‹ Daniel le prophète, exposé dans une suite de lecons pour une école du dimancheChapitre 138 sur 198 · SES TAOIS TABLEAUX DE LA BÊTE · texte numérisé non relu

SES TAOIS TABLEAUX DE LA BÊTE

ruent; et je désire vous le faire si pleinement comprendre, que la plus petite des jeunes filles de cet oratoire ou le plus jeune garçon puissent bientôt en rendre compte. Voici ce que c'est.

Jean, venu six cent cinquante ans plus tard que Daniel, va nous présenter en trois tableaux , dans ses chapitres XII , XIII et XVII , ce que Daniel , dans son chapitre VII , nous avait offert en un seul. — Vous comprendrez ce procédé par une supposition. — Vous vous rappelez le brillant empire babylonien : Sous quelle figure Daniel l'avait-il présenté?

— D'un lion.

— Oui ; mais ce lion, changeant d'aspect dans le cours de la vision, nous avait préfiguré par ses transformations, d'abord les triomphes, et ensuite les désastres de l'empire do Babylone. Eh bien, je suppose qu'au lieu de faire ainsi, Daniel se fût contenté de nous dire : « Le premier de ces empires était un lion » (sans rien de plus); — qu'eût fait un autre prophète venu plus tard , pour nous donner avec plus de précision i'hi6toire de Babylone? — Ne l'aurait— il pas revue toujours comme un lion , mais en deux visions successives qui nous eussent représenté l'une après l'autre les deux époques de son histoire J Dans la première, c'eût été Babylone en sa gloire; et dans la seconde, Babylone en sa ruine. Dans la première, un lion, aux ailes d'aigle , furieux, terrible, bondissant , volant même, de forteresse en forteresse ; et dans la seconde, encore ce même lion,* mais avec le squelette de deux ailes, ses grandes plumes arrachées, lui-même levé de terre et dressé sur ses pieds nomme un homme. — Qu'en auriez-vous conclu?

— Que le second prophète nous représentait deux fois Babylone : la première en sa gloire , la seconde en sa ruine.

— Le second lion est-il différent du premier !

— Différent, dans ses formes seulement.

— Eh bien ! mes amis, ce qu'on eut pu faire et ce < n'a pas fait, pour la première bête, c'est ce que l'Apoca a fait pour la dernière. — Vous la voyez reparaître pat fois avec ses dix cornes ; mais chaque fois avec des nouveaux, de telle sorte que chacune de ses mrlumorpi vous représente quelqu'un des trois états successifs de pire des Latins. C'est bien toujours le même royaume, dans les trois conditions politiques, où il a dû se tn pondant sa longue domination sur le peuple de Dîei Voilà donc trois tableaux que nous étudierons dès dimanche prochain : le premier, au chapitre XII; le deuxième, au chapitre XIII; le troisième, au chapitre XVII; et ces trois tableaux nous représenteront les trois grandes époques pofitiques de cet étonnant empire.

Dans le premier, vous le verrez sous sa forme impériale; dans le deuxième, sous sa forme décom royale; dans le troisième, sons sa forme radicale et révolutionnaire. — Dani le premier, c'est l'ancien empire; dans le deuxième, le moyen empire ; dans le troisième, le dernier empire. — fil d'autres termes , dans le premier , Rome autocrate ; dans te deuxième, Rome polyerate; dans le troisième, Rome démocrate. — En voici le portrait, mes amis, tel que vous le verrez suspendu dans le palais des prophéties, quand nous te visiterons ensemble l'Apocalypse. J'ai voulu vous le copie d'avance en petit sur cette feuille, pour que vous en eussiez déjà quelque notion, et que vous fussiez en état de comprendre tout cet enseignement quand je vous l'expliquerai dans mes leçons prochaines. ^ La plupart de vous sonttrop jeunes, et nos heures ici trop courtes, pour que j'aie la moindre prétention de vous donner un commentaire suivi des

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