touchante, n'ayant rien obtenu personnellement. On a souvent rapproché ces deux illustres femmes, l'auteur de Delphine et l'auteur d'Ourika. Sainte- Beuve remarquait qu'elles se. ressemblaient « par le noir des yeux ». Elles furent, l'uno et l'autre, des passionnées privées de beauté, de riches instruments de souffrance, de généreux et malheureux cœur». Récemment M. le comto d'Haussonville publiait dans le Figaro quelques-unes des lettres qu'échangèrent ces deux incorrigibles idéalistes, et nous retrouvions là une preuve nouvelle de leur parenté. Toutefois, si Mme de Staël impose l'admiration, Mme do Duras inspire mieux la sympathie. Elies ont mis toutes deux sur le papier leurs confidences. Il y a du tumulte aux livres de Mme de Staël; la plainte d'Ourika i qu'un murmure. Ce dolent récit d'amour, écrit avec

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