LIVRE DEUXIEME
«Icmaudc qu’au moins les agents anglais en Italie aient ordre de ne pas montrer un esprit d'hostilité contre l'Autriche.
Le 5 avril, lord Fonsonhy mande a lord Palmerston que M. de Kiquelmont lui annonce qu'une mission est donnée au comte de Harlig, pour arriver à une transaction en Italie s’il est possible. Point d’explication sur les conditions.
Le 15 avril, le comte de Dictriclistein , ambassadeur d'.Au- Iriche k Londres, écrit k lord Palmerston que la réconciliation qui va être proposée est « sur les bases les plus larges (|iii résultent du nouveau système [wlitique adopté par l'Autriche. » Pas d'autre explication; mais il s'agit évidemment d’une constitution k offrir k la Lombardo- Vénétie. M. de Dietrichstein réclame rinlluencc conciliatrice de l'Angleterre pour obtenir avant tout une suspension d'armes.
I.e 17 avril, lord Palmerston mande k sir R. .\bcrcromby, k Turin, d'appuyer fortement auprès du gouvernement sarde la sus|)cnsion d’hostilités et de recommander aux Lombards de prendre eu considération les propositions que le comte de llartig est chaîné de leur faire.
Le 20 avril seulement , lord Palmerston répond kla déjtéclic <lc lord Ponsonby, du 5, et le charge de dire que le gouveruemeiit britannique avait engagé le roi de Sardaigne k observer une stricte neutralité vis-k-vis de la France et de l’Autriche, conseil qui n’a pas été suivi; que, maintenant, c’est à l’Autriche k voir ce qu'elle a k faire ; que M. de Fiquelmont s’abuse entièrement sur l'état des choses en Italie (en voulant proposi r une constitution austro-italienne); que, quant k un arrangement pécuniaire, cela serait avantageux k l'Autriche, mais qu'il est douteux qu'il soit encore temps....
Ainsi , lord Palmcrston , le SO avril , non-seulement ne croit pas que les provinces italiennes acceptent une réconciliation avec l’Empire, mais il <loute mémo que l’Autriche obtienne d’elles une indemnité.
Le 2i avril, lord Normanby, ambassadeur d’Angleterre en France, mande a lord Palmcrston une importante conversation avec M. de Lamartine : celui-ci a dit qu’il était probable que Charles-Albert serait battu-, qu’un tel évrâcment compliqucn\it Ix’aucoiip la position du gouvernement français-, qu’il y aurait en France un grand cri pour aller au secours des Italiens. Il voudrait ne rien faire que d’accord avec l’Angleterre. Il a toutefois la pensée que les aiïaii-es de la Péninsule ne pourront jamais être arrangées que par un congrès ou une conférence; il souhaite qu’on s’entende la-dessus quand il y aura lieu.
I^c 27 avril , sic R. Alx-rcromby communique ses instructions au ministre des affaires étrangères de Sardaigne, le marquis Paretü, qui lui demande s’il coimait la nature des propositious <|'ue M. de Hartig est chargé de faire. Sir R. Alx;rcromby répond être entièrement sans informations a cet égard. Le conseil des ministres du roi de Sardaigne dépêche son président, le comte Cesare Ballx), de Turin au camp de Charles-.\ll)crt , fait approuver au roi la résolution prise par les ministres de rejiousser l’armistice jusqu’il ce qu’on connaisse les propositions de l’ennemi, et fait répomlrc, en ces termes, par M. Pareto, k l’amliassadeur anglais : « Nous ne croyons pouvoir U honorablement entrer en négociation relativement à la Lom- X hardie et a la Vénétie, qii’autant que le but pour lequel nous » sommes entrés dans ces provinces sera atteint ; » c’est-i-dire, comme le manda Charles-.AIbcrt au gouvernement provisoire