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scniimonts diiqnpl les agents vénitiens font du reste le plus grand éloge dans leurs dépêches, subissait eiieore les consé- <|uenres de l’impulsion négative donnée avant lui h son ministère en ce qui regardait Venise.
Durant ces incidents a Paris, l’ Autriche renouvHait olHciellemeiit 'a lord I*almerston les ouvertures qu’elle avait faites , officieusement a M. de l.amartine. Le 12 mai, M. de Fiquelmont avait annoncé k lord Pousonhy que le cabinet autrichien ex]iédiait k Londres le baron de Hummelaiiër, chargé de deux plans de transaction pottr l’Italie, le second devant être présenté au cabinet anglais simlemcnt s’il refusait son intervention en faveur du premier.
Le 23 mai, M. de Hummelauër, envoyé extraordinaire d’Autriche k I^ondres, demanda donc, en vertu de ses instructions, la médiation anglaise et proposa la s(‘paration administrative du royaume lombardo-vénète d’avec le gouvernement de Vienne et sa neutralisation. Lord Palmerston réjKuidit : « H est trop tard! »
I.e 2t mai, M. de Hummelauër présenta le second projet; c’était l’abandon de la Lombardie, la Vénétie restant sous la vice-royauté d’un archiduc, mais avec une administration, une représentation, des finances et une armée séparées et nationales. C’était la proposition que M. de I^martine nous dit avoir appronvéc; seulelnent, on ne l’avait pas prévenn que l’envoyé autrichien réclamerait les lions offices de l’Angleterre pour obtenir du l^iémont une alliance défensive avec l’Autriche contre la France. '
«le Pii'inont), (lisparallrairnt si la France voulait reconnaître notre jeune » Rc'putiliqne. Elle nous donnerait une force morale que nous n'avons pas, et » je vois que nous espérons en vain ! •
LoiaI Palmerston , pour la seconde fois , répondit : « Il est trop lard! » « U s’élève, dit-il, des doutes bien fondés sur Tutilité réelle pour l’Autriche de recouvrer la totalité de scs provinces italiennes. L’esprit de nationalité est devenu si universel et si fort parmi les Italiens , que garder ces provinces en sujétion obligerait rAiitrichc k un déploiement de forces et h des dépenses que les avantages de leur possession ne compenseraient qii’imparfaitement.... Quant au maintien des provinci's vénitiennes sons l’autorité de rEm|)creur, le gouvernement de S. M. Britaniru)ue craint que les choses ne soient allées maintenant trop loin pour qu'il y ait la moindre chance <pi’un tel arrangement soit accepté par les Vénitiens. — Le gouvernement de -S. M. Britannique ne voudrait |iar conséquent pas.... faire une proposition qu’il sait d’avance dev’oir être positivement refusée par une des parties. «
Lord Palmerston conclut en disant que le gouvernement anglais ne s’interposi'ra que si l’Autriche inclut dan$ ses propositions telle portion du territoire vénète qui serait convenue entre les parties intéressées; et, par cette i>ortlon, il entend Venise et la plus grande partie non-seulement de la Vénétie, mais du Tyrol italien ; car il s’explique en disant que, par exemple , la frontière pourrait être portée entre Venise et Trieste, sur le Tagliamcnto, et au nord, entre Trente et Bolzano (3 juin).
la; 9 juin , lord Ponsonby rap|>orte à lord Palmerston une conférence qu’il vient d’avoir h Insprück avec l’archiduc Jean, alors chef du gouvernement autrichien, qui réclame absolument la ligne de l’Adige et Vérone, et s’en tient, par consé- «pient , h la proposition Ilummelaucr.
