‹ Daniel le prophète, exposé dans une suite de lecons pour une école du dimancheChapitre 61 sur 198 · LB8 VANDALES DAKS ROME · texte numérisé non relu

LB8 VANDALES DAKS ROME

rent sur les siècles suivants une longue et vive trace de lumière. Les plus beaux sont sa « Cité de Dieu, » ses a Commentaires sur les Ecritures, » ses « Traités sur la grâce, » et surtout ses admirables « Confessions, » où il fait, devant Dieu et dans un esprit de constante adoration, l'histoire de ses erreurs et de sa conversion.

Cependant, les Vandales, onze mois après la mort de cet homme de Dieu, prirent Hippone d'assaut; puis ensuite, Constantine; puis enfin, tout près de Tunis, la grande Cartilage, en 438. — Bientôt la puissance de ce nouvel empire devint énorme; car non seulement Genséric retendit sur l'immense ligne des rivages africains, depuis l'Atlantique jusqu'à la grande Syrte, mais encore ses Vandales, montés sur des milliers de navires, s'en allaient chaque année porter l'épouvante et la désolation sur quelqu'une des côtes de la Méditerranée. C'est ainsi qu'il s'emparèrent de la Corse, de la Sardaigne et de la Sicile, jusqu'à ce qu'enfin même, en 455, leur terrible Genséric débarquant inopinément, à l'embouchure du Tibre, à la tête de 300,000 soldats, entra dans Repue à son tour, comme avait fait Alaric, mais pour la piller pendant quatorze jours et quatorze nuits, pour en enlever toutes les richesses, et pour transporter à Carthage les plus belles dames de l'Empire avec d'innombrables captifs. — a Où voulez-vous que nous conduisions la flotte? » demandaient chaque année les pilotes vandales à leur roi. — a Où nous conduiront les vents et la vengeance de Dieu ! » répondait Genséric.

Cependant «ces vents et cette vengeance de Dieu» ne portaient, après tout, que la deuxième de nos dix cornes, le terrible roi des Vandales; tandis qu'il en était bien d'autres venus plus tard et occupés dans le même temps à consommer leur œuvre contre l'Empire. Je vous en avais déjà

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compté trois, les Visigoths, les Alains et les Soèves ; mais je désire vous présenter encore aujourd'hui tes Francs, les Gépides et les Burgundes.

Les France, qui étaient aussi des Goths et qui pariaient allemand comme tons les autres, vinrent tous léWroî Theudemir, en 407, et sous Pharamond, en 4t7, s'établir dans la Gaule, à laqfueHe on a donné dès lors le nom de France, comme à ses habitants celui de Français. — Les Gépides étaient, noua dit Procope, l'une des plus puissantes nations Go thés. Vainqueurs des Huns sous Ardaric leur roi, et quittant la Hongrie tranè- danubienne qu'ils avaient fait nômmpr Gépidie, ils passèrent le Danube et fondèrent sur la Save, en 553, le royaume de Sirmium, s'établirent en Styrie où leurs rois se firent donnée quelque temps le nom de rois de SMnium , et commandèrent entre le Danube et les Alpes.

Les Burgmides cm Bourguignons qui , chassés: de la Germanie septentrionale par lès Gépideô , s'étaient déjà fait donner, en 407, des terres en Belgique, traversèrent de nouveau le Rhin en 43$ , sous leur roi Gundioch , et se constituèrent un royaume : en Savoie , depuis le pied des grandes Alpes jusqu'au Rhône ; en Suisse, depuis les bords du lac de Neuchatel jusqu'à celui de Genève ; et en France , depuis le Jura jusqu'à la Saéoe (i).

Les Burgundes qui vhirèrtt sur nds rives n'étaient point de méchants hommes. JeHsâltf récemment des vers de ce tempslà qui les dépeignent assez bien. Ces vers sont de Sidonius Apollinatis, riche Lyonnais , qui fut d'abord prisonnier chez les Goths, puis sénateur à Rome, puis évéque en Auvergne, et puis enfin, après sa mort, un des saints du calendrier des

(1) Note a.

LES WtyWNDES Et LES HUWfi. 469

papes. — Il noua représente nos Burguadea oomBod incommodes, sapa doute, mais bonnes gens, gnad» mangevra , disposés à chanter qjiand il* étaient lepui, et pommada* d'up temrre r*nce tapr% tangue» Qhevelura*.

Çtiod Burgunâio cantat èsculentus, h\ftêndèi\s àcido eorruttrt butyro (I).

Je ne vous ai , dans cette revue, présenté jusqu'ici que sept de nos dix rois, et cependant il faut qu'avant de vous quitter je vous fasse entendre , au milieu du tumulte de toutes ces nations gothes, des cris bien plus féroces encore d'un peuple hideux qui n'était pas de leur race , qui ne parlait point leur langue , et qui, malgré ses innombrables armées et ses formidables invasions dans l'empire des Romains , ne devait point y former de royaume, et n'a jamais dû compter au nombre des dix cornes. — Je veux parler des horribles Huns et de leur Attila, qui accouraient furieux des frontières de la Chine , et qui menaçaient l'Occident tout entier d'une ruine sans remède. Mais il est trop tard, chers enfants, pour que j'en parle aujourd'hui ; et je me vois , contre ma première attente , obligé de renvoyer à dimanche et la revue des trois derniers rois , et celle aussi de ces Huns qui venaient avant eux ravager l'Italie pour leur y frayer un chemin. — Ils n'appartinrent jamais , je vous l'ai dit , à la terre prophétique et ne surent que la dévaster ; mais Dieu les avait destinés à consommer la ruine de l'Empire, et à préparer, par leurs ravages mêmes, la place de nos dix rois. Nous les verrons dimanche.

Vous me réciterez donc , pour la leçon prochaine , encore quelques paroles qui anticipent, comme celles d'aujourd'hui,

(1) Note 6.

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sur l'ordre naturel des chapitres , niais qui parlent aussi de nos dix cornes et qui doivent par conséquent être exposées d'avance, pour ne nous plus arrêter quand nous aurons repris la suite des versets. — Je vous donne donc pour dimanche à me réciter seulement la première phrase du verset 49 et la première du verset 20 ; mais en vous souvenant que nous reviendrons à notre verset 8 le dimanche suivant.

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