‹ Daniel le prophète, exposé dans une suite de lecons pour une école du dimancheChapitre 189 sur 198 · LES QUATRE BÊTES DE DANIEL · texte numérisé non relu

LES QUATRE BÊTES DE DANIEL

empires; et c'est ainsi que l'Esprit-Saint vous expose toutes les grandeurs de ce monde durant vingt-quatre siècles. — Les quatre vents des deux soufflent avec violence sur la grande mer: voilà le monde à ses yeux; et dans ce tumulte il ne sait voir toutes les scènes de cette gloire dont s'enivrent les pauvres humains, que sous l'aspect de quatre monstres destructeurs, brutaux , impitoyables , qui dévastent la terre et qui foulent aux pieds le peuple du Seigneur.

Voyez d'abord le premier : je l'ai mis dans la région d'or, c'est un lion aux ailes d'aigle. Daniel dut le reconnaître aussitôt pour ce même royaume de Babylone dont il avait dit à Nébuchadnetsar : « C'est toi qui es la tête d'or. » — Mais cet empire de Babylone , vous vous le rappelez, nous y est décrit en deux époques , l'une de sa grandeur et l'autre de sa ruine. Dans l'une, c'est le lion babylonien menaçant et terrible, courant ou plutôt volaut de conquête en conquête; dans l'autre, c'est ce même lion s'en allant à sa perte. Vous l'avez vu plus haut, ses grandes plumes arrachées, triste, effrayé et se levant de terre sur ses pieds comme un homme : « Un cœur d homme lui avait été donné. »

Je vous avais dit, en vous expliquant notre chapitre II, que Daniel et ses contemporains, qui connaissaient depuis quarante-neuf ans, par le songe de la statue, la suite des quatre monarchies, durent aisément comprendre que ce lion ne pouvait être que Babylone ou la tête dor; mais ce que je n'avais pu vous apprendre, parce que je l'ignorais moi-même, c'est que, dans cette image d'un lion ailé, il y avait un langage qui parlait alors à tous les yeux et désignait incontestable* ment l'empire assyrien. En effet, longtemps avant Daniel, le lion aux ailes d'aigle avait été chez les peuples orientaux l'emblème national de ces rois d'Assyrie dont la race, vous le savez, régnait à Babylone: en sorte que, dans tout l'O-

3ft$ LES PF.TTAPLEfi MOPH£TIQ(TES.

rient, im petit enfant même, à la vue d'un lion auxaitaffr gle, aurait pu vous dire : Voilà l'empire de Babytone! M comme de nos jours, chez les Suisses, la mourir* petit fille à qui l'on montre l'Ours ou la Clef-l'Aigle, saura s'éow: Voilà Berne, voilà Oenève! — Ce fart intéressant m'était * connu quand je vous donnais mes premières leçons; an les admirables découvertes de M. Layard à Nimmad m* nent de le mettre au grand jour (4). — Il a vu, à l'entrée» gniflque des palais, de superbes lions ailés ayant des mm d'hommes, et il a retrouvé les mêmes emblèmes en «W sur les marbres des portes et des salles.

Passons maintenant à la région d'argent et à celle d'air». — Vous voyez dans Tune cet ours dévorant des montais qui se tient sur un côté, qui a trois côtes dans sa gtieoM à qui il a été dit : Lève-foi, mange beaucoup de chair! Et n* voyez dans l'autre ce léopard aux quatre têtes et aux quite ailes d'oiseau, qui nous dépeint si bien en deux on W traite Alexandre et son histoire ! Cet empire, si rapdflK* formé par les sauts impétueux du roi de Macédoine, »« bientôt partagé vers les quatre vents du ciel : ne croit-on j* relire ici « F Atlas de Las-Cases? »

Mais enfin je passe au dernier des empires , à la région A fer. — Voilà le monstre; il est sans nom, tant il est ton*; j et sans nom d'ailleurs, parce qu'il devra reparaître W«* ' plus tard dans les visions de Patmos , et qu'il S'y métamorphosera par trois fois sans qu'on cesse de le reconnaît** ne fallait donc pas qu'il eût dans Daniel un nom ou ** formes trop précises : seulement, vous voyez toujours» ongles d'airain , ses grandes dents de fer, et surtout sa «*• / nàçante tête armée dé dix cornes. — Ce sont là les dix ro»; I

(1) Neie c.

