‹ Daniel ManinChapitre 125 sur 185 · LIVRE OLATRik.MF · texte numérisé non relu

LIVRE OLATRik.MF

i|u’il était prêt à expédier afin de traiter d'une composition qui assurât une roiidilioit politique coiu'cnable a son |>ays.

t'iie première conférence eut donc lieu, le 2 juin, au quartier (général ennemi, entre le ministre de Rrück et le général comte de Tliurn, d’uiie paît, et, de l'autre, les envoyés vénitiens C^lncci et Foscolo. L’entrevue fut courtoise, général ' de Tliurn n’était point un Ilayiiau; il complimenta même les Vénitiens sur la belle défense de Malgbera. Li's Vénitiens demandèrent l'indépendance de la ville de Venise, avec un territoire qui rendit son existence économiquement possible. M. de lirûck répondit que cette Imsc était inadmis.sible; que l'Autriche était fermement décidée a recouvrer Venise, et qu’on ne pouvait discuter que sur les conditions de la future constitution du pays. Et il lut aux Vénitiens un projet de constitution du royaume lombardo-vénète, puis conclut par une triple proposition, dout il laissait le choix k Venise:

1* Venise annexée au royaume lombardo-vénitien ; 2° Venise capitale d'un royaume véiictc ; 3* Venise ville impériale séparée, k la façon de Trieste.

' I.OS envoyés déclarèrent qu’ils étaient sans pouvoirs pour traiter sur de telles bases, et qu'ils ne pouvaient qu’en référer à leur Gouvernement.

De retour k Venise, ils furent chargés d’écrire k M. de Brück pour le prier de donner par écrit les bases du projet de constitution, et d'indiquer avec précision en quOi consistaient les garanties des villes impériah's (3 juin).

M. de Brück, dans sa réplique,, se défendit d'avoir fait des propoêHiom : il n'avail, dit-il, qu’exposé des idi-n. Le premier point d’une Constitution, ou pour la i»mbardo-Vénétie, ou pour

là V(;iiétic seule, esl la garantie de la natiomlité par la parlici|)ation (les disputés de ces pays aux débats du parlement de l’Empire, quant aux intérêts géméraux de la monarchie, et par rétablissement d’une diète nationale pour les lois particulières au royaume vénète ou lombardo-vénète. Les plus larges liliertés communales seront accordées à tout l’Empire. Les droits fondamentaux qui précèdent la Constitution de l’Empire seront appliqués à la Lombardo -Vénétie, avec les modifications que réclame le génie de la nation , surtout m ce gai regarde l'indépendance cl la suprématie de l’Église catholigue (3 juin).

Quant à Venise ville imiæriale stiparée, comme Trieste, et administrée par uu corps municipal qui aurait en même temps les attributions de diète provinciale, il en montrait les graves inconvénients jiour la prospérité de la cité.

La roponsc des commissaires vénitiens ’a l’étrange garantie de nationalité qu’oii leur offrait fut énergique.

M L’offre qu’on nous fait, » répondirent -ils, « c’est d’ac- V quiescer à une capitulation pure et simple. Tenez pour cer- » tain. Excellence, que le peuple de Venise, plein encore des > traditions d’une existence libre, habitué depuis quinze mois n à l’indépendance, d’autant plus affectionné ’a ses institutiims » nouvelles qu'elles lui ont coûté plus de sacrifices et de sang, » refuserait d’écouter son Gouvernement s’il lui )>arlait un tel » langage, et que, pour la première fois, on verrait naitre chez » lui la discorde et rauarcliie.

» .... En 1813, nous avons eu de grandes promesses^ » Votre Excellence reconnaît loyalement qu’elles n’ont pas été » lenues.

" » .\iijourd’bui, on ne nous offre pas même des promesses,

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