‹ Daniel ManinChapitre 139 sur 185 · I.a discussion sur l'élat du pays fut renvoyée au lendemain · texte numérisé non relu

I.a discussion sur l'élat du pays fut renvoyée au lendemain

La séance du G août commença |>ar une funèbre discussirn sur les progrès du choléra, qui moissonnait |)ar centaines bab:tants et soldats, affaiblis par les fièvres de marais. Ces fièvrrs à leur tour s'irritaient et devenaient un viai typhus rivalisant avec le lléau asiatiijue.

(I Les hommes », dit Manin, « manquent |io':r transportiT et ensevelir les cadavres. — Les incendies allumés par les bombes et les boulets rouges multiplient de jour en jour, d'heure en heure. Tout le dévouement, toute l'infatigable activité des pompiers siilTisent 'a peine a étouffer les flammes toujours renaissantes. — Les munitions s'épuisent; les matières premières manquent pour renouveler la |M)udrc. La ganle civique est en partie désorganisr‘e par le déversement d'une partie de la ville dans l'autre. — Plus d’espoir au dehors'.... Los consuls et le commandant de la station française conseillent de céder, il faut prendre une résolution. Il faut que quelqu’un soit chargé de pourvoir pour tous, sauf ratification de !'.\s.semblée. — Il n'y a que deux systèmes jxissibles, ou résister jusqu’au dernier pain et au dernier grain do poudre, ou essayer 'a temps de traiter avec l'ennemi. — Pour le premier système, il est indis{>ensable (]ue ceux qui sont au prouvoir aient l’espérance du succès; soit lassiTtide, soit antre motif, j’ai le douloureux couiagc de dire que je n’ai pdus aucune espérance; mais d'autres sont ici qui en auront, et qui jiouiTont

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