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sanguine est à 0,42. L'examen oculaire montre des suffusions hémorragiques dans la région maculatre et quelques petites taches blanches punctiformes. IlLn’y a plus de traces de son hémiparésie, si ce n’est des réflexes peut-être un peu plus vifs à gauche : les achilléens sont abolis des deux côtés. Pas de signe d’Argvll-Roberston.
Dons ses antécédents, on note qu’elle a une sœur âgée de 42 ans, grande hypertendue (26,16). Elle-même a un Bordet-Wassermannm positif ainsi que som mari. Deux enfants sont hien portants, leur Bordet-Wassermann est négatif. Deux autres enfants sont morts en bas âge: l’un de cardiopathie congénitale, l’autre de diarrhée infantile. à
Au cours d’un deuxième séjour en septembre 1928, la malade à une tension de 26 1/2,16. L’urée sanguine est maintenant à 1 gr. 16. Elle se plaint de ses yeux mais l'examen. oculaire montre peu de modifications.
Le 1er octebre, elle revient une troisième fois: à l'hôpital, pour des crises de dyspnée nocturne douloureuse. La tension est à 27.16 1 /2, l’urée sanguine à 1 gr. 18. La malade est très pâle, et en effet, la numération globulaire montre une anémie à 2.280.000 globules rouges. On trouve au cœur un frottement péricardique intense.
Le 8 octobre, l’urée sanguine est à 1 gr. 50. L’examen oculaire montre des signes d’hémorragie récente. Les jours suivants, l’état s'aggrave progressivement ; la malade est dans un état de torpeur coupé de crises de dyspnée paroxystiques.
Le 30 octobre, l’urée sanguine est à 1 gr. 99.
Le 2 novembre. elle est à 1 gr. 85 et la mort survient le lendemain.
Nous ne pouvons tirer aucune conclusion de cette observation, car il est impossible de préjuger quelle
eût été l’évolution de l'hypertension chez cette malade si elle n'avait pas reçu de traitement antisyphilitique. Au surplus, celui-ci était justifié au moins par une syphilis authentique. Nous voyons cependant que la tension n’a fait qu'augmenter malgré le traitement antisyphilitique. Bornons-nous donc à dire qu’en présence de cette grande hypertendue, le traitement devait être conduit avec une grande prudence et en exercant une surveillance constante sur la fonction rénale au cours des séries de piqûres. Cette malade était une syphilitique avérée, mais, avant tout, c'était une hypertendue, et si une telle hypertension chez une malade encore jeune, pouvait justifier un essai de traitement antisyphilitique, dès que l’échec sur la tension artérielle fut manifeste, la prudence la plus grande s’imposait pour la continuation des piqûres.
OBSERVATION VI. — {Malade suivi avec les Docteurs
Pasteur Varzery-Rapor et BLAMOUTIER).
Lir., 44 ans, comptable, venu consulter à Bicêtre le 5 février 1930 pour une albuminurie durant depuis plusieurs mois.
C’est en mai 1929 que l’on a constaté pour la première fois de l’albumine, au cours d’un examen complet pratiqué pour un abcès froid de la jambe qui durait depuis six MOIS sans tendance à cicatriser. Il y avait six grammes d’albumine ; au premier examen: aucun autre trouble, pas d’œdèmes et l’albumine oscilla ensuite entre 2 grammes et 6 grammes, s’atténuant par le repos sans jamais disparaître.
En août 1929, le malade consulte à Cochin, toujours pour son albuminurie. On lui trouve alors un Bordet- Wassermann positif, on commence une série de sulfarsénol. Pendant le traitement, l’albumine continue à osciller, mais à partir de la huitième piqûre, les oscillations se font nettement ascendantes. 9 jours après la dixième piqûre, l’albumine atteint 15 grammes. Le traitement est alors interrompu et l’albuminurie retombe à 5 ou 6 grammes ; elle se maintient depuis, autour de ces chiffres.
L'examen montre un cœur normal, une tension à 1219 il n’y a pas d’œdèmes.
