LIVRE QUATRikME. Î
<Io printom])S plus lard qito dui'anl la paix et l’occiipatiou aiitricliicniic. Venise avait été triste un moment, à la veille de la tempête, an carnaval de I8t8-, la tempête venue, elle s’êtait, comme l’oiseau de meiv livrée joyeusement au vol de l'ouragan. Au liriiit des canons ennemis, la populaire comédie Dell' Ane mettait les Autrieliiens en scène dans de bouffonnes improvisations. Comme nos vieux (iaulois, les Vénitiens savaient mourir en riant.
Lis gramlcs opérations du siège étaient commencées. L’ennemi s’estimait trop certain de n’être pas interrompu du dehors : les puissances d’Occident, qui auraient pu secourir Venise, ne le voulaient pas-, la Hongrie, qui, trop tard, le voulait, ne le pouvait pas. L’Autriche, en appelant les armées russes des Carpatlies au Danulie, s’assurait pleine liberté d’action en Italie. C’est en vain que Tommaseo s'écriait, dans un pathétique appel à l'Europe : « La voix qui s’élève des lagunes retentira par le monde. Mallteur k qui ne l’écoute pas ' ! » Le tonnerre des batteries ennemies répondit seul k cette voix.
Le plan de ce récit n’est pas d’entrer dans le développement des faits purement militaires , dans ce qu’on peut nommer le technique de la guerre. La main qui a tenu l’épée a pris la plume \ le valeureux et savanit capitaine qui a été l’amc de la défense militaire de Venise vient d’écrire le siège de Venise ; nous ne pouvons que renvoyer a l’ceuvrc importante qui parait au moment même où nous écrivons, et qui est appelée k servir et k guider l’avenir comme k éclairer le passé de la lutte ita-
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