LIVRE TROISIÈME
La nulle autrichienne |)arut et (lis|)anit presque aussitôt.
Les fonds baissèrent à Vienne. Pendant ce temps, une surprise noctunic contre le fort de l'O, près Malgliera, était repoussée par les Vénitiens (23-26 s«‘ptembre)
Tout projet d’attaque dut être ajourné parPenuemi; mais le blocus continua. Le commandant français n’osa dépasser ses instructions au |>oint de donner chasse aux vapeurs autrichiens qui interceptaient les relations de Venise avec le dehors.
On ne peut accuser de mauvaise foi le gouvernement autrichien à cet égard. Trois jours après son étrange acceplalion de la médiation’, il avait répondu en ces termes 'a- une note de M. de Lacour sur l’extension de l’armistice h Venise ;
« Le gouvernement français appréciera la différence
» qui SC présimtc entre une puissance l>elligérante , telle que » Sa Majesté Sarde, et une ville insurgée; on conclut avec » l'une l’armistice ; on pacifie l’autre.
» Le gouvernement impérial.... se déclare prêt à accorder » h la population de Venise une amnistie complète, dès qu’elle » rentrera sons la domination de son souverain légitime »
Ainsi la médiation était acceptée dans des conditions dérisoires; l’armistice n'était poiut accordé du tout.
Ce singulier état de choses se prolongeait depuis près de trois semaines; l'.Autriche avait déclaré de bonne prise tout bâtiment qui porterait h Venise des munitions de guerre, des
' Jotmial de M. le coneul Vasseur.
’ Lord l’alniersioii s'exprime assez vertement à cet éjganl dans ta lettre du v
73 septembre k lord l'oiisonby, et di^lare que ta réponse du gouvernement autrichien n’est ni sunisante ni satisfaisante. — Correspondrner , pari. III, p. ans.
* G septembre. Vorrespoiidence , part. III, p. J49.
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(Irajis, des cuirs el même des vivres, et Venise s’alarmait en voyant s’éloigner la plupart des navires français Manin , avant <l’user de représailles, manda k Tommaseo d’interpeller nettement le ministère français « afin de savoir si Venise devait compter sur une assistance effective, on bien se considérer comme abandonnée par tous. » Si la France répondait favorablement, il lui demandait d'empêcher un blocus maritime incompatible avec la médiation et de procurer k Venise la |)OSsibilité de solder ses troupes, soit par un prêt, soit en accordant la garantie du gouvernement français pour un emprunt. Il faisait valoir l’importance qu’avait pour les puissances médiatrices le maintien de Venise libre, soit afin de modérer les prétentions de l’Autriche en cas de [taix , soit afin d’assurer le succès de la guerre en cas de rupture.
« Le temps seul , » ajoutait-il , « suffirait pour nous faire » succomber sans remMe; nous insistons donc pour avoir une » réponse positive et jiromjvte ; car, si d’autres veulent nous U tromper, nous ne voulons pas tromper notre pays' » (10 octobre).
Il en donna une nouvelle preuve dès le lendemain : aux premiers symptômes de mécontentement contre l’inaction de la |)ctite marine vénitienne il réunit l’Assemblée provinciale
' Céfait le manTaU tetnpa qui obligeait les plus gros bâtiments à quitter le fnouillago. M. Ricaudy resta toujours avec VAxmwlée.
3 Dans cette même lettre, toujours préoccupé de tout intérêt italien, il recommandait â Tommaseo de combiner autant que possible avec la cause de Venise celle de la Sicile, « cette fie également malheureuse. »
* Une association Dominée le Cerete ifaüett avait causé quelques embarras par son exaltation, et, à la suite d’un article virulent contre le triumvir chargé -de la marine, contre Graziani, Fauteur de l’article et deux autres membres du