Les urines sont toujours albumineuses, le culot contient
quelques cylindres granuleux.
L’urée sanguine est à 0,55 ; l’épreuve de la phénol-
Or Ou
phtaléine montre une élimination légèrement insuffisante
La recherche des signes de syphilis resté entièrement négative, mais le Bordet-Wassermann est positif.
Dans les antécédents, on ne trouve pas de chancre ; une blennoragie ayant laissé un rétrécissement de l’urèthre
Le malade a une fille bien portante,
Sa sœur a un Bordet-Wassermann positif ; nous n’avons pu l’examiner au point de vue clinique.
Par la suite, l'insuffisance rénale évolue progressivement quoique lentement :
Le 5 mars 1930, l’albuminurie continue à osciller entre 3 et 6 grammes. La phénol-phtaléïine est à 40 %.
Le 27 Juillet, l’urée sanguine est à 0,58, la phénolphtaléine est à 35 %.
Le 1er octobre, la phénol-phtaléïne se maintient à 35 %. L’albumine ne dépasse guère 3 grammes, sauf à l’occasion de grippe ou fatigue.
Le 12 décembre, l’urée sanguine est à 0,65, la phénolphtaléine toujours à 35 % ; le culot urinaire contient des cylindres granuleux.
Le 13 mars 1931, l’albumine est très minime, variant de 0,50 à 2 grammes. La tension artérielle est à 15.9 1/2.
Mais l’élimination de la phénol-phtaléine a encore diminué, elle est à 25 %.
Le 10 juillet, l’état est à peu près stationnaire ; la phénol toujours à 25 %.
Un an plus tard, le malade fait une intoxication intestinale à la suite d’ingestion de viande avariée. La mort survient en quelques jours au milieu d’un tableau de septicémie et d’urémie.
Cette observation se résume facilement : aÏbuminurie assez forte chez un homme de 44 ans, survenue
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sans Cause apparente. Pas dei signes cliniques de syphiis, mais un Bordet-Wassemann positif ; dès que le malade à reçu huit piqûres de sulfarsénol, l’albumine s'élève rapidement, de telle sorte qu’à la dixième piqüre, on arrête le traitement. A partir de ce moment évolue une insuflisance rénale dont on suit l’histoire par l’abaissement progressif et continu de l'élimination de la phénolphtaléïne. Ici encore, le traitement antisyphilitique semble bien avoir donné un coup de fouet à la néphrite.
OBSERVATION VII — (Communiquée par le Professeur
LEMIERRE)
Mme Col.., 54 ans, contrôleuse, entre à Bichat le 24 septembre 1931, pour des douleurs précordiales, des vomissements et une amblyopie.
Depuis 1 an, elle présente de la dyspnée d'effort et des douleurs précordiales. En juin 1931, elle a eu une crise de dyspnée douloureuse et d’angoisse ; hospitalisée pendant 8 jours à Beaujon, on lui a découvert de l’albumine.
Rentrée chez elle, elle est prise de vomissements assez fréquents, non rythmés par les repas. Son médecin lui fait une prise de sang ; le Bordet Wassermann est positif.
Fin juin, elle fait un deuxième séjour à Beaujon pour congestion pulmonaire.
En août, les vomissements reprennent ; la gêne précordiale s’accentue et devient permanente. Son médecin lui fait alors une série de cyanure. Mais les injections sont mal tolérées, une légère stomatite apparaît, de la diarrhée, des œdèmes du visages et la vue baisse considérablement. C’est alors que la malade entre à Bichat.
À son arrivée la malade est pâle, la face un peu bouffe. Il ÿ a aussi des œdèmes malléolaires et lombaires. Inappétence marquée, pas de vomissements.
Les urines contiennent 2 grammes d’albumine, l'examen du culot montre des cylindres granuleux.
La tension est à 19,9. Au cœur, on trouve seulement
un clangor du 2€ bruit aortique. Pas de souffle ni de bruit de galop.