LIVRE QUATRIÈME
» mais de simples espérances-, el, en attendant, nne occnpa- » lion militaire d’une durée indéterminée.
M Sa Majesté rempereiir, dans une notiricatiun du 16 sep- » tembre 1848, promettait de faire du Lombanlo-Yénète un » royaume sépaa*, trilmtaire, mais ayant une existence poli- » tique.... Si l’on nous donne celte base de négociation, nous « sommes assurés que, particulièrement eu modifiant ce des- » sein par la sage idée de Votre Excellence de faire de Venise » la capitale de la Vénétie, nous recevrons d’amples jiouvoirs » pour mettre fin à la guerre (9 juin). »
Ml de Brück allégua, dans sa réplique, la Constitution du -4 mars 1849, laquelle établissait que la I.omriardo-Vénétie fait partie intégrante de l’Empire. Ceci résené, il ne s’agissait point de simples espérances, mais de concession effective des institutions qui seraient compatibles avec ce principe d’unité (11 juin).
Manin soumit à l'.Yssemblé-e l’ensemble de la négociation (15 juin). L’A.ssemblée jugea les propositions du cabinet de Vienne trop peu prêche» pour prendre à leur égard une décision prêche, et chargea le Convernement de demander les éclaircissements néxt-ssaircs, afin de savoir si l’on pouvait traiter ou non (16 juin).
Hélas! le fond ii’était que trop précw, quoique la forme ne le fût point. C’était l’absorption, plus ou moins complète, dans la monarchie étrangère! (ju'on juge de ce que devait souffrir Manin, réduit ’a discuter de telles choses!
Ce fut alors ipie l'.\s:;<‘mblée institua, cmnme nous l’avons vu, une Commission miliUiire avec pleins pouvoirs pour les choses de la guerre : elle créa en même temps, mais secrèle-
DANIEL IIANIN.
ment, une Commission diplomatique, purement consultative, « avec laquelle le GouTOrnement pourrait conférer pour tout ce qui concerne les négociations. »
Dans un temps où il eût pu garder l’espoir d’agir en grand, Manin n'eùl point accepté le partage du pouvoir exécutif; au ]H)int où en étaient les choses, il ne fit point d’op|)osition , et il laisî'a échapper des paroles qui devaient lui briser le cœur :
« Rétiiler à tout prix, ne veut point dire : faire la guerre éteruellanent; toute guerre se termine nécessairement par la paix, et cette poix est toujoùrs sultordonnée aux forces d(^ parties belligérantes. »
Il écrivit, le 17 juin, au ministre autrichien, que, dans l’espoir qu’on pourrait régler les institutions du royaume et ses rapports avec l'Empire, de manière à garantir le bien-être et la dignité nationale de la YémUie, suivant les propres expressions de M. de Brùck, il chargeait MM. Calucci et Lodovlco Pasini ‘ de reprendre les conférences,
M. de Brück donna rendez-vous aux agents vénitiens k Vérone, le 21 juin. Lodovico Pasini, tout aussi habile que son frère, fit expliquer nettement, dès l’abord, le ministre autrichien. Non-seulement le cabinet de Vienne mettait hors de débat l’unité de l’Empire, mais il n'enten<iait point admettre li^ Vénitiens a discuter le projet rédigé par M. de Brùck, sur l'ordre de l’empereur, pour la Constitution des provinces lomliardo-vénètes. M. de Brùck n'était autorisé k faire k ce projet aucun changement essentiel.
' Cetui-ci suit menu d’Aoedae, tprès «Toir traild avec l’eavoyé d« Kouutb.