LIVRE CI.NOLIÈME
jours i il y aura toujours eu Italie uu foyer de trouble, une occasion de (guerre , qui menaceront le repos de l'Europe et ne lui permettront pas de compter sur une paix durable. »
Peu de temps après, Maiiiu écrivit plusieurs essais d'un proj^ramme de conciliatiou a proposer aux patriotes italiens. Sou cri de ralliement était : Indùpeudawe . union; plus tard, il remplaça le terme d'wuon par celui d’uni^cation, qui |K)Uvait s'appliqntM' a la fois à la forme fédérative et à la forme unitaire. Pas de transaction avec la dominatioti étrangère; pas de lélHiraiisme; m deux Italies, ni trou ou davantage-, mais un; Italie, soit fédérative, soit unitaire. Alliance avec la France, quel que suit son gouvernement, si elle fait la guerre à l’Autriebe. L'insurrection italienne doit sacrifier ses préférences, en fait de formes ou de personnes, si c'est utTCSsaire pour arriver au but. Elle ne doit rien faii'c qui puisse aliéner ses alliés, la France uu le Piémont. Elle ne doit point touchera Rome, jusqu'à ce que les Français aient cessé de soutenir le |H>uvoir temporel du pape. Union, et non fusion des insurgés avec les armées françaises et sardes. A mesure qu'un territoire s'insurgera , <ju'il se forme une junte provisoire de gouvernement et une assemblée provisoire élue au vote universel; puis, qu'on se fusionne a mesure que le mouvement s'étendra. Après la guerre , la nation entière décidera. Jusque-la , pas de propagande de parti II feut que .Mazziiii fasse un sacrifice au bien de son pays; qu'il se retire de la scène politique, où sa présence ne peut être désormais que préjudiciable It la cause ' .
' 1) n’y (Tait U aacnne préveation , aucune boetilité penonnelle ; Manin reconnaiaaait amplement lea aerrioet de ce grand Italien, comme il l'appelait, dans le paaaé; mais il blAmait le présent et redoutait l’aveair.
DANIEL MAMN.
Il y a trois formes ailmissil)les pour l’ilalie : moiiarcliir unitaire, république fédérative, répuldique unitaire II faut choisir celle qui a le jilus de chances de réussite. La monarchie fédérative doit être aussi absolument ivjetée que les États entièrement séparés et indépendants les uns des autres.
La monarchie fédérative, dit-il ailleiii-s, ne serait qu’une ligue des princes contre les peuples, ou qu’un antagonisme qui rouvrirait la porte ii l’étranger. 11 y voyait tous les inconvénients réunis des mauvaises monarchies et des mauvaises républiques.
En juin l8oi, ce |n-ogramme fut approuvé par un certain nombre des liomm«*s les plus con.sidérahles de l’émigration.
Tandis ()u’il travaillait à préparer l'Italie pour l’action, il s’efforcait de prémunir ropinion, en l'rance, contre les leurres que r.\uiriche jette de temps en temps ii l'Europe. Un journal ayant écrit que « rxVutricIie elle-même était entrée dans la voie des réformes : « L'Autriche, » répondit-il, « le voulûtelle, ne jiourrait s’écarter de son ancien système de compression, indispensable pour maintenir forcément en un faisceau tous les éléments hétérogènes dont son empire se com|X)se. Elle n’est pas entrée, elle n’entrera jamais dans la voie des réformes »
« Aussi la désaffection des différentes races qui subissent ta domination, loin de diminuer depuis 18i8, n’a fait que s'accroître.
» Il est bon qu’on le sache : le Gouvernement qui oserait préférer ii la neutralité éqiiivorjue de l'.Vutriche * son inimitié
■ n« r<‘rorinrs piilitiqun! el libénilrc , sViiIpih).
3 Dans la guerre d'Orieiit.