LA **Gf.E DS6 MOT* BOUTS. 383

ils correspondent aux dix orteils de 1» statue (4). Mate cet empire tfa-t~il pas deux époques dans Daniel?

— Oui; l'époque où la béte n'a point encore sa petite cerne ; et ensuite , l'époque où oette petite oorae a paru sur son front.

— Et quand a-t-elle paru?

— Elle a paru après la division de l'Empire en dix royaumes.

— Voua aives donc compris que le grapd but de eette admirable vision , est de nous signaler cette petite corne , ou de nous définir oet eanerçii de Dieu que l'Écriture appelle ailleurs ( m raison de ses diverses pianifestations ) tantôt l'Homme de péehé , tantôt le Faux Prophète, tantôt a la « grande prostituée, j> Babylone ou Rome, et tantôt l'Àqtichrist. — i New avons vu tout à l'heure son sigpalqment en vingt-quatre points, et ce sera dimanche prochain, s'il plaît à Diep. que nous l' irons chercher dans l'Histoire, «-r Mais encore une question sur ma quafrième colonne»

Vous y voyez comme à l'œil que l'Homme de péché touche par un bout au temps de l'invasion des barbares, et par l'autre bout m règne de Jésus-Ghrist. Pap conséquent* lorsque vous le chercheras dans l'Histoire , si vous entendez quel-* qu'un prétendre vous indiquer comme étant la Petite Corne, tql Hérétique, tel anUdmst , tel roi, telle malbisance ecclésiastique qui ne remplirait pas cette grande conditiqp n 4e$ dm» bout*, » vous pouvez aussitôt lui répondre briment que cet hérétique , cet antichrist , ce roi , cette malfais&njce ecclésiastique n'est point l'Homme de péché de saint. P^ul ni to Petite Corne de Daniel , pwca qu'il ne touche pua aux deux bonis marqués par ees prophètes»

(1 ) Voycx net* d, a 'la fin du friiunt*

3*4 LES PKfTAMJES nOMIBTHHJBS.

Ainsi donc, met amis, ?oos comprendrez d'avance qee les interprètes pourront vous présenter, pur cet endroit, trois ordres de (aux systèmes. Pourriez-vous me les indiquer?

— Premièrement, le système de ceux qui ne mettraient l'Antichrist qu'au premier bout; secondement, de ceux qui ne le mettraient qu'au dernier bout; et troisièmement, de ceux qui ne le mettraient ni à l'un des bouts ni à l'autre bout.

— Vous indiques très bien les deux premiers; mais le troisième que j'avais en vue est celui des anciens Pères qui, tout en mettant bien , dans leurs explications, l'Antichrist à ces deux bouts marqués par la Prophétie , croyaient ces deux bouts très rapprochés l'un de l'autre , et se figuraient en conséquence que cet ennemi de Dieu ne € ferait la guerre aux saints a que pendant trois ans et demi. — C'était bien naturel! ils vivaient avant l'événement; ils ne savaient pas comme nous l'Histoire , et ils ne comprenaient pas qu'entre le déchirement de l'empire des Latins et la seconde venue de Jésus-Christ, il devait y avoir un grand nombre de siècles. — Mais encore une question.

Vous savez que le quatrième des empires sera détruit, que la béte féroce sera tuée, et son corps donné au feu pour être brûlé : — • mais par où tout cela finira-t*il ?

— Tout finira par la cinquième et dernière monarchie , le règne de Jésus-Christ et de ses saints. .

