‹ Daniel le prophète, exposé dans une suite de lecons pour une école du dimancheChapitre 167 sur 198 · SON FASTE PLUS QUE ROYAL · texte numérisé non relu

SON FASTE PLUS QUE ROYAL

maniait, par le moyen de laquelle les trois étaient tombées; et sur ce que cette corne avait des yeux et une bouche proférant fie grandes choses; et sur ce que son apparence était plus grande que celle de ses compagnes.

— Je vous arrête à ce dernier trait, cher enfant, parce que nous n'en avons rien dit encore, et qu'il sera pour nous le quinzième* — Je l'intitule : « Son faste pins que royal. »

Son apparence était plus grande que celle de ses compagnes. — c Son apparence (khézeva), ». c'est bien te mot : il vient du verbe voir (khazah) ; et c'est à tort que les Anglais l'ont traduit par a Son regard , » puisque Daniel l'avait employé jusque-là pour Vision (par exemple, ici, au verset % comme au chapitre second, verset 19) ; et puisque c'est aussi le sens de son équivalent hébreu (khaxm, khizijon) dans un grand nombre de passages (4). — Son apparence était plus grande que celle de ses compagnes, c'est-à-dire, que celle de tous les autres rois de l'empire latin.

Admiret , mes amis , combien ce nouveau trait est merveilleusement choisi pour faire reconnaître de loin et par les plus bibles d'entre vous le roi pontife entre tons les autres princes de l'Europe. — Quoi de plus facile que cette marque» puisqu'elle ne requiert de nous que de les regarder et que de chercher, non pas le plus petit en territoire (ce qui demanderait encore quelque connaissance de la géographie), non pas même quel est le roi prêtre, quel est le plus haut en paroles, quel est le plus habile et le plus clairvoyant (ce. qui supposerait aussi quelque connaissance de l'Histoire ) ; mai& quel est de tous celui dont l'aspect est le plus fastueux : fastueux dans sa personne , dans sa coiffure , dans ses * vêtements; fastueux dans sa cour, dans son cortège, dans ses

(1) No* o. m

aU LEÇON XL VU. — DAN. VII, 49*25.

cérémonies publiques; fastueux dans ses édifices, ses momments, ses palais, sa ville capitale; fastueux dans son ronronnement et dans sa sépulture ; en un mot, celai dont lakhé» zeva, la pompe et l'apparence est plus grande que celle de tm ie* autres monarques de la Catholicité latine. — Rendes tous donc très attentifs à ce quinzième signe, chers enfants; owi ne vous demande d'autre travail que d'ouvrir vos deux jeui, ou plutôt, il saute aux yeitat dès qu'on vent bien ne tes pis fermer. Et puisqjbe Y apparence de cette corne surpasse eeik à eee compagnes, il n'y a qu'à la regarder quand il loi arrive <fe se trouver près d'elles; je veux dire, quand le roi prêtre se montre en présence de quelqees~uns des dtk antres. Considérez alors si, parmi ces monarques, il n'en est point on qui les surpasse tous -en splendeur, auquel tous rendent hommage, devant lequel tous s'inclinent, tous se prosternent jwqu'en terre. Quoi do plus facile, si vous étiez là, mes chère* jeunes amies (je parle à celles de vous qui n'auraient]»* dix ans ) , quoi de plus facile alors que de nous dire lequel est l'Antichrist, et d'en décider aussi fermement qu'an professeur d'histoire? — Vous n'ûuriei qu'à le comparer aax autres, par exemple, dans sou costume, depuis- la ooîftrede sa tète jusqu'à la chaussure de ses pieds. «*- Certes, les rois de l'Occident se sont donné carrière pour étaler l'orgueil *> leur âme dans les magnificences de leur personne* Oi'*» * rappelle les plus fastueux , les 'François !*> les toute XIV, les Bonaparte : ek bien, l'Homme de péché, vou* dit 0bbM, les devra dépasser encore de 1res loin par le faste de ses pompes. — Dans sa ooifftire, par exemple. Les anciens ras de Rome portaient: sur la tète une eourontie d'or, et les anciens empereurs une branche de laurier , jnsqiftlh' iKèdétiefl, qui le premier prit le diadème des Orientaux, symbole àe despotisme abhorré des Romains. — Q faudra 4oa0 «F

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