CONVERSION DE CONSTANTIN
siècles immémoriaux, vont tomber bientôt si bas que dans un siècle on n'en parlera plus sur toute la terre que comme on ferait d'un conte de fées ou d'un rêve de la nuit! — Désormais, c'est la religion de Jésus-Christ qui se répand comme la lumière d'un bout du monde à l'autre. Des chrétiens, sortant de leurs retraites ou de leurs lieux d'exil, reparaissent de toutes parts; des milliers d'hommes, admirateurs jusque-là secrets de la foi des martyrs , se déclarent pour Jésus-Christ et demandent le baptême. La sainte Bible, partout recopiée, se dissémine en tous lieux ; des missionnaires la vont porter aux peuples éloignés; des écoles chrétiennes, des oratoires , des temples, des basiliques superbes, s'élèvent dans tout l'Empire; et c'est ainsi que des milliers d'âmes, amenées par le bruit de ce grand événement à la connaissance de Jésus, entreront dans les chemins de la vie éternelle.
Cependant , mes amis ( il faut hélas aussi se hâter de le dire), ce magnifique triomphe, accompagné d'abord de tant de bénédictions spirituelles , porta bientôt des fruits empoisonnés et désola les églises de Dieu ; parce que les pasteurs, dès lors trop honorés , avides du pouvoir , amateurs de la louange et négligents de la Parole sainte, se montrèrent bientôt hostiles aux doctrines de la grâce. — Alors parut Arius, qui niait ( comme on l'a fait encore de nos jours ) Téternelle divinité de Jésus-Christ , et qui , répandant ses premiers poisons dans Alexandrie d'Egypte, trouva partout des sectateurs. Les évoques de cour , les prêtres mondains , les troupeaux incrédules l'accueillirent pour un temps dans tout l'Empire. L'Église était entrée dans le siècle : le siècle entra dans l'Église ; et ce fut ainsi que de larges chemins forent préparés à « cette grande apostasie » que saint Paul avait prédite , et dont je vous montrerai bientôt la place au milieu des dix cornes.
4t6 L&QON MM. — DA». VII, 7.
Voilà donc, cher» enfante, le premier des deux grands événements qui signalèrent le règne de Constantin ; mais, quel fut le second?
— Ge fut la fondation de Gonstantinople et le partage du monde en empire d'Orient et empire d'Occident.
— Oui ; celui d'Orient, où Ton pariait grec 3 et oetni d'Occident, où l'on pariait latin. — Constantin qui, pour mieux éteindre dans Rome les derniers souffles du paganisme, pensait à se faire une autre capitale , reconnut dans l'admirable position de Byzanoe entre deux mers, aux portas de l'Orient et de l'Occident, tout ce qui pouvait convenir au siège d'un grand empire. — Peu de temps lui suffit pour en feire la plus bette des cités. H y avait fait venir tous les architectes ha (dus Illustres de l'univees avee des armées d'ouvriers; et telle avait été l'ardeur de son travail, qu'au bout de deux ans eette ville, à laquelle il donna son nom {Comtantm^p^Us) , présentait tme splendeur accomplie > non seulement par son oapitole , ses cirques, ses obélisques , ses aras de triomphe* ses porte, ses temples et ses .palais, mais aussi par une cour brillante , par un sénat imposant , et surtout par un peuple immense , à qui Tan faisait , comme à celui de Rome , des distributions -amulettes de froment tit de vin 5 en fcorte que bientôt la Rome de Constantin devint très supérieure en magaifieenee à celle même de Romuius*
Ce fut le dimanche , 401mai 360} qile ee /prince, avee dos prières et de grandes poinpes , en fit la dédieade solennelle « a|i Dieu des martyrs*, s Et voici qui vous intéressera ; pour les représenter, ces martyrs, par leur plus beau modèle , de* vinez de qui l'on érigea la statue colossale en airain, au milieu du Forum.
—De Daniel?
— Oui, de notre Daniel dans la fosse aux lions; de Daniel,
empire d'orient et d'occident. 4*7
calme , plein de paix et délivré de tout mal , « parce qu'il avait cru son Dieu ! »
J'ai dû vous faire Connaître, chers enfants, ces deux grands fints de la vie dé Constantin ; parce qtfe îe second, cofrtime le {Anémier, èervit puissamment ( et faiiis le Verrez bientôt) ft pté^tèr fefe cheminé de fc la petite côrHe 0 bu de * ITrômme Hè péché.»