— Eh bien, voyez aussi dans mon tableau la région teinte en bleu. — C'est alors que « le règne et la domination et la « grandeur des royaumes qui sont bous tous les cieux sera « donnée aux saints du Souverain, » comme l'a dit Daniel (au verset 27) et comme je vous l'exposerai bientôt. — 0 faut donc, mes amis, que vous vous rappeliez sans cesse que c'est là la fin*, il faut que vous vous exerciez à regarder con-

l'apocalypse. 385

tinuellement à ce grand avenir. « 0 quels vous faut -il « être, » nous dit saint Pierre, a en sainte conduite et « en œuvres de piété , attendant et hâtant la venue du jour « de Dieu ! ! ! — C'est pourquoi , bien -aimés , en atten- « dant ces choses, » ajoute-t-il, « étudiez-vous à être trouvés « par lui sans tache et sans souillure dans la paix (4). » — Je passe enfin à notre cinquième colonne. Que va-t-elle nous offrir?

— Elle va nous offrir les prophéties de l'Apocalypse sur cette même bête romaine et sur son antichrist.

— Sans doute , mes amis ; et vous comprendrez que cette cinquième colonne ne nous présente rien dans les régions de for, de l'argent et de l'airain , parce que les trois premiers empfreé de l'or, de l'argent et de l'airain avaient déjà passé quand parut l'Apocalypse. — Sous quel empire vivait l'apôtre?

— Sous l'empiré du fèr.

— Admirer donc maintenant , je vous prie, son divin accord avec Daniel , et considérez attentivement ses tableaux dans ma cinquième colonne. Vous y voyez la bête romaine lui apparaître, à lui, par trois fois. La première fois, elle sa montre impériale et païenne : c'est la même que Daniel avait contemplée dans sa première période , avant que la petite

tîorne eût poussé; mais elle a subi dans saint Jean des trans- -formations qui la complètent ; car elle a bien toujours sa tête impériale, munie de dix cornes : seulement, outre cette tête, elle en a maintenant six autres ; et toutes sont couronnées de diadèmes; son corps est celui d'un grand dragon fauve, représentant le serpent ancien, appelé le Diable et le Satan, qui séduit toute la terre (2). — Seulement ici , veuillez me

(i) S Pierre in, 11-14. - (s) Apoc. XII, fc

366 LIS POfTAPLBâ PftOPHÉTlQDM.

dire jusqu'où va cette première période , soit dons Daniel, soit dans saint Jean.

— Elle va jusqu'à l'invasion des barbares et jusqu'à rétablissement des dix royaumes goths.

— Très bien; mais après l'invasion des barbares et l'établissement des dix royaumes gotbs» la béte, qui dans, un* seconde période n'avait été révélée à Daniel que sous la fouine du même monstre à dix cornes ayant désormais sw am front une petite came prodigieuse, bruyante, epRpnîft de Dieu et de ses saints, la béte apparqtt. dans le même temps à saint Jem par deux fois; et comment lui appataSt^eUel — veuillez me le redire.

— Elje ne lui apparaît pas alors) comme à Daniel avec une petite corne.; mais elle se moptra à lui par doux fais et soi* deux formes.

— Et comment î

— La première fois comme absolue et déeenroyala; h seconde fois, comme démocrate et révolutionnaire.

— Je vois avec beaucoup de satisfaction qu'on a compris» Retenez doue bien , je vous prie, ce rapport des deux prophètes : il est très important* — Voua le voyez m clairemeol dessiné daas ma cinquième colonne : — voilà la béte sons ses trois formes; et voilà comment le Saint-E«prU,pour nous faire dans saint Jean Vbi$tpire cjiee màpoes dévolutions <jaV vait déjà vues Daniel , lui présente L'Empiae encore par trofe fois. — • n le lui avait, montée d'abord coome impérial et païen : c'est avant l'apparition de la petite eevne* mais il yetit ensuite lui faire saisir à l'oeil les deux> grandes périodes 4w* lejujuelfeft se devra diviser après cela ce tempe de la y petite corne. — Comprenez-vous, mas araisî— C'est comme si, par exemple, deux historiens, l'un concis et l'autre prolixe , nous voulaient faire l'histoire de Jésabel. Le premier

