‹ Daniel ManinChapitre 165 sur 185 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

» Le camp de l’opinion nationale unificatrice -,

U Le camp de l'opinion municipale séparati.ste.

» Républicain, j’élève le drapeau iiuiOcateur; vienne s’y rallier, l'entourer, le défendre, quicon(|ue veut que l'Italie soit, et rilalie serai » (l')-19 septembiv' 1855.)

« Le Piémont, » écrivait-il en e.vpli<|uant sa pensile et eu parlant des garanties à demander h la maison de Savoie, « le Piémont est trop fort pour être renversi' par une révolution,, trop faible jiour abattre son rival sans la démociatie.

» La féd('-ration serait , à mon avis , la forme la plus convenable pour l'Italie ; mais la fédération ne |ieut opérer runiticatioii que par la n'‘publiqne. Pour l’iniification, il faudrait que la diète fédérale, fût armée de grands |iouvoirs.... Les monarques n'accepteraient pas d’être ainsi réduits ^ la condition de préfets.... Tous les princes d'Italie, excepté le roi de Piémont, S4>nt aujourd'hui hostiles h la cau.se nationale. Cela simplifie la question et la rend bien différente de l’état des choses en 1848.

> Nons n’étions pas pré|>ar('‘s à la Révolution de 1848; il f«iit nous pré|>arer a celle (]ui est possible et désirable -, h celle qni peut éclater dans dix ans, dans cinq ans, dans un mois, demain I

» Sachons ce que nons voulons, et voulons-le avec une inflexible énergie!

» Le grand parti national italien com|irend tous les répnblicains qui aiment l’Italie plus que la République , et tous les royalistes qui aiment l’Italie plus qu’une dynastie quelle qu’elle suit. C'est le même paili qui, dans l’intérêt de l’Italie entière, défendit Venise, abandonnée de tous, du mois d’août 1848 au mois d’août 1849. »

Ain^i , |M)ur n‘sumer la pons<'‘c de Maiiiii , ne ])ouvant , dans IVlal de I'Eiii'oik' et de l’Italie, donner ’a son pays la forme de gonveriiemenl qu’il préférait, la république fédérative, H se ralliait ’a ce qui lui paraissait actuellement |H>ssible, la monarchie conslitutionnelle unitaire

Les |K)liliqiies anglais, quand ils croient devoir ménager l’Autricbe, déloiirnent volontiers la question italienne sur les gouvernements de Rome et de Naples, flétrissant ceux-ci et se taisant sur l’autre. Manin relève vigoureiisv>ment celte tactique;

« Tout cc qu’on a dit des gouvernements de Rome et de Naples est vrai, et, pour mieux dire, au -dessous de la vérité....

» Mais ce qu’on a oublié de dire, c’est que le gouvernement de rAutriebe en Italie est encore pire. Il l’est, il l’a été, il le sera toiijoui's inévitablement.

» Il y a cela de ])articulier dans les maux de l'Italie, qu’on doit les attribuer non à la perversité des personnes, mais à la force invincible des situations. L’Autricbe, le pape et le roi de Naples sont dans rimjxvssibililé de bien gouverner, quand ils le voudraient....

» La cotu'lusion de tout cela est bien simple : Qu’on aide le Piémont à chasser l’Autricbc de l’Italie; avec cela, la question nationale ne sera pas encore finie , mais nous nous chargeons du reste.

» .\idez le Piémont comme il vous a aidés sur la Tclieniaïa. l.a question italienne est aussi une question européenne du premier onire. Elle n’a d’autre solution que cclle-Ui.

* Ce qui ne veut pas dire la centralimtioH Bdiiiinistrative à ta française ; ne c.Tiifomloiis pat I

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