‹ Daniel ManinChapitre 91 sur 185 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

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millions de livres. Les motifs du ministre anglais notaient pas, comme nous l’avons montré, ceux que supposait le dictateur vénitien. Pasini, étant plus près, commençait à y voir plus clair. Ses dépêches témoignaient d'espérances croissantes. D’un long entretien avec lord Ellis, désigné pour représenter r.\nglelerrc dans les futures conférences avec l'Aulriclie, il résultait pour Pasini que le gouvernement anglais n'avail point de parti pris sur la solution des affaires italiennes cl discuterait toutes les propositions qui seraient présentées; que les excès de Hadetzki et de ses lieutenants indisposaient lord Palmerston, et que l’Angleterre inclinait k presser l’ouverture des conférences (3 décembre).

Pasini était auisi de plus en plus satisfait de la France. Il obtint de .M. Bastide, le 8 décembre, des explications plus complètes que n’avaient é(é celles du général Cavaignac. Le ministre français avoua que la France avait repris et proposé, le 13 août, k l'.Autriche etk la Sardaigne les bases du projet Hummelaucr, mais déclara que, l'Autriche n’ayant pas accepté ces bases, la France n’était point engagée. Les arguments de l’envoyé vénitien parurent l'avoir convaincu de la nécessité de repousser toute combinaison qui maintiendrait dans la Haute Italie un prince autrichien, comme n'assurant pas une paix durable et ne dispensant point la France d’avoir une armée d’observation sur les Aljies. Il parut aussi décMé k soutenir l’admission du représentant de Venise dans les conférences.

I.a diplomatie vénitienne accroissant de jour en jour son rôle, la France et l’Angleterre plus disposées k s'entendre cllicacement sur l'ensemble des affaires d’Italie, sur Rome et

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