LA BÊTE DANS LES GAULES
Et cette bête, nous est-il dit à la fin du verset 7 , avait dix cornes. Ce dernier trait est trop important pour que nous l'examinions dans cette leçon : ce sera, s'il plaît à Dieu , le sujet de la prochaine.
On ne me récitera donc pour dimanche que la dernière sentence du verset 7.
ïftÊtftE Et tJNËÉS LEÇON.
(Daniel, ch. ni, t. 7.)
Et elle avait dix cornes.
H nous reste une question très importante à résoudre , pour avoir achevé le signalement du quatrième empire et les grands traits de son histoire. — Qu'est-ce que ces dix cornes? en d'autres termes, qu'est-ce que ces dix rois qui doivent s'élever de ce royaume y comme il est dit au verset 24? — Voilà cette question.
Certes, c'est une étrange conception que celle de dix grandes cornes sur le front d'une bête ! Vit-on jamais rien de semblable dans les créations de Dieu ? Il est donc évident , dès le premier aspect, puisque ce tirait est si saillant sur la tète de la bête romaine, et puisque même (comme je vous l'ai déjà fait remarquer) cette bête, en reparaissant par trois fois dans l'Apocalypse , s'y remontre aussi par trois fois armée de ces dix cornes, il est , dis-je, évident que ce trait extraordinaire et permanent de la prophétie relative aux Latins, devra correspondre également au trait le plus extraordinaire et le plus permanent de leur histoire*