pourrait 11009 dire seétement : k JéArfhèî, réUie iiûporé et méchante , il la guerre à Dieu driwtnt te tlëts d'tfn sièélé ; » mais l'autMy ni oomplatsartt à pWs de détails, nous ferait èû taris taUeatfxte récit de ces ttéttfeiutttâg ara*. — Dan* Ië pifô- Hier, ce sertit Jésatet, àtf Agé dé «x*ept âfti, jttWVâht* Sfc don pour épouser Admb, fraMMf, àftffatyhntë ef lëfe&rfe. flâiri le second, oé sératt; Hngt an* plciâ tadd , là rttèifté rehtè à H mort de son mari, fardée, impuderite , tààiàhë, impérieuse, et sous des restes de betat* IhMutii ttit défit sftr tari Visage l'odieux caractère qui fit mourir Naboth. Enfin, dans lié &*-' sième, ce serait bien toujours Jésab*); ftfti* fidfflé, àihttgfte, édefltée, m dièattt pw^hêté*», stifeière et tôéNIUht à 11mpureté de son ktefctftrte leé s&hrittfttfs' de Dléù, ^- Eh Me», voilà qui tous rapréafeite te tfoftblè tràvéil de Daniel et d* Jean sur l'Antichrist. — Daniel est concis, mate Séàtt tè detetoppe- et pt*n* M déwrtoppei', if ëtrçfoië trôtt «MeKfr. Dana tous H* Crois , état bieft tdttjotiré la bête: et dâni lé* deux derniers, toujours le béte' députe Pàppatkteii de è£ petite corne; tonjouie rampte et PAntichrist; Mais* avèb des transformation qui, cbaqtie toW , pétfficttoriùéftt et cbtàj^ teat te draine. -*. Bt dé niétaë qu'à Satarfrfe on VoltéAfinla reine Jésabet Jetée fcar la- ftttéttfe e« ihârfgée par leséhfeiré; de même on vewa date M terte prdpiéffqoe là éràitftë prostituée dés derniers temps- mangée pas les SbL rote latins : M* dévoreront aussi ses cbifts; H p&tnë eu re$tewi-tll , comme de Jéstitel, te crtae, tes pied^etle^pautriefedes deux mains.

Ainsi doue, cher* efifaàts , tàtttrttê vous vetoefc de te voir , te temps dé la petite corne de Daniel comprend deux périodes dans saint Jean. — Je désire que l'un de vous me led nomme encore une fois , soit quant à l'Empire , soit quant à ItëgKse. — Ne craignons pair de nous Répéter , parce que

3*8 LBS PENTAPLCS PftOPHfrriQUES.

l'objet est d'une haute importance. — Ayez, je vous prie, les yeux fixés sur mes pen tapies, à la région du fer, à h mquième colonne, et répondez-moi. — Dans la première è ces deux périodes correspondantes an temps de h petite corne, je veux dire, danscçlle de ces deux périodes qui coumenoe à l'invasion des barbares et qui finit à la Revotai» française, que devient l'empire politique des Latins?

— Il devient décemroyal.

— Et dans la seconde de ces deux périodes, que devient-il?

— Il devient démocrate.

— Voilà pour la Politique; parlons de la Religion. —ta la première de ces deux périodes, la période des dix rois ibsqjus,, que devient la petite corne ou la grande malfiriam* ecclésiastique?

— Elle devient surtout un empire ecclésiastique, s'aiW de faux miracles, et faisant qu'on fesse mourir les saints.

— Et dans la seconde, que devient-elle?

— Elle devient surtout une Babylone, une Rome idotèfc, corrompant les nations et ivre du sang des saints.

— Très bien; j'aime à voir qu'on a compris le sens finéral de ces deux derniers tableaux. — Je n'ai point ew#* voulu vous exposer les emblèmes qui se rapportent à kB^ ligion dans ces piêmes périodes ; mais j'espère vous en présenter une explication plus ample quand je vous aura M connaître l'Homme de péché.— Pour le moment, consdéfl* les seulement avec attention, tels que vous les pouvez ?<* ici dans ma cinquième colonne; parce qu'ils nous àesào& avec une étonnante précision et par des traits tout nouveau! les caractères de la petite corne. — Quels sont ces traùsao** veaux? sans les comprendre tous encore, vous pouvez nw» indiquer, — Et d'abord, pour la première période, à côté*

l'apocalypse. 389

la béte décemroyale , qu'est-ce qui remplace ici dans saint Jean la petite corne de Daniel? qu'y voyez-vous?

