‹ Daniel ManinChapitre 92 sur 185 · SI · texte numérisé non relu

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Florence comme sur Milan et Venise , tel était l'état des choses au commencement de décembre.

Mais ce fut alors qu'éclata la crise légale qui renversa du pouvoir, en France, les hommes qui l’occupaient, au moment où leur politique se raffermissait au dehors. Trois années de transition orageuse et confuse commencent au 10 décembre 1818v durant la première se décida, pour quelques autres années, le sort de l'Italie. Nous n'avons h nous occuper que de la diplomatie française dans ses rapports avec Venise et la Haute Italie. Quelques mots cependant sont nécessaires pour indiquer la complication extrême de la situation de la France. Dans le mouvement qui altoutit à renverser le gouvernement de 1848, se mêlaient accidentellement deu.v courants tout h fait distincts , sinon opposés , d'éléments et d'origine : un courant populaire venu de ces masses rurales parmi lesquelles s'était surtout conservé le ressentiment des deux invasions, l'instinct national d'une revanche des traités de 1815, et un courant conservateur et réacteur, sorti des couches supérieures de la société , que la République avait dérangées dans leur assiette |)oiitiquc, et que les sectes socialistes, chose bien autrement grave, avaient profondément alarmées non-seulement sur leurs prétentions exclusives et mal fondées, mais sur leurs intérêts légitimes et nécessaires. Le parti conservateur n’avait qu'une seule idée, la guerre 'a l’intérieur contre les sectes, qu’il identifiait avec la démocratie et la République ; comme il arrive dans les coalitions, la fraction extrême lirait après elle la fraction modérée-, les contre-révolutionnaires cntrainalcnt les libéraux 'et les constitutionnels, et ceux-ci ne voulaient plus voir qu'au dehors la vraie lutte n'était pas entre l'ordre cl la démagogie,

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