‹ Daniel ManinChapitre 150 sur 185 · LIVRE yl'AmiÈME · texte numérisé non relu

LIVRE yl'AmiÈME

cause. Ma mission élail accoinplic; imc mémoire sanclinéc

par le martyre eût plus servi l’Italie qu'une triste vie traînée inutilement dans l'exil ' ! »

Il se trompait -, les années de souiïrance qui l’attendaient encore devaient porter plus de fruits pour sa patrie que n’eût fait sa mort par le fer aiitricliien.

I.e It août, on avait reçu la nouvelle de la paix signée entre rAulriclie et le Piémont; le 10, arriva de Milan la réponse de M. de lîrüek h la lettre de Manin du H. I.e

ministre aiilricliien répondait h M. l'ui'ocai J/nm'ii par des nv

proclies sur le rejet incomidiri- qu’avait fait naguère l’Assemblée des conditions qui lui étaient iiêi:ireu»rmeni oll’erle;: la prolongation itijiiiiifiabh de la résistance ne permet plus maintenant, disait-il, qu’une reddition sans conditions; néanmoins, comme nouvelle preuve de modération et A' humaiiké , le feld-marécbal Radelzki, tout on écartant tout nouveau tiaité, renouvelle aux Vénitiens la confinnation des concessions par lui offertes le 4 mai. Ces ofires niu! fois acceptées, les Vénitiens pourront s’adrt*sser au général Corzkowski, commandant en chef de l’armée de siège ’ , qui s’entendra avec eux sur le mode d’exécution.

I ne proclamation de Radelzki aux habitants de Venise accompagnait la lettre du ministre. Le tyran de la Lombardie adoucissait cette voix qui avait ordonné tant de fusillades et de conflseations, pour parler de la Ubtrié legale et du jtrogrét modéré garantit par b's promesses du gouvernement im|)érial ’.

* Notes manuscrites.

> Il venait de remplacer d'.Aspre.

’ D'après des copies des pièces originales.

Le; condilions de RadelzkL. c’était la retlditioii imnu^iak de tous les forts, des arsenaux et de la ville entière, qui seraient occupés par ses troupes, la remise de tous les bâtiments de f^erre, de tout le matériel et de tout ce qui appartenait au trésor public; la consignation de toutes les armef appartenant â l’État et aux inrticuliers. — Il consentait an départ de toutes les personnes qui voudraient quitter Venise par terre on par mer; il accordait un pardon général â toue les thnple* toUau et tou$-oJjSciert des troupes de terre et de mer.

•\insi tons les ofliciers de l’armée et de la flotte seraient condamnés ’a s’expatrier avec les quarante citoyens qui devaient être nominativement désignés (tour l’exil. Kn outre, la proclamation ne parlait plus de la reconnaissance du papiermonnaie, offerte le 4 mai, moyennant réduction. Les Antricbieiu montraient leur bonne foi accoutumée.

Cette réponse, Manin avait dû la prévoir. Tous les déchirements du juillet et dn 6 août ne s’en renouvelèrent pat moins dans son âme. Le malbeur, attendu, ressenti cent foi: d'avance pr notre prévoyance, n’en frappe ps moins commt une calamité nouvelle, au moment où la pensée devient ui faiL — Que faire cependant? — Les raisons qui, le 6 août ont ^t dire â Manin : « Je n’ai pins aucune espérance! » son devenues bien plus pressantes. On n’a plus de vivres que pu quelques jours. Eùt-ou essayé ces prquisitions, ces visite domiciliaires dont il avait été question dans l'Assemblce qu’on n’eût rien ou presque rien trouvé. Les déclaration des particuliers, en répnse aux demaiHles des Commission de subsistance, avaient été faites avec une fidélité san

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