Je himeis ïci ïtevkHÎ Vèk feui ïfotre Miciénhé éarte ttë fà Mît fflphêtiqiik {{) J Voué ne l'avez saris doute pMht mibliée : je voiidtofé qtiè vbttë $ trotfVa&iëz avec mtf la limité nêk Bëûk ttnpif es tfCWtertt et WObtidént. ±- Rien n'esft plus flkëllè. — Yctos partez dèk bouches du Wiin , où des tharâïs de fa Hoflfehflfe , et Voté rferfiontèz te fleuVé jitequ'âu point le plfis te^ri-bcHé dé&'Sbàrcefe du Danube , & fégMe distance dé StfaSBdtirg et de Bâte; de là , vous âfesfcâadéz ve fleuve jettïjtitt fcfelgtàfle (l'antique Sirigrduiifcim ) , *û cottfluéht db là îfaVe; ftafc, ttfaiit à Diïrazïô (l'afnlî^uë DyArcchîàifc), §1* VAflWStiéjufe , Votïs traversez éetté me* fet la Méditerranée , ^f>tir «lier eh 'Àfliqrfe 4 ft fcratkte S^tfle (Hu #ttfe dé la Sl&i* à l'est de Tripoli), vous enforifcer jtfâ^éS Wi frétai »éëe*t.^- ^àVëfaëfcfttàs'de fcétfe ffghe de tt&riàftafianï c*r elfe vbus MWà ^s ttiiiife fefts îiôtir léfe ptophètfes qtfi Vôrfrstfvrê'. Iffeut fo'cftti'fest 4 drbfté*, qtiànfl Vous rtgâWlefe te «ôfcd, M, «itacrél^firê d'Otietit ; tôiit cèqtti tét à pidhè , rettfefcè UtfcBldfeiit. À: gfogrfe , On parfefa latlh ; * «Wflfe , ce «fe 4è
Aitfsi 3e ]p8fes& donc le ^uatrièWè^iède'; ihais Je me hâte fërs îë nÂ<!fuîétoie : c'est 'celui de nos fit cbrffes. — Qu'toîva-WrenfiA,versréi4ÔI()ï
— ta grande Invasion des Barbares , qAi fe pattagètefA
(i) Voyex. Vol. l«% ebap. H, leçon VI.
épître (c'est la seizième) à une demoiselle nommée. cipia, a cette ville k son tour a été prise , ou plutôt « péri par la faim ^vant de tomber sous l'épée ; et dans] « telle désplation, à peine a-t-on pu trouver chez cette « cité w1 ReÙl nombre de citoyens qui pus^epf $tpe çnley, — Je vpu§ le répète , npes amis, cett£ gvsp\fe révjpjuty cinquième siècle J>ouJ|eversa tellement Routes cluses , 4 coupé notoire en dçyx , et qu'en lisant les événsi qui l'ont suivie , vqu,s pourriez croirç qu'il s'agit d'un monde, si vous n'entendiez encore <te temps en temps que ancien nom, tel que Borne, Milan, Ravenqeç, le ty; le RJiin !
Je vous ai dit cps dix rois et ces dix nations gothps jetèrent alors sur l'empire des Latins. Je piç propose plaît à Dieu, de vous tracer dimanche leur histpire quelques détails ; mais j'af désiré , av^pt d'en venjr là, avoir mis sous les yeux cette petite cartp quç voicj. — l'empire des Latins , où j'ai marqué les étabjjçsppaenl chacun des dix rois. — Vous voudrez biea l'étudier ^yeç i pour dimanche prochain ; et pour cela j'invite les ^lus ex< d'entre vous à venir la copier dans Içs sallps de l'Or^toh sortir de cette leçon.
Je tiens à vous dire , chers enfants, que tous les hist< font à peu près la mêjne nomenclature que moi de tojis] peuples barbares quj se partagèrent alors l'empire Romains ; si ce n'est peuf être qu'ils en comprennent quelques autres, comme les Allemands, les Anglo-Saxoi les Huns, que je n'ai point indiqués dans ma liste , parce leurs royaumes étaient en dehors de la terre prophétie ils n'en tirent point partie, je vous le montrerai plus tarcLj
Vous vous rappelez, sans doute, la carte que M. Las Ci l'ami de Bonaparte, a mise sur le même sujet dans son
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