— Ce qui remplace ici dans saint Jean la petite corne de Daniel pour cette première période , c'est la béte aux cornes d'agneau , appelée « le Faux Prophète. »

— Et pour la seconde période, outre la bête révolutionnaire, que voyezr-vous? Qu'est-ce qui remplace et représente ici la petite corne?

— C'est cette femme prostituée, symbole d'une église ido-f Utre , qu'on voit à cheval sur la béte révolutionnaire , la grande Babylone.

— Très bien. Regardez donc, je vous prie, de plus près maintenant ces admirables symboles , pour qu'ils vous deviennent très familiers avant le moment où je reviendrai vous en donner l'explication. — Ne voyez-vous pas ici, dans la période décemroyale, à gauche de la béte romaine, cette autre béte qui monte de la terre ? Elle a deux cornes semblables à celles de l'agneau , mais elle parle comme le dragon ; elle « exerce toute la puissance de l'empire politique des Latins « en sa présence, » et fait que la terre adore cette première béte; elle séduit par de faux miracles les habitants de la terre; eUe. leur commande de faire une image à l'Empire; elle donne une âme à cette image; elle fait que tous ceux qui ne l'auront pais adorée soient mis à mort, et que personne ne puisse acheter,. ni vendre/s'il n'a la. marque, ou le nom de la béte, ou le nombre de son nom; — et ce nombre est 686. — Voilà d'admirables emblèmes, riches de sens prophétiques et tout pleins de lumière. D faudra les expliquer.

Et dans la seconde période , qu'est-ce qui frappé vos regards sur la béte ou sur l'Empire désormais démocrate? — Ne voyez-vous pas cette église idolâtre, montée «sur le dos de la Révolution? je veux dire, cette grande prostituée « assise

390 lis pnrrANjg naoriiéTiQUBS.

f sw 4es peuple*, des feules des nations et deg tangues; s c'est Rome! — Hepedet-la bien! «De est uétue de violet et d'tatfiate, perée d'or, de perles et de pienes précieuses; ^Oe tKfttep su mû* mie coupe d'or pleine de$ abommations de l'impureté du vin de se prostitution; elle en eqme les hafettqptf # la tewe ot leurs dix sois; sur son front il y a ce nom fcpt : Mystère 1 et ce mystère, le voici : « Le grande Babykme, la mère des impudicités et des abominations de la terre! a G'eajt du i&ng des saints et des martyrs de Jésus qu'e&e est we; elle ft* cwit assurée, s Je suis reine, » dit-elle, % je ne verrai point de deuil 1 » Et quand Jean la voit iwe d'un tel W, il est safei tm immepse étonwtneutl

dm* enftatf, vouq réprouverez bientôt comme moi : tous ew ettHèmes, quand vous oonuataec F Àntiehfist, vousiemptfrwt l'fatm d'fiu respect nouveau pour les Écritures de netae Heu; etc tandis que vous admirerai leur ptéciskm difine et le riche plénitude de leur sens prophétique, ils voue aMest^eoqt que la main qui les dessina ne peut être que celle qui a créé le mondf et qui fait marcher en ordre Coule Var~ mée des cieux.

— Mais ici, quant à ma cinquième ook>na* , je voudrais que l!un de vespe me dit encore une fois comment tout cela doptfaic.

— ? fiefat dpi pair eu ce que les dix vois dàpocratkjoee haïront la proatitpée, la dépoufflerooé et la Paieront an feu.

-r Oui, mfis après celai

— Après cela, la% béte eHe-méme et le feux prophète périront également.

— Et après oela %

— Après «la, Daniel dit (au verset t7) que « loue les s royaumes de la. terne seqpnfc donpés au peuple des sainte. »

i/AMCALYPSfc. 394

— 0»i ; mais saint Jean t Voye* son éhapitre XX.

