‹ Daniel ManinChapitre 49 sur 185 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

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donna sa UdalitTe d’ai^eiil , soûl o)>jet dt* t)iiel(|uc valeur qu’il possédât; les frères Be\ilac<)na donnèrent leur château; M. Giacomo Treves donna cent mille livres; MM. Giovaneili^ soixante-dix mille; une jeune fille dont le fiancé venait d’èlre tué par les .Autrichiens apporta son alliance ' !

Le 22 mai, une escadre sarde avait mouillé devant Venise; le 23, elle avait rallié r*>scadre napolitaine et vénitienne, et la flotte italienne combinée avait obligé l'escadre autrichienne de se réfugier dans le port de Trieste, puis avait sommé les Autrichien^ de restituer tes i)âtiments de guerre appartenant h la république de Venise, bâtiments qui faisaient le fond de l’escadre ennemie.

Journée' pleine d’heureux présages , et qui eut un triste lendemain !

Des nouvelles alarmantes avaient commencé â circuler sur Naples : le 24, on sut toute la vérité, le 15 mai , jour partout néfaste pour la liberté européenne, à la suite d’une (pierelle entre le roi Ferdinand et la Chambre, querelle qui semblait apaisée par une transaction, une insurrection prtielle et intempestive avait éclaté : étoiifTée dans le sang et le pillage, elle avait rendu â Ferdinand la force que lui avait dtéc le mouvement de janvier, et le premier usage qu’il en faisait était d’abairdonner la cause italieime et d’expédier un ordre de rappel â sa flotte et h l’armée. Déjà, antérieurement, scs instructions aux commandants de ses forces de terre et de mer, toutes

* E. Flasg , Venicf, lhe cilj of lie tra, vol. I, p. 426. — Koos aorons soavcDt à citer cr beau livre, et noos rmpranlerona dra traita nombreov ii ara tabteaux si coloréa et si véridiques. .M. l'iagg , ancien consul, était resté à Venise comme particulier et a suivi de ses yeux ce grand drame poUtiqne.

liaroilics a celles de Pic IX à Duraudo , inlerdisaicnt au pénéral de franchir le Pô et k l’amiral d’attaquer les Autrichiens sans nouveaux madrés; Charles-Alhert, il faut l’avouer, avait donne un prétexte au roi de Naph's en éludant les ouvertun'S faites, au commencement d’avril, par le ministère napolitain relativement k une lipu<^ entre les Etats italiens^ le roi de Sanlai;tne ne voulait pas limiter ses amhitioiis et n’acceptait qu’une coopération militaire sans conventions |K>litiques.

Sans la catastrophe du IS mai, le général Pe|ie, ce digne vétéran de la liberté italienne, et l’amiral de Cosa eussent certainement forcé la main au roi de Naples-, mais tout était changé. Peu connu du soldat (il était récemment revenu d’un exil de vingt-sept ans), et n’ayant pas les qualités éclatantes (pii saisissent subitement ou enlèvent les masses, le général Pepe ne réussit jtas a entraîner son armée dans sa généreusi' désol)éissancc : la très-grande majorité des troui»es na|K)litaines obéirent au roi (27 mai) ' -, deux mille hommes seulement, sur quatorze raille, olH-irenta la patrie et suivirent leur vieux chef en Vénétie *. L’amiral de Cosa , bientôt aprc*s, remit tristement k la voile pour Naples.

f.a défection des Napolitains faisait bien plus que comiienser l’échec des .Vutrichiens devant Vicence. Radel/.ki jugea le moment venu de n'prendre l’oITensivc contre Charles-.AllaTt. il n’attendit même pas du Tyrol un renfort considérable qui

' Il y eut 1rs sci'iics les plus tragiques, l'ii colonel, abandoniu^ de son ineiit , se brûla la cervelle; un autre fut foudroyé par une attaque d’apoplexie.

> Sur ces deux mille hommes, il n’y avait qu'un bataillon d’infanterie régulière , une Itatteric d'artillerie et une compagnie de sapeurs; le reste se coin- [Kisait de volontaires.

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