VINGT -NEUVIÈME LEÇON
Daniel, ch. VII, t. 7, 19 et M.)
7. Après cela, je regardais dans les visions de la nuit, et voici la quatrième bête , qui était épouvantable , affreuse et très forte : elle avait de grandes dents de fer ; elle mangeait et brisait , et elle foulait à ses pieds ce qui restait.
49. Alors je voulus savoir la vérité touchant la quatrième bête, qui était différente de toutes les autres, et fort terrible; de laquelle les dents étaient de fer, et les ongles £ airain ; qui mangeait et brisait et foulait à ses pieds ce qui restait.
23. // me parla donc ainsi : la quatrème bête sera un quatrième royaume sur la terre, lequel sera différent de tous les royaumes, et dévorera toute la terre et la foulera et la brisera.
Nous voici donc appelés à reconnaître dans tous ses traits ce quatrième empire, qui, sous des formes diverses, doit persécuter l'Eglise jusqu'à la fin des temps et jusqu'à ce que le Fils de l'homme revenant sur les nuées, tous les peuples, les nations et les langues lui soient assujettis.
BIENFAIT DBtf MtOPHffTfK». 65)
J'aime à penser, chers enfants , que , nonhseulément l'ensemble de cette vaste prophétie- répandra de bientoisantes clartés sur les études de votre jeunesse et sur tout le cotirs de votre vie, maïs qu'aussi les heures fugitives, consacrées de semaine en semaine à en étudier les détails, nous apporteront chacune leur bénédiction , et qu'en particulier cette de ce jour pourra servir à raffermissement de votre foi , bien qu'elle nous appelle à des récits ingrats en apparente sur les destinées des Romains.
Vous verrez, en effet, qu'en lançant pour nous comme un
grand éclair sur toute la suite des empires, cette prophétie
répand aussi par là comme un jour bienfaisant sur les moMfr-
dres objets.
Je vous le ferai comprendre»
Quand , pendant la nuit , à l'entrée de l'hiver, un pauvre voyageur, un flambeau dans ses mains, s'élèvq sur nos mon*, tagnes vers l'hospice lointain où ses amis l'attende»*, il découvre bien sans doute près de lui , sous le§ tueurs vacillantes de sa lampe , les objets qui bordent le chemin ; mais jugez de ses angoisses, de ses incertitudes, de ses tonguas fatigues ! Alors, quel bonheur pour lui , si tout à coup, pendant qu'il marche comme à tâtons, uix brillant éclair des oteu* vient jeter sur toute la nature une immense lumière, et si dans un moment toutes les montagnes lui apparaissent depuis leur pied jusqu'à leur cime ! — En un clin d'oeil il a tout vu, le chemin; les rochers, les. forêts, les lacs, les torrents, les précipices; et bien loin , bien loin , mais avec évidence , l'objet tant désiré, le bienheureux hospice , la demeure chérie où son père lui a donné rendez-vous, où ses frères sont déjà réunis et où tendent tous ses vœux. — Quel soulageaient et quelle joie l — Désormais il s'oriente; il sait où il est ; il ne peut s'égarer ; il ne craint plus les précipices* il en a vu la place ; ni ja \pnr