— daim Jean dit , en son chàpfae XX, qu'alors le serpent ancien^ qui est te diabte et Satan, sera lié pour mille ans , et que les fidèles ressuscites vivront et régneront avec Christ

-♦-Très Men , c'est la première réstrrrectfoto. Et dans lé même ehapitve , après les derniers frfoihphés de Jésus-Christ sar i'ememi des Ames, H ajoute t « Et je vis un grand trône « Wano,et quelqu'un assis dessus, devant lequel s'enfuirent ta « terre et le ciel ; et H neftrt phisfréavé de Heu pour eux. — c Bt je via les morts, grand» et petits, qui se tenaient devant « Dieu ; et des livres (les livres des œuvres) furent -ouverts ; et « il fut ouvert aussi un autre livre, qui est celui de la vie , et « les morts furent jugés d'après les choses écrites dans les « livres, selon leurs œuvres; et la mer donna les morte qui « étaient en elle ; et la mort et le lieu invisible donnèrent les « morts qui étaient en eux; et ils furent jugés , chacun selon « ses œuvres, selon les œuvres écrites dans les livres; et quiet conque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de la vie fut «jeté dans le lac de tm** :

Telles seront les dernières scènes. — C'est alors que paraîtra un nouveau ciel et une nouvelle terre où la justice habitera : le premier ciel et la première terre auront disparu; la mer ne sera plus; et la nouvelle Jérusalem descendra du ciel de devers Dieu comme une épouse qui s'est ornée pour son mari, a Ce sera le tabernacle de Dieu avec les hommes. Il a habitera avec eux , ils seront son peuple ; Dieu lui-même et sera leur Dieu avec eux ; et il essuyera toute larme de leurs « yeux; et la mort ne sera plus; et il n'y aura plus ni deuil, a ni cri , ni travail ; car les premières choses seront pas- «sées. »

Chers enfants, adieu! —Vous pouvez emporter ce tableau

392 LES PBNTAPLBS PEOPBfrriQUES.

pour en faire quelques copies ; les plus habiles les tront aux autres. — Adieu.— En attendant, préparons-nous à ce grand avenir; et puissent nos études sur ces divines prophéties nous y avoir disposés les uns et les autres!

C'est donc dimanche prochain , s'il platt au Seigneur, qat je vous ferai connaître la Petite Corne et l'Homme de péché. Après cela, viendront les versets de Daniel qui nous récitent les dernières scènes de ce drame solennel du» sm chapitre VII; puis, passant enfin au chapitre vm , qui no» fait contempler à son tour les destinées de l'Orient , nous serons ramenés encore une fois à ces grandes révélations du dernier jour.

FIN NJ TROlSlèMB VOilHE»

sua in lbqons de ce volume.

a. Édition latine ; chap. VII, page 50. — Sir Isaac Newton : « Ad Danielis prophétie vaticinia observât. » Opos posthumum , AmsteL 1737.

b. Ces t par ce nom de Surveillant qaenou& avons toujours traduit ce terme d'fcFMMfaoç, dans noire version suisse du Nouveau Testament. (Lausanne 1839; Lyon 1849.)

c. Gregor. Regist. Lib. VII, p. 881. (Bened. Edit. ; Paris , 1805.)

d. Rev. James Hamilton : « The mount of Olives. » Lect. VIII, ' p. 192. ( London, 1846.)

LEÇON XXXVffl.

a. Commenter ûber das Bach Daniel , von Hâvernîck, Hamburg ,

LEÇON XXXJK.

a. Page 393. — Sahcti Gregorii opéra, (fearisiis. 1705.) Àegist. Epîst.. Lib. V, indict. XIII, p. 147.— Epist. 20, 18, 19, 33.

6. « Leçons de M. Jehan Calvin, sur le livre des Prophéties de Daniel.»—Translation de latin en français, p. 102. (Genève, 1562.)

c. « L'Apocalypse avec explication, » par messire Jacques-Bénigne Bossuet, évéque de Meaux, conseiller du Roi en ses conseils, premier aumônier de Madame la Dauphine. (Paris, 1689.) Pages 206-207*

di Guerre des Juifs. Livre VII, chap. IV.

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