Le cabinet autrichien , perdant tout espoir d’être appuyé par
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l’An{îlelcrrc sc retourna du côté du gouvernement français. Suivant une leUre du ministre autrieliien AVessemlK‘rg a M. de Dietôchstein (16 juin), le gouvernement fiançais aurait « fait une démarclie auprès de rAiitriclie par l'organe do son eliargé d’afEûres ï Vienne, M. de lacour ». Lord Ponsouby écrit de son côté il lord Palmerston que le baron de Wessemberg lui a auuoncé l’envoi à Paris d’une déclaration autorisant le cabinet français à faire savmr officiellement que rAutriclie est résolue d’agréer l'absolue indépendance du Milanais, c’est-h-dire que la proposition faite et repoussée à Londres est renouvelée ii l*aris. « Le baron m’a paru fort satisfait de faire une déclaration » officielle parlàitemeutdans le sens désiré |>ar M. de I>acour... » Il m’a assuré « que, si la Vénétie reste unie h l’Autriche, on lui » donnera une Constitution extrêmement libérale (12 juin)».
Nous citons sans commentaire , n’ayant pas comme moyen de contrôle les dépêches de M. de I^cour,
Le 13 juin, M. de Wessemberg écrit au comte Casati, président du Gouvernement provisoire de Milan, pour lui offrir la paix basée sur l’ indépendance de la Lomliardie. Ordre est en même temps expédié h Radetzki de proposer un armistice à Charles-Albert.
Le Gouvernemeut provisoire lombard répondit qu’il n’entrerait eu négociation que si l’Autriche substituait 'a la reconnaissance de l’4ndépendancc lombarde celle de l’indépendance de toutes les provinces italiennes (18 juin). Réponse d’autant plus noble que Vicence était perdue, et que la Vénétie s’écroulait eu ce moment!
' Ce sont les propres termes d’uAe ddptelie du ministre Wessemberg, soecesseur de M. de Fiquelmont, à l'ambassadeur Dielricbsteui , do 16 juin.
Chartc»-Alherl refusa de nouveau l'armKtice.
Le 20 juin, lord l’almerston , dans une dëpéehe à kird Ponsonby , maintient son offre de mé«liation sur les bases qu'il a posées le 3 juin (l'indépeudanec vénitienne), et son cqiiiiioii sur rimpc^sibilité pour l’Autriche de garder la ligne de l'Adige. Il croit que, si la guerre continue, les Autrichiens seront oliassés de toute l’ItaUe sans indemnité -, « la population leur » est uuivtn^seUemeut hostile ' . »
Tandis que la Louibardie et le Piémont repoossaitmt les ouvertures de l' Autriche, Maniit mandait à ses agents a Paris i|ue Venise, ne pouvant appeler t'armée française avant «le s'étre consultée avec les autres Étals italiens, priait du moins préalablement la France d'agir sur l’Autriche « par une parole moitié conseil, moitié raance «, et de demander à Charles- Albert s'il croyait encore que l’Italie pàt se suffire * (16 juin).
Le jour même où Manin écrivait cette lettre, la Commission exécutive, k Paris, délibérait sur les af&ircs d’Italie : après deux jours de débats, il fut décidé que l’intervention ne pouvait plus
' L’ambassadeur anglais i Turin , VI. Abercromby, était dans les mêmes sentiments. Voir sa lettre du ">. juillet, où il s'exprime si énergiquement contre la prétention des Autriebiens à garder la Vénétie et en llnenr d’n» royaume de la liante lUlia. Coma^oadeuet , elt., part. IQ , p. M.
> Manin k Aleardi et Car. — Le paasagp suivant est i citer. • Le principal danger de ITntenrention française serait... que la guerre devint sociale, c'est-kdire «ne gnerre entre cens qui possèdent et cens qni «'ont rien , et , dans ce cas, elle serait pins redoutable que la Bévofastioa du liècle paasé ; car alers les principes dominaient les passions , tandis qu’ici les passions , et les moins nobles, ünaient taire les prinripes....
> Pour échapper aux maux que nous venons d'indiquer, il tet nous entendre avec les hommes de France les plus respectés par leur probité , de manière k ce que , ai la guerre dait avoir Ueu , ce sa ient eax qui iniposeal panr aiasi dire le cri de guem et de rattieiaeat. >